La Bourlingueuse

24 août 2016

Y a-t-il un médecin près de chez moi ?

Depuis des années, notre ami François était mon médecin traitant, et lorsque je n'étais pas capable de me déplacer jusqu'à son cabinet, il passait me voir quand il rentrait chez lui puisqu'il habite à deux pas de ma maison...

L'âge venu, l'heure de la retraite a sonné et François a pris un repos bien mérité.

Mais pour moi il y a un os... et de taille ! Car son jeune confrère remplaçant ne se déplace pas à domicile. De toute façon m'a-t-il dit, je suis beaucoup trop loin de son cabinet médical et il m'a conseillé de faire appel à SOS Médecins en cas d'urgence.

J'ai par la suite téléphoné à 3 autres médecins de mon quartier qui ne prennent plus de nouveaux patients.

Puis le miracle : le fils de notre ancien médecin de famille (quand mes enfants étaient petits) ne pouvant plus exercer pour cause d'invalidité a été remplacé par une Roumaine dont je ne mets aucunement en doute les capacités à exercer, mais qui ne comprend pas toujours ce que lui disent ses patients si j'en crois la rumeur.

En revanche, son quota de patients n'est pas encore atteint et j'ai pu obtenir un rendez-vous le 30 août. Je vous dirai comment s'est passée la consultation puisque je ne parle pas le roumain ! Je pourrai ainsi vérifier la véracité des bruits qui circulent au sujet de sa faculté à comprendre le français...

Question vitale : se déplacera-t-elle en cas de besoin ?

Comment en est-on arrivé là ? Il y a peu, j'ai encore entendu à la TV un politique se gargariser que la France a le meilleur système de santé du monde !

 

 

 

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20 août 2016

Ses mots d'enfant

Ainsi que le dit Hélène, Hervé a parlé très tôt (à deux ans) et a vite acquis un vocabulaire étendu. Dès qu'il a su parler, il n'a plus arrêté ! Quelques-unes de ses remarques me sont revenues en mémoire et je vous en assure l'authenticité...

§

Lors d'un séjour à Paris, nous avons déjeûné dans un snack des Champs Elysées et notre table était placée près de la séparation qui canalisait la file d'attente des clients. Le repas fini, Hervé (4 ans) s'est tapé sur le ventre avec conviction en disant très haut "Qu'est-ce qu'on est bien nourri ici !"... ce qui a bien amusé l'assistance.

Est-ce le même jour qu'ayant pris le métro, il a insisté le lendemain pour que nous retournions faire des tours de manège ?

§

Un mercredi midi où, ainsi que chaque semaine, sa grand-mère (ma mère) était venue faire des galettes de sarrazin, au cours du repas le petit Pierre nous a posé une question existentielle : "Où on enterrera Mamée ?"

Bien entendu, j'ai essayé de noyer le poisson en répondant à côté, mais Pierre tenait à son idée ; l'intéressée commençait à faire la grimace et je craignais le pire, lorsque Hervé 6 ans est intervenu...

"Allons Pierre... cesse de faire des projets !"

Le fou-rire général a détendu l'atmosphère... vous vous en doutez.

En fait, Pierre voulait savoir si Mamée serait mise dans le nouveau cimetière à moins de 100 m de chez nous, ou dans l'ancien situé un peu plus bas, près de la maison de Jules Verne ! En fait, ses cendres ont été dispersées autour de sa maison natale.

 §

Pourquoi en parlant d'un acteur que la Nature n'avait vraiment pas gâté, l'un d'entre nous a-t-il dit que sa jeunesse n'avait pas dû être facile avec ce physique ingrat ? Ce a quoi Hervé a répliqué : "Mais ce n'est pas notre faute à nous si nous sommes beaux !"

§

 Revenant du jardin la bouche et les mains terreuses, Mamée s'inquiéta de ce qu'il avait pu manger qui aurait pu l'intoxiquer, Hervé demanda "Je vais mourir ?"

Mamée avait vite compris qu'il ne s'agissait que de feuilles de salades, mais voulut lui donner une leçon :

"Ah ! oui... peut-être !"

A quoi, avec la belle confiance des enfants, Hervé répondit

"Bof ! de toute façon, je ne mourrai que demain !"

