La Bourlingueuse

13 février 2024

Coquine escarpolette

Coquine escarpolette

Coquine escarpolette

Il m'a fallu attendre mes quinze ans ou plus avant que je n’entende ce mot inconnu : escarpolette. C'était au théâtre de Nantes qui donnait "Les Mousquetaires au couvent". Dans ma lointaine enfance, mon papa m’avait bricolé sous l’auvent de notre cour familiale quelque chose qu’e l’on appelait « balançoire » et qui faisait le bonheur des galopins du quartier quand j’acceptais de laisser ma place.
La dernière fois que je me suis assise sur « a seesaw » c’était à Central Park au cœur de New-York et ce ne fut pas une mince affaire. Jugez-en : les sièges étaient si hauts qu’une fois qu’on avait réussi à la force des bras à placer son séant, même les pieds des plus grands d’entre nous ne touchaient plus terre. Ce fut donc un challenge pour chacun d’entre nous de se hisser sur le siège avant de réussir à amorcer un début de balancement sans l’aide de quiconque. Le ridicule n’a jamais tué personne, sinon la dernière heure des quelques Frenchies sexagénaires présents et hilares qui se tortillaient étrangement aurait sonné !

Le damoiseau de la toile est un libertin, car il se garde bien de se tenir derrière la demoiselle, qui elle-même laisse sciemment ses jambes ouvertes afin d’offrir à son admirateur le meilleur angle de vue sur son intimité…

Ne tirons pas trop tôt de plans sur la comète : ces deux -là vont s’offrir avant peu une séance de bon temps et leurs servantes respectives mais complices n’auront aucun doute sur la nature des traces de boue qu’elles devront faire disparaître avant la prochaine promenade champêtre.

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05 février 2024

La consigne c'est la consigne

La consigne c'est la consigne

La consigne, c'est la consigne

On avait bien recommandé à Julien de ne pas quitter des yeux les talons de la femme qui le précédait dans l’escalier et il devait faire de gros efforts pour ne pas ‘’manger la consigne’’.

Le frais parfum fleuri qui la suivait lui rappelait celui que portait son épouse Alice lors de leurs premières années et qu’elle avait depuis longtemps abandonné pour des fragrances entêtantes qu’il n’aimait pas. Il lui avait un jour avoué qu’il regrettait ce nouveau choix, mais elle n’en avait pas tenu compte à son grand désappointement.

Il se laissait aller à rêver sans trop faire attention à ce qui se passait autour de lui. Soudain il se souvint de leurs premières années et il fut bouleversé par l’émotion qui lui serra d’un coup la gorge. Il fut tenté de quitter les lieux pour rentrer chez lui (chez eux…) et serrer Alice dans ses bras… il y avait si longtemps qu’elle se dérobait à ses gestes de tendresse !

Julien avait accepté la proposition de participer à cette expérience afin d’avoir enfin quelque chose d’inhabituel à raconter ce soir à Alice. Le silence avait peu à peu pris la place de leurs échanges verbaux et il en souffrait sans avoir le courage de le briser.

Avec quel soulagement il avait entendu le mot magique qui allait le libérer.

‘’Coupez !’’

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11 décembre 2023

LLa fête à la grenouille

Promeneuse sous la pluie

Promeneuse sous la ploie

Cette énième vue de Paris m’amène à me poser une question.
Ce n’est pas la première fois que je vous soumets une vue de Paris.
Parfois au soleil mais souvent il est vrai sous un éclairage moins vif, voire sous la pluie.
Mais ce qui m’amène à me poser des questions, ce ne sont pas les endroits décrits, non.
C’est la fréquente présence de cette femme qui semble ne sortir que par temps de pluie.
Histoire de sortir ce parapluie rouge qu’on lui voit chaque fois.
Sa mise change mais elle semble n’avoir que ce parapluie rouge.
Auriez vous une idée de ce qui la meut en ces jours tristes ?
J’attends de savoir ce que vous en pensez.
À lundi, donc…

  Je la connais cette femme ! Elle est Nantaise et comme toute la population de notre bonne ville, elle est dehors dès qu’il tombe la moindre goutte.

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille…

Antoine le Barcelonais est ici pour une dizaine de jours, et hier encore, il s’étonnait de voir des passants déambuler tête nue sous l’averse alors que d’un simple geste, ils auraient pu relever leur capuche.

Néanmoins,  réflexion faite, il me faut bien admettre que sur l’esplanade de l’Etoile, elle est la seule à se protéger. Aurais-je fait une erreur de jugement ? Ce parapluie rouge abriterait-il une Parisienne et les autres personnages seraient des Nantais en vadrouille dans la capitale ?

Nantaise d’adoption, je ne sortirai pas de chez moi pour aller à Paris exercer mon dernier métier d’enquêtrice d’opinion pour les interviewer afin de savoir pourquoi ils se baladent sous la flotte tête nue. Le cocooning a du bon quand il pleut dehors.

