Mémoires d'un âne gonflé !

Mémoires d'un âne gonflé

 

.../ Ma petite maîtresse m'aimait beaucoup ; elle me soignait, me caressait. Quand il faisait mauvais et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie ; elle m'apportait du pain, de l'herbe fraîche, des feuilles de salade, des carottes; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait. /.../

 Voici un court texte de quelques lignes. (Vous aurez reconnu Les Mémoires d'un Ane de notre chère Comtesse de Ségur). Le jeu sera d'en doubler le volume à l'aide d'adjectifs, d'adverbes et de propositions relatives ou subjonctives (qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel, avec laquelle, parce que, pour que, depuis que, pendant que, etc...) Rappelez-vous vos cours de grammaire ! Ben, quoi ? C'est la classe, ici !)

Sophie, ma petite maîtresse m'aimait beaucoup ; elle qui était orpheline et que Madame Fichini sa belle-mère détestait, trouvait en moi un confident muet qui l’écoutait en frottant son museau contre son épaule. Elle me soignait, me caressait avec tendresse et s’approchant de mon oreille, elle pouvait vider son cœur. Même Camille et Madeleine, ses cousines qui étaient des petites filles modèles, n’étaient pas dans le secret de ses visites.  Quand il faisait mauvais temps et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie ; elle m'apportait du pain sec que j’aimais tellement, de l'herbe fraîche cueillie sur la pelouse du château, plus tendre que celle du pré où me menait le palefrenier, des feuilles de salade, des carottes qu’elle avait subtilisées à la cuisine Elle restait avec moi longtemps, bien longtemps. Elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas ; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait, disait que j’étais son seul ami, son Cadichon préféré. Pouvait-elle savoir qu’elle était le seul être dont l’amitié comptait pour moi. J’aurais tant voulu lui faire la confidence que je n’étais pas un âne ordinaire, mais doué de compréhension, même si je ne pouvais l’exprimer ?