§

Au cours de nos vacances  d'été, je m'étais fait mordre à la main par un cocker et la douleur fut telle que je me suis évanouie sur la terrasse devant les enfants ; puis j'ai repris conscience...

"Tu vois bien qu'elle n'est pas morte, elle faisait seulement semblant"

§

Hervé va tellement nous manquer ! Mais c'est ici que la Bourlingueuse met le point final à cette évocation. Merci à tous ceux qui ont exprimé leur sympathie à notre famille.

 

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11 août 2016

Hommage à Hervé

Numérisation_20160531 (12)Hervé est parti en motard, vêtu de sa chemise préférée, d'un jean, du caleçon rigolo que lui avait offert sa soeur et de ses bottes,Numérisation_20160531 (15) que son fils Thibaud avait si soigneusement cirées ! J'ai porté son deuil en blanc, et  chacun de nous s'était habillé comme il nous aimait.

J'ai passé des heures à préparer le diaporama qui, au long de la cérémonie, allait rappeler à l'assistance quel personnage surprenant il était... et les rires ont souvent fusé ! J'ai eu assez de force pour prendre la parole après Hélène, qui, la voix étranglée, a dit le poème en vers libres qu'elle avait composé pour son frère.

§

Hervé mon fils, mon petit garçon

 C’est le premier chagrin que tu me fais. Je veux croire que là-haut, le Grand Architecte de l’Univers a interverti nos fiches puisque c’est toi qui devrais être à ce micro pour me dire adieu.

Tu n’as pas pu hélas ! échapper à la malédiction qui frappe dans sa chair la famille de Jacques ton papa et la maladie a fini par gagner. Ce qui te chagrinait, c’était de penser à la peine que ta mort causerait à ceux qui t’aimaient.

A une question que t’a posé le médecin, tu as répondu « Je suis prêt » mais c’est la vie qui s’est accrochée à toi pour encore quelques heures. Tu as gardé ton humour jusqu’à la fin et attendu Pierre auquel tu as souri et levé le pouce en reconnaissant sur son T-shirt un petit personnage de votre jeunesse. Tes dernières heures t’ont enfin permis d’entamer paisiblement ton voyage vers les astres, entouré de tous ceux qui t’aimaient.

Eclipse

Numérisation_20160530 (30)Tu as eu tant de passions ! Ta petite famille d’abord, Florence, Lucien et Thibaud, la plongée en mer, les motos (ah ! les Béhemme), l’astronomie, la photo, la musique… Mycologue averti, tu as vécu tout cela à fond, tout comme ton engagement de syndicaliste. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais nos joutes verbales étaient un jeu dans lequel aucun de nous ne cherchait à convaincre l’autre.

 J’ai réalisé il y a quelques années que le chagrin est soumis à une drôle

Numérisation_20160530 (7)d’arithmétique : ce n’est pas parce qu’on est nombreux à le partager qu’il est moins lourd à porter pour chacun.

 Enfin tu vas savoir et tu auras les réponses à tes questions. Tu vas maintenant enfourcher ta béhemme et filer voir les étoiles, les aurores boréales et les trous noirs de près. Tu y retrouveras Jacques ton papa, François ton compère, et vous préparerez pour nous le méchoui quand viendra notre tour...  Ne roule pas trop vite… et n’oublie pas ton cromwell.

§

Numérisation_20160601Puis Luc son ami de trente ans, a voulu lui aussi, témoigner :

Hervé

Dans la fièvre de nos vingt ans, souvent nous cherchions où était le coeur battant de la ville, quand tout le monde était couché la nuit. Au delà des circuits classiques, des salles de spectacle, des fêtards et des buveurs, il y avait bien entendu, le périmètre du drame nocturne : le commissariat de police et les urgences hospitalières qui ne dorment jamais.

Mais un autre lieu secret qui veillait sur la grande ville, c'était chaque nuit l'imprimerie des journaux transmis par fax depuis les rédactions parisiennes, à Saint-Herblain.