Le mystère restera donc entier…

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27 novembre 2023

Viol conjugal

Viol conjugal

Viol conjugal

Cette toile de Richard Tuschman me fait penser à Hopper.
Une histoire probablement mal partie et tout de même partie mais pour mal finir…
Lui aussi a peint de portes beaucoup de portes, d’escalier et de gens qui attendent ou regrettent.
Mais vous ?
Raconteriez vous une histoire qui comme l’a écrit « Patriiiick !!! » commencerait par 
« Vous habitez près d’ici ? Lui avais-je demandé. »
Et qui finirait par « Mais cet épisode était de peu d’importance dans le monde si dur et si incompréhensible où nous vivions depuis quelque temps. ».
Oui, comme ça ce serait chouette pour un lundi d’automne.
PS : Si vous saviez comme c'est agaçant de poster sur un blog avec un Internet boiteux et aléatoire

 

Vous habitez près d’ici ? Lui avais-je demandé. ...

Elle avait pris son air de mijaurée pour répondre qu’elle était encore chez ses parents. La chose m’avait alors amusé et il m’avais prit soudain l’envie d’en savoir plus à son sujet…

Je n’avais jusqu’alors, jamais eu l’opportunité de côtoyer une fille dont on dit qu’elle est ‘’convenable’’. Celles que je fréquentais étaient des ‘’vive-la-joie’’ pétulantes et pas farouches avec lesquelles je prenais du bon temps.

J’avais bien compris que je lui avais tapé dans l’œil et que ce ne serait pas difficile de se faire admettre par ses parents pour peu que je me surveille afin d’avoir l’air digne de la fréquenter.

Tout se passa très bien mais quand le papa posa la question à laquelle je n’avais pas pensé ‘’A quand le mariage ?’’ j’en fus si estomaqué que j’eus le plus grand mal à répondre.

Coincé… j’étais coincé…

Cependant, j’avais compris que je pouvais entrer dans une famille aisée qui me faciliterait la vie et nous fûmes rapidement mariés. Le hic, c’est qu’au lit, mon épouse n’apprécia pas mes approches que je finis par lui imposer. Que diantre ! c’est qui l’homme, le mâle dominant ? Celui qui fait pipi contr’ le mur comme le disait mon daron ?

Depuis quand les femmes feraient-elles la loi ?

§

Ce matin, elle s’est levée avant moi et a mis sa robe rouge (celle que je déteste parce que, dehors, on la regarde avec intérêt : je parle de ma femme, pas de la robe…

Quand je l’ai bousculée sur le lit, elle a eu comme un râle de protestation… alors j’ai cogné, cogné plus fort que d’habitude et elle est ‘’passée à la casserole’’. Il n’y aurait pas de viol entre époux dit la sagesse populaire, et comme d’habitude, elle n’aura pas le courage d’aller le signaler aux autorités.

C’est paraît-il aujourd’hui la Journée contre les violences faites aux femmes.

Foutaises que tout ça !

 

Mais cet épisode était de peu d’importance dans le monde si dur et si incompréhensible où nous vivions depuis quelque temps. 

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20 novembre 2023

La rousse cache la brune

La rousse

La rousse

 

Mais que diable a vu soudain cette femme issue de l’imagination d’Aldo Balding ?
Ce peintre dont je vous ai déjà proposé quelques toiles a un faible pour les gens, les femmes, les hommes, leurs intérêts les uns pour les autres.
Mais là, qu’a donc attiré l’attention de cette femme ?
Vous aurez une idée d’ici lundi j’en suis sûr.

 

En face d’elle, l’homme ne la quitte pas du regard.

Pourtant, ce n’est pas sa flamboyante chevelure qui retient son attention,  ni même l’étonnant éclat de ses yeux pers.

Non, il pense qu’enfin sa cliente a trouvé les lunettes qui lui plairont le mieux et il  en est soulagé : car depuis près d’une heure, elle a essayé une bonne vingtaine de montures qu’elle trouvait ‘’trop ceci’’ ou ‘’pas assez cela’’.

Il va pouvoir guider utilement la belle brune qu’il a vue il y a quelques jours et qui lui a laissé un souvenir si marquant qu’il en reste ému…

Mais osera –t-il ?

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15 novembre 2023

Je suis encore fishée !

Karvina, vous connaissez ?

Moi non plus... Ce que je sais, c'est que j'ai été ponctionnée de 2 € le 27 septembre, puis de 69 € les 9 octobre et 9 novembre.

Wiki qui saitout  m'apprend que Karvina est une ville de Tchéquie où je ne suis jamais allée et où je n'ai pas la moindre envie de mettre les pieds.

Ma banque propose de monter un dossier mais ne promet pas de me rembourser puisque je suis censée avoir utilisé ma carte ! Je surveille mes comptes de près mais ma vigilance a quand même été prise en défaut. 

