09 juillet 2018

Restez groupés

Restez groupés     Nous sommes en Bretagne pendant l’été 1938, il y a juste 80 ans, et ce récit n’est pas une fiction.  §  Ainsi qu’il le faisait deux fois chaque jour avec son autocar, le père Mathieu avait chargé à la gare de Quimperlé les voyageurs qui allaient au Faouët, à 20 km de là. Il connaissait chaque nid de poule de la route mal goudronnée, mais il avait la main douce pour conduire son véhicule parfois rétif, et ses clients lui étaient reconnaissants de ne pas les brouetter. Me Bargain le notaire... [Lire la suite]
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02 juillet 2018

Les roses blanches   S’il y avait des roses dans le jardin de ma petite enfance, je n’en ai pas gardé le souvenir… Dans celui de ma prime jeunesse, un énorme rosier grimpait et s’étalait sur le mur de la maison, qui se couvrait en juin de roses pompons mais j’en ai oublié la couleur… Plus tard, lorsque mes parents achetèrent la maison où j’ai passé 15 ans de ma vie, c’était en novembre, et le jardin dormait. Il y avait cependant un palmier, rapporté des tropiques par un de ces navigateurs nantais qui au XIXe siècle, avaient... [Lire la suite]
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25 juin 2018

La lettre oubliée   Dans quelques jours, Blondine déménage. Quand on déménage, on trie, on jette, parfois on oublie... Cette fois-ci, la "lettre oubliée" doit être prise au pied de la lettre si j'ose dire ! Il s'agit du caractère et non du feuillet ! Pouvez-vous écrire une courte histoire sans utiliser la lettre A ?... Et puis quoi encore ? En ce lundi, je dois rendre une copie difficile, dont je pense qu’elle donne du fil plusieurs fois « retordu » et dont je suis pressée de lire en conclusion ce que les... [Lire la suite]
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17 juin 2018

Jean, François et les autres...

La semaine dernière, la Bourlingueuse était en vadrouille Jean, François et les autres... -  Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" Emprunt à Jean et sa divine Ondine. - Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard." Emprunt à François et sa Thérèse D. Que peut-elle bien faire encore au dehors, dans ce noir ? La soirée avait... [Lire la suite]
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04 juin 2018

A Paris

A Paris    A vous de jouer, avec : éclat, farcis, musaraigne, saison, s'époumonait, retentit, machiniste, poubelle, document, distingué.  Videz votre sac, lundi ! En ce début de juillet 1952, Jeanne une jeune provinciale, était à Paris pour la première fois et elle avait été éblouie par la « ville-lumière ». Ce jour-là, elle avait décidé de prendre seule le métro pour visiter Montmartre, et elle n’en menait pas large. L’éclat des arcs électriques dans le tunnel annoncèrent l’arrivée imminente du train... [Lire la suite]
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28 mai 2018

Lakévio nous a joué un bien mauvais tour en exigeant de nous ses "fans" une treizaine de vers en "ose"... Et puis quoi encore ? Elle va bien être punie en lisant ce qui suit... mais c'est elle qui l'a voulu ! Bien fait ! La poésie de la névrose   Ce que Lakévio nous propose Ou plutôt ce qu’elle nous impose Pourrait nous conduire en symbiose A exiger d’elle une pause (pose ?)   Lutter pour éviter l’hypnose Refuser la métamorphose Qui peut modifier quelque chose Ou bien conduire à l’ankylose   Cette... [Lire la suite]
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21 mai 2018

Le drap ou l'étoffe

Le drap ou l'étoffe Il est six heures du soir, l'été.  Exercice où il s'agit d'étoffer votre texte autour de la phrase tirée du premier roman de Jean Giono - Colline - 1929. Pourquoi cette toile me ramène-t-elle tant d’années en arrière ? Nous sommes en 1964, il est six heures du soir, l’été est torride et c’est la première fois que nous visitons l’Italie. La confortable DS19 nous a fait traverser la France en douceur, et nos trois enfants sont censés se relayer sur le siège arrière, chacun faisant 100 km à la place du... [Lire la suite]
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14 mai 2018

Roue libre

Roue libre  Juillet 1936 Les accords de Grenelle tout juste signés, Raymond avait déclaré à Jeannette, sa jeune épouse : Et si nous allions passer nos congés sur la Côte d’Azur ? J’en rêve depuis que j’ai vu ce film de Jean Vigo qui se passe à Nice… En deux semaines, on peut en voir des choses ! Qu’en dis-tu ? Et comment irons-nous ? En train ? C’est cher, même avec les billets « congés payés »… Et l’hôtel ? Tu y penses ? C’est du luxe, ça, c’est pas pour nous les ouvriers… ... [Lire la suite]
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09 mai 2018

Une journée exceptionnelle 3

Il faut refermer le livre des souvenirs d'une journée exceptionnelle, non ? Est-ce soir là, ou le lendemain qu’il y eut la retraite aux flambeaux ? Je nous revois parmi la foule, Louisette, Aline et moi, dans la rue de Strasbourg, suivant ceux qui avaient des lampions. D’où les avait-on sortis, ceux-là ? « Sûrement de chez Peignon », déclara Louisette… C’est là que j’entendis ce nom pour la première fois, ignorant jusqu’alors que Joseph Peignon était un des piliers des Mi-Carêmes nantaises de l’avant-guerre, et... [Lire la suite]
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08 mai 2018

Une journée exceptionnelle 2

Suite de mes souvenirs d'une journée exceptionnelle Tout le groupe descendit pédibus vers le centre en chantant, car les conducteurs de tramways célébraient eux aussi l’actualité, mais nous avions l’habitude de marcher… et nos pieds avaient des ailes ce jour-là ! Le coiffeur dont la boutique était au bout du boulevard de la Solidarité, mais sur l’autre boulevard, celui de la Fraternité, était juché sur une échelle, occupé à « tricoloriser » son magasin. C’est ainsi que, des années durant, les trois lettres C-o-i... [Lire la suite]
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