04 mai 2008
Qui l'eût cru ?
Vendredi en fin de soirée ou après minuit (allez savoir...) je suis calée dans mon fauteuil favori devant la télévision quand soudain, le téléphone sonne.
Pas de panique, je sais que c'est ma fille Corail qui est au bout du fil. Elle est en mer pour quelques jours avec son Captain Troy préféré à caboter autour de l'Ile aux Belles Eaux. Ils sont seuls sur l'Océan. Seuls ? Que nenni ! Une visiteuse émerge... souffle... plonge... émerge à nouveau... les regarde au fond des yeux avant de replonger en dressant sa superbe caudale.
Pendant près de deux heures, elle leur offrira ainsi le spectacle de sa simple présence, que je partagerai par téléphone interposé... Par prudence, ils ont lentement navigué au moteur autour d'elle afin qu'elle ne soit pas effrayée ou ne prenne le bateau pour un congénère qui voudrait jouer...
Et ils n'étaient pas à la pêche à la baleine !

01 mai 2008
Les carrelages anciens
A la Kirchhof, nous avons eu, ma fille Corail et moi, la surprise de fouler sur le seuil de leur maison, le même carrelage de bordure
que celui que nous avons dans notre maison plus que centenaire. Mon métier de contacts, dont je vous parlerai un jour, m'a amenée à entrer dans des centaines de
bâtiments ou d'appartements, et je n'ai jamais vu de tels carrelages... Preuve s'il en était besoin, que nous étions destinés à rencontrer, Renate et Godehart, puisque nos maisons étaient pavées de même !
Ce seraient des carreaux de béton, de la fin du XIXe siècle.
Et si vous venez un jour me rendre visite, vous franchirez la porte et devrez passer sur le tapis de l'entrée... Mais non ! il ne vient pas d'Iran...
21 avril 2008
Quelle belle rencontre !
Me voilà de retour de voyage en Allemagne (et en Belgique, mais ça, ce n
'était pas prévu !)... Vous souvenez-vous de "La Belle de Renate" ? Cette photo avait gagné le concours que ma fille Corail avait organisé auprès des hôtes du Bungalove, qui avait valu au couple de revenir en Guadeloupe. Godehart et Renate sont devenus des amis, et nous avons été invités à leur rendre visite à Alheim, adorable village de Hesse, région protégée des destructions puisque depuis la guerre de Trente Ans (1618/1648) les hommes se sont battus ailleurs.
Ces quinquas ont, dans leur temps, été des baba cool, qui, des plateaux du Larzac aux montagnes de Corse, ont suivi des stages pour apprendre à faire du fromage. Mais l'eau était si rare où ils s'étaient installés que même les chèvres en souffraient. Rentrés en Allemagne, avec des amis, ils ont acheté une ferme dont ils sont les managers. Mais avec un objectif : leur univers serait "bio". Godehart laboure ses champs avec des chevaux... et
pas n'importe lesquels... des bretons, costauds et trapus. Ceux qu'il élève, il vient les chercher à Landivisiau, Loudéac et Lanvénégen, à 6 km de ma maison natale ! Fourrages et céréales servent à nourrir leur cheptel, vaches laitières et chèvres (une centaine de chaque espèce) dont ils tirent les fromages qui ont fait leur réputation. Vingt sept ans que ça dure... Renate est le "commis-voyageur" chargée de la clientèle et des livraisons. Depuis plus de
vingt ans, ils sont aussi les "parents" de trois handicapés mentaux qui ont trouvé ici une famille et du travail. Ce ne fut pas toujours facile. Les horaires réguliers et les règles de vie de la Kirchhof sont calqués sur les besoins de ces trois personnes. Le couple s'est engagé et rend des
comptes à l'Institut d'où ils viennent. L'une tient la maison, un autre est
responsable de la boulangerie, le dernier est le maître fromager. Il y a aussi du personnel "normal", et des stagiaires qui viennent du monde entier. Nous avons rencontré Emily, Américaine de Virginie, et Thimotée, un Suisse heureux de découvrir sa voie.
Les sites www.kirchhof-oberellenbach.de et www.bretonen.de sont encore seulement en allemand, mais devraient être bientôt traduits en anglais et français.