Et on parle de supprimer les billets de banque ! Au moins, les filous auront de belles opportunités pour continuer à se servir chez les lambdas oublieux que leur banque accusera de négligence afin de ne pas rembourser !

Un souvenir en passant : dans l'immédiate après-guerre, il y avait dans notre rue un négociant en bétail qui transportait sur lui d'énormes liasses de gros billets, et cela au su et au vu de tous. Il n'a jamais été dévalisé...

Il m'arrive de me sentir dépassée par les événements. Et vous ?

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12 novembre 2023

Le meilleur moment

 

Le meilleur moment

Le meilleur moment

Je sais bien que j’ai déjà, à moins que ce ne soit Lakevio soi-même, proposé ce sujet à votre imagination.
Mais cette toile de Marc Chalmé m’amène toujours à des supputations.
J’espère qu’il en ira de même pour vous et que vous donnerez libre cours à vote idée, fussent elles farfelues.

 

Une idée reçue prétend que le meilleur moment des amours est celui où l’on monte l’escalier…

Même si l’on ne peut voir l’expression de son visage, il est fort à parier que si Jeanne dévale pieds nus les marches qui mènent à l’entrée, c’est qu’elle sait qui a sonné et attend derrière la porte de l’entrée

Elle s’apprêtait juste à ôter sa robe pour enfiler le bustier sexy qu’elle avait repéré aux Farfouillettes du boulevard Haussmann et qu’elle avait payé rubis sur l’ongle malgré son prix exorbitant.  

Bien qu’elle soit majeure depuis quelques mois, Jeanne n’est pas libre de voir et fréquenter qui elle veut : ses parents et particulièrement son père, sont des ‘’culs serrés’’. Le reste de la famille ‘’vieille France’’ se prend encore pour les châtelains qu’ils furent aux siècles de l’Ancien Régime, même si faute d’avoir pu mettre leur fortune à l’abri, ils doivent désormais vivre modestement, tout comme les roturiers ‘’les manants’’ dit son père qui les méprise tellement.

Jeanne a prétendu être souffrante afin de ne pas accompagner ses parents à une réunion familiale en province et elle a appelé Christophe, lui disant que la voie est libre.

Son sourire s’efface dès la porte ouverte : ce n’est pas son amoureux…

C’est Mamée, sa grand-mère maternelle que l’on a chargée de veiller sur Jeanne, de passer la nuit avec elle et de rester jusqu’au retour des parents.

Elle a envie de mordre, mais décide de tout avouer à sa grand-mère qui se souviendra  (peut-être) qu’elle a été jeune et acceptera de rentrer chez elle.

La vieille dame qui déteste son gendre s’est fait plaisir en devenant la complice bienveillante de Jeanne. Et elle a trouvé à son goût le bustier sexy !

Elles vont bavarder ensemble en riant et attendre Christophe.

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06 novembre 2023

Quai de gare

Quai de gare

Je suis passé de Anne-Françoise Coulomy et ses portes dont on se demande toujours où elles mènent à Fernando Saenz Perdrosa et ses attentes d’un train qui mènera je ne sais où pour rejoindre je ne sais quoi ou échapper à je ne sais qui.
C’est toute l’histoire du « Je ne sais quoi et le presque rien ».

Jeanne est seule sur ce quai de gare désert dans le petit matin blafard.

Elle a quitté avant l’aube la maison où vit la mère de Luc à qui celui-ci avait voulu hier la présenter comme sa future épouse…

Seulement voilà : elle s’est sentie détestée dès le premier regard et à aucun moment, Luc ne lui a manifesté le moindre soutien : il a réagi comme un petit garçon en faute que l’on a pris la main dans un pot de confiture.

Elle a soudain réalisé que les sentiments qu’il éprouvait pour elle étaient totalement occultés par l’autorité maternelle devant laquelle il avait capitulé lamentablement.

Jeanne a décidé de partir au plus vite pendant que Luc dormait.

Elle a pris son sac et appelé un taxi qui a mis longtemps avant d’arriver. L’express était passé et elle a dû attendre le TER qui allait la reconduire chez eux. Chez eux ? Non, chez ELLE. Jeanne  soulagée veut mettre un point d’arrêt à cette histoire qui ne mène plus nulle part. Quand Luc rentrera, il trouvera ses affaires, livres et vêtements, sur le palier et Jeanne réoccupera enfin la totalité de son domaine qu’elle avait aimé partager avec celui qu’elle avait cru être l’amour de sa vie.

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30 octobre 2023

Automne la plus belle des saisons

 

Automne, la plus belle des saisons

 

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Autour de moi, il n’y a quasiment que des râleurs qui sont fâchés avec la météo qui nous annonce encore et encore des dépressions venues de l’Atlantique alors que je me réjouis de voir enfin remonter le niveau des nappes phréatiques. Dans le quartier où j’habite depuis plus de soixante ans, un jardin sur deux avait un puits à l’origine. Le mien est celui qui n’en avait pas, et mes deux voisins ont comblé le leur depuis des décennies, préférant sans doute l’eau javellisée et payante de la ville à l’eau gratuite de leur puits. A ma connaissance, il ne reste qu’un seul puits encore en service dans un large périmètre autour de chez moi. Quel gâchis !

