Jeudi 24 & Vendredi 25 septembre

                                                                                                                                                                                 DSCN1937Excursion rapide hier matin à Seattle, car Joyce tenait absolument à voir la fameuse DSCN1942bibliothèque à l’architecture futuriste. Elle en avait parlé lors de notre séjour en maiDSCN1945 dernier mais, faute de temps, elle avait fait l’impasse. Je m’attendais donc à y rester une heure ou deux… C’est mal connaître mon amie : en moins de trente minutes, elle en avait assez vu. Pour ma part, je cherchais un visage connu parmi les lecteurs, car plusieurs personnes de ma connaissance auraient pu s’y trouver.

J’ai voulu passer dans une pharmacie acheter un shampooing qui n’est plus autorisé en France, et la chanson de Charles Trenet m’est revenue en mémoire.  Ici aussi, comme dans celles du Canada, on vend de tout, y compris tabac et cigarettes.DSCN1958

DSCN1957C’est au retour, au passage du portique de la sécurité que, comme d’habitude, mes prothèses ont déclenché la sonnerie. L’officier de service m’a pris le Nikon des mains, a posé mon sac sur le tapis pour le contrôle, appelé une femme pour une fouille plus approfondie… la routine, quoi ! Ce n’est que deux heures plus tard, peu de temps avant le départ, que je me suis aperçue de l’absence du Nikon ! Redescendue en catastrophe, j’ai retrouvé l’officier qui s’est confondu en excuses en me le rendant. Aurait-il eu le réflexe de le déposer au personnel de bord ?

DSCN1968J’ai regardé Seattle s’éloigner pour la dernière fois, même si c’est la première où je ne lui tourne pas le dos en partant ! L’eau du Pacifique est claire et nous ne verrons plus la terre avant le 4 octobre, jour où nous aborderons Hakodate au Japon.

Nous sommes passés cette nuit dans le fuseau horaire d’Anchorage, ce qui nous fait dix heures de décalage avec la France…

Mon dos a décidé de m’accorder enfin du répit : je ne souffre plus ce matin, et si j’avais subi hier la séance d’acupuncture, je lui en aurais attribué tout le mérite… mais peut-être est-ce psychosomatique ? Pourvou qué ça doure ! disait Laetitia, la mère de Napoléon 1er.

A ma grande surprise, les aiguilles m’ont été plantées dans l’oreille gauche, puis dans le piedDSCN1993 droit, dans la hanche et enfin sur la tranche de la main gauche. Une heure pendant laquelle tout en bavardant, Brendan le praticien néo-zélandais titillait parfois l’une ou l’autre de ses aiguilles jusqu’à m’entendre dire « Oh ! là là ! » ce qui lui plaisait beaucoup ! La facture a été à la hauteur de ses efforts, mais au-dessus de mes prévisions : 125 $.

DSCN1994Des démonstrations de cuisine ont lieu quotidiennement au Culinary Arts Center et je m’y suis rendue. Rien d’exceptionnel, mais en fin de séance, dégustation générale. Je découvre enfin le bateau et les diverses activités proposées pour passer le temps. Outre des conférences, concerts, shows et autres manifestations élitistes, il y a un casino qui ne désemplit pas, un buffet quasi-permanent où l’on peut bâfrer à toute heure, des tournois de bridge, de tennis… j’en passe !

DSCN1988A la bibliothèque à l’entrée de laquelle trône une statue de Voltaire, j’ai fait cet après-midi la rencontre étonnante d’une Américaine qui, avec son mari, a fait le choix de vivre en croisière d’un bateau à l’autre toute l’année… Plus de maison, de charges à payer, d’assurances, de voiture à entretenir, plus rien d’autre à faire qu’à se laisser vivre. Elle dit que ça leur coûte moins cher que leur vie d’avant…

Le welcome toast du capitaine qui réunit les passagers en grande tenueDSCN2005 (nœud pap’ pour les messieurs) est suivi d’un show de grande qualité où les airs fameux des grandes comédies musicales ont eu la part belle.

Le dîner de gala dans la  salle « Rotterdam » panoramique nous a fait rencontrer John de la police montée canadienne, hélas sans son uniforme ! La salle a deux niveaux : à la mezzanine se retrouvent ceux qui sont en famille ou entre amis qui veulent rester ensemble. Joyce préfère l’autre formule du niveau principal où les passagers peuvent demander selon leur désir une table à deux, quatre, six ou huit places. Une table ronde pour 10 convives est réservée pour le lunch aux célibataires et personnes seules (et qui souhaitent peut-être trouver l’âme sœur ?). Le plus souvent, nous avons choisi d’être six, les échanges sont beaucoup plus vivants et chacun peut participer facilement à la conversation. Nous avons ainsi fait connaissance avec des gens sortant de l’ordinaire que nous revoyons dans les coursives ou sur le pont et les échanges reprennent…

D’autres en revanche, ne donnent pas envie de les reconnaître…