Ils ne prennent que trois semaines de vacances à deux, mais tout à tour, ils partent en voyage avec l'un de leurs "enfants". Vous l'avez compris, Godehart et Renate sont des idéalistes qui ont mis leurs actes en harmonie avec leurs idées. Et il y a toujours des fleurs et une bougie allumée sur la table des repas.
Elle n'est pas belle, ma rencontre ?
07 avril 2008
Le chapeau de Zozo
Mon ami Marcel Marcinkofwski ayant lancé un appel à qui "porte encore le chapeau", je lui ai illico répondu que l'été dernier, pour assister à deux mariages mondains auxquels j'étais conviée, une amie m'avait proposé de choisir dans ses placards parmi les créations d'une styliste prestigieuse...
Rien ne me faisant peur (et le ridicule n'ayant jamais tué) je décidai de prendre celui qui voyagerait d'avions en aéroports sans trop me causer de souci, donc le moins volumineux. J'ajoutai seulement une rose de soie pourpre à la création de la dite styliste, qui l'avait fait tout noir.

Et des chapeaux, il y en avait dans l'assistance ! De toutes les formes et de toutes couleurs... Mais le plus rigolo, c'était incontestablement le bibi de la mémé qui a fait un effet boeuf... et je me suis bien amusée... Na !
Il faut bien savoir ne pas toujours se prendre au sérieux.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais c'est bien de faire comme si...
La Grande Blanche
Et pas le Grand Bleu !
En faisant le menage dans mes photos, moi, Hélenne, squatteuse du blog de ma mère, ça ne se fait pas je sais, mais entre nous... J'ai re découvert une aventure sous-marine de ma mère. Je vous livre ci joint les preuves !
Donc nous partimes dans une barque ou une "berk" selon Nemo pour l'îlet Pigeon. Comme vous le constatez, les cheveux blancs ne sont pas légion ni la gent féminine d'ailleurs. Le visage est un peu tendu, Gwen se demande quand même à quelle sauce elle va être mangée. Heureusement, j'ai plongé avant pour m'assurer qu'il n'y avait pas les dents de ma mère dans l'eau. Que nenni, ils sont pas fous les requins, ils préfèrent les poissons bien dodus que les plongeuses vêtues d'une combinaison indigeste. D'ailleurs vous pouvez observer sur l'épaule droite de mère, les essais infructueux du grand requin blanc.
Quelques minutes plus tard, la voici in situ avec un moniteur qui n'a pas l'air de comprendre les lois de l'antigravité. Il avait mis les plombs dans le
dos alors qu'il semble qu'il faille les mettre sur le ventre plutôt. Bref, Gwen tourne et vire et fini par trouver un peu de stabilité. Mais c'est fatigant la plongée avec un moniteur qui ne comprend pas les bulles à messages.
Nous sommes donc allées à Marie-Galante plonger toutes les deux, et je vous confie nos portraits sous-marins. On se ressemble comme deux gouttes d'eau salée, même masque, même tuba... Allez, je vous laisse rêver, vous aussi, quand vous serez grands, vous pourrez parler aux poissons. Bloup bloup bloup.
Qu'est ce qu'elle va donc nous inventer la prochaine fois ? Un voyage en Chine ? Non, ça c'est fait, Ushuaïa, non pareil, un
blog ? Pourquoi pas ! elle achète même des trucs sur ebay ! c'est vous dire !!!!
07 juin 2007
Un blog à ne pas manquer
C'est celui de
http://bleue971.canalblog.com/
Vous ne serez pas déçus... Bien sûr, je ne suis pas totalement neutre !
06 mars 2007
Cousins à la mode de Bretagne
J'ai passé samedi une soirée épatante, que je n'aurais voulu manquer pour rien au monde...
Mes yeux récemment opérés ne me permettant pas de revenir dans la nuit au volant de ma voiture, l'un des jeunes couples de la famille est venu me cueillir à la maison puis m'a ramenée.
Soirée chaleureuse, où trois couples, plus un jeune Nicolas de 20 ans passés, et Louane, Lilou, Mina trois petites cousines et Malik le petit dernier. J'ai rappelé que déjà dans mon enfance, mes parents allaient du Faouët rendre visite à Guiscriff (Mhan) à des "cousins" qui étaient les arrière-arrière-grands-parents des quatre minots de la famille. Personne ne pouvait dire quels liens familiaux nous unissaient : nous étions "cousins", nous n'en cherchions pas plus. Jusqu'au jour où j'ai pris mes fiches généalogiques, et ai dû me rendre à l'évidence : le couple des ancêtres dont nous descendons tous avait vécu... sous la Révolution !