 Ceux qui n’ont pas de jardin (les pôvres !) ne peuvent pas savoir la bénédiction que représente l’ondée salvatrice sur les pelouses devenues des tapis-brosses !

 Et je ne parle pas de la splendeur des érables et autres variétés d’arbres qui dorent si joliment nos villes…

 Oui, décidément, je le maintiens et le proclame haut et fort :  l’automne est la plus belle des saisons !

 

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15 octobre 2023

La scie du chirurgien

Il n'est pas encore 7 heures lorsque, dans l'aube naissante, LN me dépose à l'entrée principale de la clinique avant de garer la voiture hors du ruineux parking payant.

Je me suis fraîchement parfumée à la bétadine ainsi que d'autres patients déjà nombreux dans le vaste hall-salle d'attente, Chacun est appelé à son tour, et vers 8 h, quand vient le mien, l'infirmière rxplique que le retard est dû au mouvement de grève des médecins, mais qu'ils ont pu faire le plein et que tout est OK.

LN doit me quitter devant l'ascenseur et très rapidement je suis prise en mains par le staff médical. me changer et revêtir la seyante tenue bleu marine des futurs opérés. Mon sac est mis en sûreté dans un casier. Le chariot a son dossier réglé à la bonne inclinaison pour que mon dos soit confortablement calé. Bétadinée jusqu'en haut des chevilles, j'angoisse un peu à l'arrivée de l'anesthésiste (tiens ! il est seul !) qui m'a prévenue que les quatre piqûres qu'il va faire ne sont pas une partie de plaisir... En fait, je n'ai rien senti ou presque, m'étant focalisée sur le mur en face orné d'un paysage de l'île de Sein.

Il doit être autour de 11 h lorsque j'arrive enfin au bloc opératoire. Le chirurgien m'a saluée et on a tendu devant moi l'écran de non-tissé qui doit isoler la "victime" et l'empêcher de voir...

Seulement voilà : juste au-dessus, une plaque de verre au plafond sur laquelle est fixé le bras articulé de deux scalityques fait miroir et je vais pouvoir suivre les mains du chirurgien dans la lumière crue. Le bruit de la scie ne m'a même pas impressionnée et j'ai vu qu'il a tiré quoi ? mon os peut-être à trois reprises successives. Mon anesthésiste n'a pas quitté le chirurgien des yeux : c'estprobablement qu'il me fait confiance pour survivre.

C'est fini, on me ramène dans une chambre. L'infirmière est surprise que je n'ai pas commandé de repas. Pourquoi ? J'habite à 20 mn d'ici. C'est qu'on vien de partout dans cette clinique, même de l'étranger. Il est vrai qu'elle affiche être la 2ème clinique de France, ce qui explique sans doute cela.

Le chirurgien est passé me préparer au pire, parle de morphine à prendre quand la douleur sera insoutenable, mais pas avant plusieurs heures ou demain matin précise-t-il, tant que le pied est endormi... Le kiné est venu (lui aussi a un dépassement d'honoraires de 100 €) m'apprendre comment  fermer ma chaussure orthopédique. Je suis en ambulatoire et LN vient me chercher en milieu d'après-midi.  48 h après l'interventiion, je n'ai ressenti aucune douleur et marche sans problèmes.

 

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12 octobre 2023

Hallux Valgus

Pour ceux qui ne connaissent pas la chose, rassurez-vous ! Ce n'est pas un nouveau virus ni une variante de notre désormais locataire Corona Virus...

C'est une déformation du gros orteil qui vous fait souffrir et qui vous fait une bosse disgracieuse. De plus, elle vous empêche de chausser vos souliers vernis pour aller anser. vous pouvez donc imaginer comme je suis punie de pouvoir aller guincher le sam'di soir dans ma guinguette favorite.

Mais tout a une fin, et demain soir (vendredi treize) je devrais être débarrassée de cet hallux valgus.

Je suis convoquée à 7 h à la clinique et après avoir été savamment charcutée par le professeur G. P... je regagnerai mes pénates dès l'après-midi. Car il est fini le temps où Dame Sécurité Sociale vous offrait un séjour de deux à trois semaines dans une maison de repos pour la même intrvention...

Notez bien que je ne me plains pas : ma Gwad'loupéenne préférée est arrivée aujourd'hui pour deux semaines !