Nous aimions aller y voir les énormes rotatives gronder en faisant trembler le sol, et notamment les soirs de grands événements, de soirées électorales, pour y lire avant tout le monde les nouvelles du lendemain, dans une profusion de papier frais. C'est là, il y trois décennies, que nous le retrouvions, avec son bon sourire entendu : Hervé. Les mains maculées d'encre, il se faisait serrer la main avec le poignet. Toujours le sourire.

Pendant tant d'années, si vous avez lu Le Canard Enchaîné, La Tribune de la Loire-Atlantique, Libération ou l'Humanité, dans un vaste périmètre entre Angers, Poitiers, Brest et Saint-Brieuc, c'est lui qui a imprimé votre journal, nuit après nuit.

Lui, Hervé, imprimeur hautement qualifié, ouvrier du Livre, travailleur de nuit, syndiqué CGT, enfant du quartier populaire de Chantenay à Nantes.

Ouvrier syndiqué du Livre, c'est une qualité exigeante qu'Hervé a tenue à bout de bras, donnant très souvent de son temps libre pour aller épauler les salariés en grève dans les autres entreprises. C'est ainsi que je me souviens encore d'Hervé occupant joyeusement avec ses camarades une grosse imprimerie de labeur située près du Pont Saint-Mihiel.

Beaucoup plus tard, en 1993, nous devions nous retrouver comme voisins avec Florence et leurs garçons, Lucien et Thibaud, habitant presque la maison d'en face.

Hervé a été le meilleur des voisins, serviable et le meilleur des amis. Pour moi, Hervé c'est l'esprit même de la classe ouvrière nantaise, de la Nantes populaire, instinctivement rebelle et révolté contre tous les abus de pouvoir, contre tous les mensonges de ceux qui profitent, et avec ça les pieds sur terre, sensé et fraternel dans la solidarité.

Salut mon ami.

03 juillet au jardin

Avec Florence 

 Frangin-frangine

 Frangin-frangine

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 Avec Pierre son alter ego

1963 En route pour l'école

 Départ pour l'école en 1963

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Flo le mousaillon, Pierre la gourgandine, Hervé le Blue Brother et la statue de la Liberté aimaient faire la fête !

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Le p'tit oiseau va sortir !

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Encadré !

Trois fois trois

Trois fois trois

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C'est pour cette nuit !

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Flo la Douce

 

Merci à vous qui m'avez lue de m'avoir permis de me libérer de ce trop-plein d'émotions. Ceci est le point final de cet événement si douloureux.

Je vais reprendre le cours de ma vie et ce blog va m'y aider.

 

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09 août 2016

Presque 10 mois de silence...

La Bourlingueuse a-elle été aveugle ? Ou est-ce son optimisme naturel qui l'avait aveuglée ?

Je n'avais pas compris que la maladie de Lyme allait pendant plusieurs mois dissimuler une réalité bien plus douloureuse qui allait bouleverser notre vie familiale.

Mon fils Hervé était (entre autres choses) cueilleur de champignons devant l’Eternel et, fin connaisseur, il en trouvait toute l’année dans « ses » coins où il avait jusque là évité les tiques. En 2014  son médecin n’avait pas diagnostiqué la maladie et, plusieurs mois plus tard c’est François notre ami médecin qui venant juste de lire un article à ce sujet sur une revue médicale, avait pu mettre un nom sur les maux dont souffrait Hervé. Les antibiotiques l’avaient alors soulagé et nous pensions que les choses allaient s’arranger avec au bout la guérison.

Quand peu après mon retour des USA Hervé a ressenti une grande fatigue et des douleurs intolérables aux jambes, au thorax ou à la nuque qui le laissaient sans forces et que les calmants n’atténuaient pas, nous avons cru à une récidive de la maladie de Lyme. Ses séjours à l'hôpital se prolongeaient et les investigations continuaient sans résultat puisque les analyses revenaient négatives. Florence me tenait au courant sans que je saisisse forcément la réalité des mots... Puis la radiothérapie a pu calmer les douleurs intenses et je me sentais soulagée...