Je trouve beau cette fidélité de cousinage... Lorsque l'on se dit "Cousins à la mode de Bretagne" vous voyez que ce n'est pas un vain mot !
J'aurai l'occasion de vous parler encore de mes "cousins".
03 mars 2007
Quai Zen
Dans une heure, "Quai Zen" le magasin de maillots de bain et articles de plage va ouvrir ses portes au Moule, à la Guadeloupe. Que ceux qui le souhaitent envoient à ma fifille des ondes positives pour sa réussite ! Merci !
Je vous tiendrai au courant et enverrai des photos de la jolie boutique "Blue Glue"...
22 janvier 2007
Les guadeloupéens
Rien d'extraordinaire cette année !
Antoine et Andrea les aînés des enfants de mon aînée sont repartis à Santo Dingo (euh pardon) Santo Domingo pour travailler à leurs ONG.
Armel est allé après l'Ecosse en Angleterre, et après 15 jours dans un Relais et Châteaux de Fontainebleau, il est parti en vacances en Guadeloupe retrouver la fratrie. Il en a profité pour trouver du travail à Saint Barth... a l'Eden Rock http://www.edenrockhotel.com/. Il se trouve maintenant à 3 jours de voiliers ou 45 mn d'avion de son Jumax !
Axel est le plus fidèle des trois puisque le voici depuis maintenant 11 mois à Saint François !
Bernard et Hélenne eux sont juste partis en vacances à Bali pour y faire des affaires : mission accomplie. Comme quoi les voyages donnent aussi les moyens d'y repartir !
19 septembre 2006
Ma maman
Ma Maman est comme ça !
Elle vous quitte sans crier gare pour partir à l'autre bout du monde.
Elle vous dira, à chaque fois qu'elle revient : "C'est mon plus beau voyage, mais celui là, c'est vrai". "C'était formidable, extraordinaire, les gens étaient merveilleux, le ciel plus bleu, les oiseaux plus chantants, les rues animées de scènes irracontables"... Pour tout vous dire, elle a ça dans le sang.
Et puis, et puis elle a fait trois enfants dont une (moi) qui n'arrête pas non plus de tourner autour de cette bonne vieille terre depuis maintenant 30 bonnes années. Moi-même je me suis reproduite, et j'ai donné ce sang de bourlingueur à ma descendance... Un à Saint Domingue, le deuxième en Ecosse, le troisième en Guadeloupe... Le Papa sautant d'un avion de Miami pour les Grandes Antilles. Le Captain Troy (l'homme de ma vie) m'emmenant sur un voilier vers les Saintes ou Marie Galante... Que dire, que faire de cette famille si proche et pourtant si éloignée ? Proche par l'amour des uns envers les autres mais éloignée par des heures d'avion, de train, de bateau.
A peine revenue (de ce matin)... elle me parle d'une croisière en Grèce avec des copains, copines, amis, fille et beau fils peut être. JE VOUS JURE QUE C EST VRAI !!! Bon, ça nous laisse le temps de souffler quand même car le projet est pour juin prochain, mais qu'entends-je avant de raccrocher Skype ? "Je m'étais jurée que je ne retournerai pas à New York (lors de son voyage précédent celui-ci) mais tout compte fait, j'ai vraiment apprécié cette ville et je jure que j'y retournerai" (sic).
Je vais vous résumer le départ de mon premier vrai voyage lointain. Je lui laisserai le soin de mettre dans la rubrique "Italie", le carnet de voyage écrit en 1964. Géo Trouvetout (Papa) avait bricolé une remorque à bateau en remorque à tente, chaises et table de camping, matelas gonflables et toutes sortes de choses indispensables à une famille de 6 personnes prenant place dans une citroën ID 19 (genre de DS). Dans la voiture en question : Papa (taciturne mais vous verrez pourquoi), Maman, la fille, les deux fils... et la Belle Mère du Papa taciturne !!!! On est partis de Nantes pour aller jusqu'en Italie !!! En campant deci dela... Je vais laisser à Maman le soin de vous raconter par le menu toutes nos aventures de cet été 64.
Amusez vous bien à lire ce blog, je pense que j'y ferai quelques incursions avec l'autorisation de la Bourligueuse !!!
La Fille de la Bourlingueuse