Néanmoins, je me pose des questions : comment font les patients qui ne peuvent payer les délirants dépassements d'honoraires que facturent chirurgiens, médecins, kinés dont la piscine n'est pas finie ou devenue trop petite ? Ce n'est plus de la médecine, mais du business ! Ca se négocie m'a dit ma généraliste (qui ne prend que 25 € à chaque consultation). Je n'ai pas eu l'opportunité de discuter. La secrétaire m'a tendu une feuille parmi d'autres à signer et j'en ai le double. Sans le savoir, j'ai accepté les 350 € du chirurgien et les 150 du kiné. A ce dernier cependant, j'ai posé la question : qu'est-ce qui justifie cela ? Sans se démonter, il m'a parlé de ses deux "aides-anesthésisites" (seraient-ils trois pour me piquer le pied ?) et la quote-part qu'il doit payer pour la location du bloc opératoire. C'est de l'enfumage, non ?

Lorsque je suis passée à la pharmacie avec l'ordonnance-type délivrée par le chirurgien, je suis revenue avec deux sacs, le tout pesant pas loin d'1 kilo

Outre le chausson orthopédique obligatoire, me voilà munoe de calmants divers et variés qui devraient me suffire jusqu'à mon dernier jour. Jugez-en :

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Les boîtes de Dafalgan sont sur deux épaisseurs :pauvre Sécurité Sociale !

 

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02 octobre 2023

Méprise ?

Demande en mariage ?

Ça fait quatre ans que je vous propose à peu près chaque semaine un « Devoir de Lakevio du Goût ».
Si vous n’en avez pas marre, voici le 173ème devoir.
Cette toile d’Émile Friant arrive un certain nombre de  devoirs et plus de deux cents semaines après le premier devoir que je vous ai proposé.
En attendant lundi, je suis sûr que vous allez vous précipiter sur vos claviers, rêvant des rentrées qui étaient d’antan et du mois d’octobre pour dire à quoi vous fait penser cette peinture dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas enthousiasmante…
Mais bon, vous vous direz, comme le héros de « 2001, a space Odyssey » d’Arthur C. Clarke « Bah… J’aurai bien une idée… »
À lundi.

 Demande en mariage

Raoul s’est éteint…

Que va faire Jeanne ?

Il va lui falloir beaucoup d’attention afin de dissimuler ses sentiments à son entourage qui attend d’elle des manifestations d’accablement spectaculaires…

Seulement voilà : Jeanne n’a jamais aimé Raoul à qui ses parents l’ont mariée sans qu’elle soit informée de ce qu’implique le ‘’devoir conjugal’’ qu’elle a dû subir et d’emblée détesté. Grâce à Dieu, il ne lui a pas fait d’enfant…

Guillaume est son beau-frère qui s’est agenouillé à ses pieds, lui prenant les mains d’une manière insistante, l’assurant de son indéfectible compassion et lui  assurant qu’il sera désormais toujours à ses côtés pour l’aider et la soutenir. A mots couverts, il a  même laissé entendre qu’ils pourraient ‘’bâtir quelque chose ensemble’’.

Jeanne a bien tenté de dénouer les mains de Guillaume pour se dégager, mais en vain car il n’a pas lâché son étreinte…

Il est loin d’imaginer les sentiments qu’éprouve la jeune veuve !

 §

 Car Jeanne se voit déjà en femme libre : elle a lu en cachette les livres d’une certaine Colette et un autre de Victor Margueritte  qui lui ont ouvert les yeux.

Désormais, elle va ‘’jeter son bonnet par-dessus les moulins’’, quelle que puisse être la réprobation de la famille.

Elle va se faire couper les cheveux ‘’à la garçonne’’, quitter dès demain le deuil de Raoul, raccourcir ses robes claires et, pourquoi pas ? orner ses yeux de khôl et rosir ses lèvres. Elle rit intérieurement en pensant au maelstrom  qu’elle va provoquer dans son entourage.

Ah ! elle jubile Jeanne, malgré l’expression trompeuse de son visage.

Guillaume, qui ne devine rien, a bien tort de penser que ‘’c’est dans la poche’’ !

Il tombera des nues et Jeanne rira aux éclats !

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25 septembre 2023

Mélanie et Jean enfin ensemble

Un homme désespéré

 

Un homme désespéré

 J’aime beaucoup cette toile de Van Gogh.
Je pense que vous aussi vous l’aimez.
Je suis sûr que vous avez quelque chose à en dire.
Ce serait bien si, en le disant vous y placiez ces dix mots :
Désert Retraite  Solitude. Automne Réaction Fauteuil Épouse Chagrin Froid Chemise 

Bon, ce n’est qu’une suggestion mais ce serait vraiment chouette.

 

 Le père Jean avait plutôt bien commencé sa journée.  Il avait ouvert les volets de sa chambre et avait humé l’air vif de ce matin frisquet d’automne. Il s’était dit que le mieux pour lutter contre le froid serait d’allumer la première flambée de la saison.

Il n’avait pas même pris le temps d'enlever la chemise avec laquelle il avait dormi et avait craqué l’allumette avec délectation.