Il avait fait le choix de rester à l'hôpital à Noël et au Nouvel An. C'est dans les premiers jours de janvier que le verdict est tombé : le cancer était généralisé et les foyers ne se comptaient plus. Ai-je été la seule à n'avoir rien compris ? Depuis le mois de novembre, ma fille Hélène et Bernard son mari, sont revenus chaque mois de Guadeloupe passer une semaine près d'Hervé, qui était hospitalisé à domicile, n'en sortant que pour les séances de chimio. Florence et Lucien se relayaient près de lui, tandis que Thibaud passait son temps dans le TGV Paris-Nantes.

Hervé nous a quittés le 27 mai, entouré de nous tous qui l'aimions.

Je suis amputée de quelque chose et mon coeur saigne. Pourquoi n'y a-t-il pas de mot pour désigner les parents qui voient partir leur enfant avant eux ?

 Ma photo préférée

Herve

Maman pourra vous dire que le petit bonhomme
Très pressé d’être en vie n'attendit pas Papa…
Né dans un ascenseur, il salua la vie
D’un grand cri qui ne le quittera pas
Rentré a la maison toujours tonitruant
Il râlait à tout va contre qui ? contre quoi ?

Grande soeur ébahie je retournais tranquille
Dans mon petit jardin attendant qu il se taise.
Mais déjà il montrait son mécontentement.
Pierre vint au monde : la famille fut complète
L’Ermitage, les vacances, le couffin sous les pins,
Châteaux de sable, vélo, dunes, moto, bateau…

Vous êtes restés proches alors que j’étais loin
La vie a séparé ceux qui s’aimaient

Puis arriva Flo fine et vive à tout va
Qui t’a accompagné pendant toutes ces années
La moto, les rallyes, les Bols d Or, les virées,
Les bouffes entre copains rue Sylvain Royé
Les vacances à Brigneau à pêcher les ormeaux
Et à refaire ce monde un peu trop compliqué.

Lucien est arrivé, le premier à te dire Papa
Thibaud s est empressé de suivre à petit pas
Les années de bonheur, de manifs, de joie,
De famille décalée : tu dormais au matin
Tu travaillais la nuit
Le repos mérité t’a été enlevé…
Lucien aux petits soins et Thibault dans des trains.


Toutes les trois penchées sur tes frêles épaules
Nos coeurs contre ton coeur, suspendues à ton souffle
Tu as su nous faire rire, l’instant n’étant pas drôle

Mais ton adieu est dit et nous te remercions.

Puis Flo et Lucien et Thibaud ont attendu

Restant autour de toi jusqu’à ton dernier souffle

La fratrie est brisée mais avec quels fous rires
Nous avons pu parler Pierre et moi des bêtises
Que nous inventions au fil des promenades
Et que silencieux tu as pu écouter
Dans cette grise chambre  ou tu te reposais

Aujourd’hui sont présents tous ceux qui t’ont aimé
Qui se souviendront de tes révoltes sourdes
Qui penseront à toi en voyant CGT
Car n’as-tu pas choisi ce moment exalté
Pour nous faire à nous tous un dernier pied de nez 
Et que ce grand chaos résonne comme ton adieu ?

§

Vous n'aurez sans doute pas lu ce message jusqu'au bout, mais il fallait que j'évacue tout ce qui me ronge depuis ces quelques mois. La prochaine fois, nous perlerons encore un peu d'Hervé avec quelques photos de celui qui avait tant d'amis dont beaucoup n'ont pu entrer dans la vaste salle du crematorium ce 4 juin.

 

 

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14 octobre 2015

Le Mississippi et la musqiue

La Bourlingueuse est de retour, fourbue et heureuse !

Laissez-la un gérer ses sept heures de jet-lag et patientez !

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01 octobre 2015

Au fil du Mississippi en musique

Après ces longues semaines de silence pendant lesquelles mon dos ne m'a pas laissée en repos malgré les calmants qui ne calmaient rien ou si peu... me voilà sur le départ pour entamer à partir de dimanche la descente de l'Old Man River depuis Chicago jusqu'à News Orleans.

J'avais été conquise par la Louisiane et la Nouvelle Orléans où le jazz était roi. C'était en novembre 1997. J'y suis retournée en mai 2012, mais Katrina n'avait pas ravagé que le décor : je n'ai pas retrouvé la magie de la ville, et dans le Vieux Carré Français, le jazz était absent, remplacé par le tapage et le sexe tarifé...