Il s’était assis sur la chaise et contemplé le feu qui crépitait. Soudain, il pensa à son épouse Mélanie, disparue l’hiver dernier. Depuis, sa vie était devenue un désert et sa retraite un cauchemar, même si la solitude ne lui pesait pas. Mélanie lui manquait terriblement, mais les rares visites de ses enfants lui étaient  devenues indifférentes.

Il s’était une fois pour toutes interdit de s’asseoir sur le fauteuil de son aimée qui restait vide de l’autre côté de la cheminée.

Le chagrin le submergea soudain et, par réaction, il se laissa aller, sanglota la tête entre les mains et souhaita mourir…

 §

 Le Père Jean leva la tête, il venait de le décider : il allait se jeter dans l’étang voisin et ainsi, retrouverait Mélanie qui l’attend là-haut.

 

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18 septembre 2023

En caleçon

Prisonnier du palier

Prisonnier du palier

 

Je connais bien ce genre de situation où un homme en caleçon cherche ou regarde quelque chose.
Et pour cause...
Mais vous ?
Qu’avez-vous à en dire ?
Cette toile de Madame Ambre Lia-Kloppel vous inspire-t-elle ?
Vous rappelle-t-elle quelque chose ?
À moi oui et je vous dirai quoi lundi.
Et j’espère bien que vous aurez quelque chose à raconter aussi…
 

La porte de son studio vient de claquer bruyamment en se fermant sous l’effet du courant d’air. Christophe se retrouve en caleçon sur le palier de sa résidence désertée par les autres occupants partis en vacances, y compris les gardiens qui ont le double de ses clés.

Quelle idée aussi a-t-il eue de sortir en petite tenue pour tailler une bavette avec le facteur qui lui livrait un paquet recommandé ! Impatient, il avait voulu ouvrir aussitôt ce qu’il savait être le cadeau d’anniversaire que lui avait envoyé sa chérie en stage professionnel outre-Atlantique…

Je ne sais pas comment a fini l’histoire de Christophe, tout comme j’ai oublié ce qui a sauvé l’humoriste Sim qui racontait volontiers comment, dans sa jeunesse rennaise, il s’était trouvé en tenue d’Adam prisonnier sur le palier de son immeuble durant un été caniculaire…   

§

Je sais, je sais, il y a plein d’invraisemblances dans ce devoir du lundi, mais je suis sur la Côte d’Azur où mon fils Pierre, le fan collectionneur de motos BMW m’emmène chaque jour en side-car parcourir les petites routes de l’admirable arrière-pays  

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11 septembre 2023

Mirages

Kil fé cho !

 

Kil fé cho !

 

Ont-ils été victimes d’un mirage qui leur a fait croire qu’un point d’eau était juste après la prochaine dune ? Epuisés, nos deux amis s’appuient l’un sur l’autre et Milou les précède en zigzaguant…

La première fois que j’ai vu un mirage, c’était en juillet 1952 en plein Paris… On m’avait prêté une mansarde sous le toit d’un immeuble cossu près du Champ de Mars.

Avant même d’avoir ouvert ma valise, je m’étais accoudée à la fenêtre.

Par-dessus les toits gris, mais tout près me semblait-il, un grand jardin s’étendait, même si certains arbres me semblaient étranges. Je ne connaissais pas la capitale que je me promettais de découvrir avec émerveillement et je me dis que ce serait une bonne idée de commencer par ce parc voisin ma visite du lendemain.

Le voyage m’avait fatiguée : quatre heures étaient alors nécessaires à un train ‘’express’’ à vapeur pour rouler de Nantes à Paris !

Ma sieste finie, je m’accoudai encore à la fenêtre mais le décor avait changé ! Plus de jardin arboré… rien que des toits gris à perte de vue…

C’e fut le père de la famille qui m’hébergeait qui le soir au dîner m’expliqua le phénomène auquel j’avais assisté : les couches d’air surchauffées font miroir et reflètent des lieux éloignés, ou donnent l’illusion de nappes d’eau brillantes.

-      Vous avez assisté à un mirage me dit-il

A cette époque, dans la bourgeoisie, on disait ‘’vous’’ aux filles dès qu’elles sortaient de l’enfance et cela m’impressionnait beaucoup, car ce n’était pas le cas dans le milieu social où j’ai grandi.

Peu de temps après, sur une plage du Pouldu, c’est une île qui nous est apparue un long moment avant de disparaître. La famille habituée des lieux connaissait parfaitement le site : sous nos yeux, il y avait bien l’île de Groix, mais elle n’était pas la seule…

Toute fiérote, j’ai expliqué à mes jeunes cousins ce qu’est un mirage, mais je ne suis pas certaine qu’ils aient tout compris.

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04 septembre 2023

Automne

L'automne dans mon jardin

Automne à Paris

 

Je sais bien, lectrices chéries et lecteurs chéris aussi mais pas pareil, que l’automne arrive et que vous n’êtes pas tous des Parisiens forcenés.
Il m’a semblé judicieux de vous rappeler combien cette saison est belle.
Je suis persuadé que vous saurez l’écrire bien mieux que je ne saurais le faire.
Même si je suis sûr que l’automne n’est nulle part aussi beau que sur le Quai des Orfèvres, oui là où on poursuit si activement le criminel et l’assassin.
J’admets qu’il est aussi merveilleux assis sur un banc du Jardin des Plantes ou le Jardin du Sacré Cœur.
Il l’est sûrement ailleurs mais dites-moi lundi comme il est beau chez vous.

 

Depuis ma petite enfance, l’automne a toujours été ma saison préférée. Je suis née en Bretagne, dans un gros bourg qui s’appelle Le Faouët (lieu planté de hêtres). La splendeur de ces arbres couronnés d’or me comblait sur le chemin de l’école.

Plus encore qu’au printemps, mon jardin me plaît en automne, même si la pelouse desséchée ressemble plus à un tapis-brosse qu’à un green. Aucun hêtre n’y est planté, mais trois bouleaux blancs se parent de jaune pâle dès la fin de l’été. Lorsque le soleil traverse leur feuillage, la lumière dorée éclaire les pièces orientées au sud de la maison.    

Dans le grand West américain, on appelle Fall cette période de l’année et la palette que nous offre là bas Dame Nature est plus étendue que chez nous, allant du jaune très clair au rouge éclatant : un vrai festival de couleurs.

Oui vraiment, l’automne est la plus belle des saisons…

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30 août 2023

Histoire d'O

La fin de mon histoire d'O

Certains d'entre vous se souviennent peut-être de mes déboires commencés en janvier 2022, quand mon compteur d'eau a enregistré une consommation de 1.178 m3 en un an, soit 3.227 litres par jour.

!Quelle pouvait être la cause du dysfontionnement du compteur ? Ce ne pouvait être que des travaux dans la rue qui avaient nécéssité le creusement par de très grosses machines de profondes tranchées dans la rue à 1,50 m du compteur enterré à l'entrée de mon garage et qui faisaient vibrer la maison.

La facture se montait à 3.281 €

Bien entendu, la régie de l'eau de Nantes-Métropole n'a rien voulu entendre et campe depuis sur ses positiions : c'est la "mémé gaga" qui a laissé ses robinets ouverts et nul n'y a vu que du feu... Il a même été écrit que cette eau pouvait avoir coulé en un peu plus d'un mois, ce qui, si l'on compte 36 jours, fait la bagatelle de 32.722 litres quotidiens

Nous avons contacté un conciliateur à la mairie, qui a fini par baisser les bras, puis la presse en a parlé, et même TF1 s'est déplacé. Il n'y a que le personnel de la Régie qui n'est pas venu sur place, hormis le releveur de compteur.

Un anonyme m'a même envoyé un billet de 50 € que je m'étais promis de rembourser quand l'affaire serait réglée. Car dans ma candeurnaïve, je pensais que l'énormité de la chose me laissait toutes les chances de gagner la partie de bras de fer qui s'était engagée.

Les choses traînaient et j'ai fini par alerter un défenseur des droits qui s'est adressé à la maire de Nantes qui est aussi administrateur la régie de l'Eau... La réponse est arrivée lundi dernier : c'est NIET !

Je félicite Madame Johanna Rolland de son jugement impartial puisque dans un "souci d'équité et d'égalité de traitement entre les usagers", ne veut pas créer d'injustice. En revanche, elle trouve normal de faire payer une usagère 207 € par mois pour une eau qu'elle n'a pas consommée et qui n'a pas laissé ouvert de robinet...

Elle n'est pa belle la vie ?

 

 

 

 

 

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29 août 2023

Un retour compliqué

C'est p'us d'mon âge !

Notre dernier soir a été une apothéose : le soleil en se couchant nous a offert une palette de couleurs somptueuses et  la famille est restée mariner dans le lagon jusqu"à la nuit noire.

Le bouclage des bagages a relevé du parcours du combattant mais tout a été OK. C'est sur la route avant d'arriver à l'aéroport du Raizet qu'LN s'est aperçue que j'arriverai à Orly et devrai regagner Nantes par Roissy CDG, il me faudra prendre un taxi (il n'y a plus de navette depuis longtemps) et payer 80  € pour le trajet + 30 € pour les trois bagages. On me propose le vol suivant qui part 4 heures plus tard mais atterrit à Roissy. Le hic est qu'il n'y a plus de place en Premium et que je voyagerai ainsi que je l'ai toujours fait... dans la "bétaillère". L'avion est parti avec 1.40 h de retard qu'il ne rattrapera pas...