Bien entendu, je vous emmène et vous partagerez ce périple avec moi...

A bientôt donc si vous le voulez bien...

 

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25 août 2015

J'ai été fishée ! ou phishée...

 

 

phishing

Chaque jour ou presque, j'ai l'habitude de soigneusement vérifier mes comptes bancaires... On prétend que les banques considèrent que leurs clients "dans le rouge" sont de bons clients, parce qu'ils paient des agios qui peuvent atteindre de belles sommes... Or, je me refuse à devenir une bonne cliente pour mon banquier !

Le 17 juillet dernier, grande fut ma surprise de voir mon compte débité d'un € au profit de London Online payment

J'ai vaguement cherché de quoi il pouvait s'agir, mais ne me suis pas plus que cela inquiétée vu le peu d'importance de la somme...

Sauf que le 21 juillet la ponction de London Online payment était de 89 € ! Là, je me suis dit que j'avais fait un achat qui m'était sorti de la tête, et j'ai vérifié l'historique de mes liaisons internet au cours du mois en cours... mais je n'ai rien trouvé. Alors, j'ai considéré que je perdais la mémoire et que ce paiement était sûrement justifié, même si j'avais oublié à quoi il correspondait. Autrement dit j'ai pensé qu'Alzheimer pointait le bout de son grand nez...

fishing

Ce matin, le même débit de 89 € est apparu.

J'ai foncé à la banque et j'ai appris que j'avais été victime de "fishing", même si je ne paie en ligne que lorsque la mention hpps apparaît. Ma chargée de clientèle m'a expliqué que le premier euro était un test, et puisque ça a marché, il n'y avait aucune raison de ne pas continuer... et c'est ainsi que j'ai été ponctiinnée deux fois !

Le fait que la transaction soit une petite somme a plus de chances de réussir et la fraude peut passer inaperçue pendant plusieurs mois.

Ma carte a été annulée et je devrais être remboursée des 179 € que l'affaire m'a couté... Soyez donc vigilants, c'est la raison de mon post d'aujourd'hui

proteger-donnees

 

Soyez donc vigilants, c'est la raison de mon post d'aujourd'hui.

 

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29 juillet 2015

On se reverra...

Logo

11 octobre

J’ai demandé à Scottie de l’accompagner à l’office à First Methodist church (first = première construite). Décor dépouillé, bois et briques, avec une grande croix suspendue dont l’ombre gigantesque s’inscrit sur le mur. C’est le “jour de la chorale” dit le programme imprimé. “Jésus que ma joie demeure” ouvre la cérémonie par des hand-bells (chaque femme a une cloche dans chaque main, et est donc responsable de deux notes seulement). C’est très doux à l’oreille. Applaudissements. Puis les voix d’enfants suivies de celles des teen-agers, et enfin, les adultes. Agréable moment.

Je suis vaille que vaille le sermon en américain du pasteur, qui parle de la Samaritaine. Un bloc de papier circule, où  chacun inscrit son nom et s’il est membre de l’église, ou bien comme moi, visiteur. On fait aussi la quête, et, avec les billets, il y a aussi des chèques. A la fin de l’office, le pasteur salue chaque famille, et a un mot gentil pour chacun.

Retour à la maison pour se mettre à l’aise, puis shopping : tous les centres commerciaux sont ouverts 361 jours par an. On nous salue partout par des “Hi !” prononcé “Aïe !”, et on nous dit “Yes Méhèm, no Méhèm”... (Madame). Scottie m’a demandé hier si j’étais intéressée par un match de football... J’ai répondu “non” parce que je n’ai pas pensé qu’il pouvait s’aCowboys Dallasgir de football Stadiumaméricain, et je le regretterai quand je la vois s’échapper pour suivre àn la TV le match des Cow Boys de Dallas contre les Eagles de Seattle. Elle me laisse avec Marc qui se choisit longuement une paire de chaussures, hésitant entre plusieurs paires, incapable de prendre une décision. Il finira par suivre mon avis, qu’approuve Scotie, radieuse : Dallas a gagné !

Les Levi’s 501 sont en taille américaine, et mon tableau comparatif ne m’aide pas. Espérons que 32 et 34 iront à mes 40 et 42 !