Le rang 10 des A320 ne comporte que 2 sièges côté hublot et ma jeune voisine porte sur ses genoux sa fillette de deux ans qui ne dormira pas de la nuit. Chaussée de souliers neufs en cuir épais, elle martèlera mes genoux à chaque fois qu'elle bougera. Elle est adorable cette enfant, mais elle épuise visiblement sa mère. Pourquoi le dîner nous est-il servi si tard ? J'ai pensé qu'il n'y en aurait pas parce beaucoup de passagers se sont déjà endormis. Nos sièges n'ont pas de tablettes puisqu'il n'y a rien devant nous que des sortes de placards. Il faut extraire de l'accoudoir une plaque qui se déplie pour y poser le plateau. Mais allez donc vous (j'allais écrire "régaler") sustenter avec la bouffe patée que vous sert Air-France quand de surcroît la petite fille ne veut pas rester debout durant les quelques instants où sa mère se débrouille péniblement avec son plateau...

Le pilote n'a pas dû pédaler assez vite puisque nous atterrissons avec le même retard qu'il y avait au départ.

A l'arrivée la chef de cabine me précise qu'avec un peu de chance, je devrais pouvoir attraper (j'allais dire "au vol") l'avion de Nantes qui a du retard, mais il faudra faire vite. Le jeune homme qui me réceptionne qui a de très longues jambes est un vrai champion de slalom en aéroport... et je monte la dernière dans l'appareil...

Flo est dans le hall mais a pu entrer pour aider à réceptionner les deux bagages en soute... sauf que de bagages, il n'y en a point. Je pense aux rillettes de marlin (vous savez, ce gros poisson muni d'un rostre) que j'ai rapportés et qui risquent de se perdre s'ils attendent trop longtemps, même dans leur sac isotherme.  Ca devrait arriver par le prochain vol... j'ai bien dit devrait... et Flo a fait en vain des aller-retour.

Enfin ils sont là... c'est sûr... Mais le local où ils sont entreposés ferme à 19 h !Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Ce n'est donc que le dimanche après-midi que j'ai pu mettre les marlins au frais !

Vraiment, je dois me rendre à l'évidence : cé pus d'mon âge !

 

 

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20 août 2023

Les Barcelnais sont arrivés !

Sitôt arrivés, les sacs à peine ouvers (ils voyagent léger) ils ont filé au lagon pour se remettre des fatigues du voyage. Les enfants (12 et 8 ans) ont pris de la hauteur depuis Noël et Diego m'a dépassée ! Cest chez le médecin qui m'a vue il y a quelques jours que j'ai appris que j'ai perdu 8 cm depuis le temps  de ma splendeur jeunesse. Le soleil est bas et pour la première fois, je n'ai pas pris de t-shirt pour me protéger. La chaleur humide me pèse ; je dois me rendre à l'évidence, je ne suis pas une fleur de serre ! L'eau de mer est juste à la bonne tièdeur pour requinquer la troupe... Pour se rincer, un p'tit tour dans la piscine !

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Une partie de la plage a été protégée depuis hier : des nids de tortues ont probabkelent été détectés.

Troublante trouvaille, même si elle n'est pas rare : dans les coraux, Antoine a rouvé un os humain, peut-être le haut d'un humérus (nous sommes sur un site archéologique). C'est l'occasion de re-raconter aux plus jeunes l'hisoire de Karukéra (Guaeloupe, (l'île aux belles eaux).

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18 août 2023

La Gwada, c'est ça aussi

Comme partout sur les routes françaises, vous verrez des panneaux annonçant les radars censés inciter les citoyens à respecter la vitesse maxima autorisée. Ils fleurissent parout, même au bord des petites routes qui sillonnent les Grands Fonds. Partout vous dis-je... Des panneaux oui... mais pas de radars. Ils ont tous été brûlés ou  détruits ! Il se mumure cependant qu'on pourrait ne pas tarder à en rétablir.

Tout à l'heure, sur le deck où je suis installée pour vous écrire, est apparu un (une ?) énorme scolopendre que la célérité d'Hélène  et sa bombe n'ont pu faire passer de vie à trépas. Il faut se méfier de ces bestiaux comme de la  peste, même s'ils'ils n'attaquent pas, car leur piqûre est douloureuse.

Les Antillais partagent aussi leur maison avec de drôles de petits lézards qui circulent au plafond et se gavent d'insectes : les margouillats. Je ne connais pas leur nom savant... Vous ai-je parlé des grenouilles qui chaque soir, nous offrent un concert tonitruant ? Elles sont toutes petites mais elles ont du coffre et sont des centaines. 

Faire un tour au jardin permet des découvrtes. Bien sûr, je n'ai pas en mains mon APN  quand les colibris se gavent au coeur des fleurs, mais j'ai pu fixer le nid de l'oiseau qui a choisi de bâtir le sien dans un gros cactus. .

Les locataires de mon jardin nantais sont ceux qui fréquentent les vôtres : geais (toujours enroués) tourterelles, piafs des villes, et les merles avec lesquels je dois partager mes cerises, mais ils sont les plus forts à ce jeu-là !

Quatre avocats sur une même branche qu'ils ont fait casser : aucun risque que cela arrive dans mon jardin !

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