Menus de ce dimanche :

P’ti déj : jus d’orange et café, rien d’autre.

12.30 h : fromage sur le pouce et un fruit.

18.00 h chez Joyce : un hot dog de viande hachée, de fromage et de moutarde sucrée.

C’est vrai qu’ici, on mange n’importe quoi, on boit n’importe quoi, on a soin de choisir pain et beurre sans graisse ou presque (avec l’aval des Comités de santé), mais on mange saucisses et œufs frits, le lard croustillant en fin rubans dorés. Il y a aussi de la mayonnaise à 0 % de matière grasse. Si, si ! J’en ai goûté...

 12 octobre

J’ai laissé 60 $ à Scottie pour qu’elle envoie à Nantes un colis qui contient mes cadeaux à la famille ; le post-office est fermé, c’est Columbus Day. Il y a aujopurd’hui 500 ans que l’Amérique a été découverte, mais il semble bien que les débats politiques aient pris le pas sur l’événement, et plus encore le football. Je ne peux m’empêcher de penser au “mot” de Pierre Dac : “Si Christophe Colomb n’avait pas découvert l’Amérique, Kennedy n’aurait pas été assassiné à Dallas... 

Un dernier regard sur downtown, et je quitte Scottie qui me serre longuement contre elle. Merci pour tout. Nous nous reverrons souvent.

Mon voyage n’est pas fini : j'irai d’abord à Seattle où 2 familles m’attendent, puis à Chicago où je serai reçue par des amis de Scottie, et enfin Detroit dans une famille que j'ai reçue, et où ma fille Hélène me rejoindra avant qu’elle ne me fasse découvrir New-York qu'elle connaît déjà…

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Petite leçon d'économie à l'usage des pékins sans dents...

200 euros

Une journée maussade dans un petit bourg humide au fin fond de la France profonde. Il tombe une pluie battante et les rues sont

pluie1désertes.Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit. 

Arrive unhôtel riche touriste allemand. Il arrête sa belle grosse voiture devant le seul hôtel-restaurant de la ville où il entre. 

Il pose un billet de 200 euros sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit. 

Pour 200 euros, le propriétaire de l'établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.boucher

Dès que le touriste a disparu dans l’escalier, l'hôtelier prend le billet de 200 euros, file chez le bouche.voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.

Le boucherélevage se rend immédiatement chez l'éleveur de bétail à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.

L'éleveur, à son tour, s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour ses bestiaux.

Le directeur de la coopérative se précipite au bistrot régler son ardoise.

Le barman glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.bistrot

La fille, qui occupe à crédit les chambres de l'hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier barmanqui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l'avait posé auparavant.

Le touriste allemand redescend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet de banque et s’enva !

  • Personne n’a rien produit
  • Personne n’a rien gagnéprost
  • Mais plus personne n'est endetté
  • Et le futur semble beaucoup plus prometteur...

MercedesC’est ainsi que fonctionnent les plans de sauvetage au profit des pays de l’Europe en difficulté !

Elle n'est pas belle cette histoire ?

 

200 €

 

 

 

 

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28 juillet 2015

Go home to Texas !

images

9 octobre
10.30 h . GO TO TEXAS. Quelqu’un a fait un carton sur l’avant du bus, content de rentrer dans “son” pays.
Arrêt à “Precious Moments Chapel”. Les anges enfantins de Samuel Butcher sont mondialement connus et vendus sous le label Hallmax. Pas fou, il s’est dit que Disney, c’était déjà pris, alors, comment faire pour draîner les foules ? Eureka ! Une chapelle avec peintures et vitraux réalisés de sa main... et ça marche ! On vient de partout visiter l’édifice simple où la Bible rVitrail 2acontée aux enfants s’étale sur les murs dans les teintes fraîches d’un livre de contes. Nous le trouvons en personne qui met la touche finale au mur du fond : un seul enfant “noir-clair” dans la multitude des blonds et châtains.

chapelle

Vitrailprecious-moments-park

 

 

 

 

10 octobre
Levées tôt pour être à 9.30 h a.m. à l’aéroport local pour accueillir Marc, 39 ans, le plus jeune fils de Scottie. Cinq ans d’âge mental, il est gentil, affectueux, soucieux de bien faire, et me parle d’une voix douce et monocorde.
Nous filons downtown jusqu’au Kennedy Museum. Le 6ème niveau de l’immeuble fatal (pour nous Français, c’est le 5ème étage) est devenu le musée où tout le drame est expliqué par un film : 3 balles sûr, et une quatrième tirée du terre-plein voisin, à quinze mètres, avec une probabilité de 95 %, mais réfutée officiellement. Cependant, le commentaire enregistré dit clairement que le travail de la Commission Warren était de conclure à l’attentat solitaire.
Je dis à Scottie que nous, les Français, pensons comme les autorités de Dallas et qu’il y avait d’autres tireurs. Elle semble stupéfaite et répond que si ce n’était pas le geste d’un fou isolé, mais un complot, alors là... ce serait terrible... et on ne pourrait plus faire confiance aux institutions !

 

Sixième étage

la fenêtreQuelle émotion de me retrouver sur les lieux où un jeune Président avait rendez-vous avec l’Histoire. Scottie, dont c’est la première visite ici, pleure. Marc est heureux d’être avec sa mère.
Le coin d’où Lee Harvey Oswald a tiré est encombré de caisses diverses et est resté tel mémorialqu’il était ce 20novembre 1963, lorsque la tête de John Fitzgerald Kennedy a éclaté sur le tailleur rose de Jackie. Un curieux monument choisi par Jackie, ressemble à quatre livres ouverts.
Dejeuner à l’Anatole Hilton, un hôtel dix étoiles au moins, une ville dans la ville, où, dans le lobby immense en puits de lumière, on sert en terrasse comme à Monte Carlo pour un prix raisonnable. Marc sourit aux anges.

Anatole HiltonShopping : je n’ai pas la comparaison des tailles américaines et françaises... Indian jewellerie : pour la cinquantième fois, au moins, j’ai montré en vain la page du catalogue; c’est très divers, mais trop différent de ce que souhaite Dany.
Dîner chez Joyce et Weldon à 18 h p.m. Dans le hall, nous croisons un couple que connaît aussi Scottie, et qui part après avoir échangé quelques mots. La cuisine tex-mex que nous a préparée Joyce (chili con carne) nous est servie sans façon dans la cuisine. Nos hôtes nous regardent manger, mais ne se servent pas.
Je résiste à l’envie de poser des questions, pensant que l’un ou l’autre a des problèmes de santé, mais lorsque Joyce sert le dessert, il y en a pour tout le monde. On m’explique alors qu’ils ont dîné à 17 heures avec le couple que nous avons vu partir, mais qu’ils ont voulu partager le dessert avec nous... Une demi-heure plus tard, nous sommes dans le salon, et comme j’ai du mal à suivre la conversation, je demande à Weldon de consulter la monumentale Histoire de l’Amérique dont les douze volumes épais trônent dans la bibliothèque. Pour dire la vérité, j’ai ma petite idée : je veux vérifier quelle importance a été accordée à l’Amérique pré-colombienne, et je saisis le premier tome. Ah ! c’est vite fait ! Douze pages, illustrations comprises suffisent à exposer les migrations venues d’Asie il y a quelque 15.000 à 20.000 ans ! Pas de doute, l’Amérique commence avec l’arrivée de l’homme blanc, ce qui s’est passé avant n’est que détails sans réelle importance.
A 21 heures, nous rentrons... enfin, pas vraiment... Marc m’avait bien dit que nous allions danser, mais je n’y avais attaché aucune importance, mais Scottie nous emmène au dancing ! Elle a l’habitude de retrouver des amis chaque vendredi à Southtern Junction, vaste hangar de 25 m x 30, où, chaque soir, on fait de la western country music. Les gens viennent pour la danse, pas pour la drague. On se croirait dans un film de cow-boys : ils sont là, coiffés, bottés, ceinturés, et tout le monde, jeunes et vieux, s’amuse sur des airs rythmés. Ils ne sont pas déguisés, je suis la seule touriste, et il n’y a qu’un appareil photo : le mien... Marc est émerveillé.

square dance

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