19 juillet 2009
Le dernier diplôme d'Antoine
Ce matin, moment d'émotion à l'ouverture de ma boîte courriel. Antoine 29 ans, l'aîné de mes petits-fils, fait part de la remise de son dernier diplôme, à ses yeux le plus prestigieux : celui décerné par l'ONU à une poignée de jeunes qui en République Dominicaine, ont fait le choix de s'occuper des affaires des autres. Antoine est le dernier en bas à droite.
Si vous voulez en savoir plus, ouvrez le lien suivant, où il y a une traduction automatique du texte de l'espagnol en français.
Corail sa maman a dû aussi avoir un pincement d'émotion au coeur...
11 avril 2009
Des voyages comme Corail aime
Après avoir donné tant de mal à son propriétaire, découvreur et retapeur de génie, Le Café de la Plage beau sloop de 36.7 pieds (12 mètres à peu près) a vogué dans la vraie mer. Jusque là nous ne l'emmenions ou plutôt il nous emportait vers Marie Galante, Petite Terre, les Saintes, et puis moi je trouvais que le Capitaine Troyes manquait un peu d'ambition. Mine de rien, j'oubliais le "Patuelli" (bible de la navigation aux Antilles) à la page Dominica, lui contait les charmes de Portsmouth l'inoubliable accueil des Dominicais, bref, un jour, c'était décidé, nous y allâmes. Mer formée, vent très soutenu, nous surfâmes jusqu'à 9.6 noeuds. Bien sûr, pour les fans de la Route
du Rhum, c'est pas beaucoup, mais pour notre jolie coque de 42 ans ayant subit les affres de trafic de cocaïne, fouille de douaniers, oubli dans un hangar pendant 2 ans puis vente
aux enchères et ré-oubli de son avant dernier propriétaire, c'est beaucoup. Du coup, le Capitaine Troyes, n'en pouvait plus, il FALLAIT qu'il aille plus loin. C'est décidé, on descend en Martinique et si on a le temps, à St Lucie. Mais le Patuelli en main, on constate qu'il y a Antigua (vraie naviguation hors de vue) et aussi B... dont nous tairons le nom pour sauvegarder sa sauvageté, sa sauvagesse, sa sauvageonne.
Précision : ce que C. Troyes a fait à l'intérieur, il l'a fait aussi à l'extérieur ! Donc, à part la voile qui s'est déchirée et qui a demandé 3mètres de coutures dans ce voyage à Corail à Port Louis, il est complètement refait ! D'ailleurs, on va lui offrir une "garde robe neuve" à ce petit ! parce que les voiles quand même c'est important pour un voilier. Sur la photo de la plage de B... on voit : Le Café de la Plage, et une épave sur la plage, et C EST TOUT !

Comment faire pour aller de là à de là ??? Qu'est ce qu'elle raconte ??? Attendez, il y a un isthme qui commence sur la plage et qui donne sur un lagon intérieur où on ne peut pas aller car il n'y a pas assez de fond. Donc, si on veut visiter "la capitale de B..." (C...) on doit traverser cette lagune. Ou alors faire tout le tour mais comme la plage fait 12 km de long, même si on est au milieu, il reste au minimum 24 km à faire à pied...
Il suffit donc de sortir ses jambes du youyou et de marcher à travers la bande de sable ! Il fallait y penser... La prochaine fois, je vous montrerai comment on fait pour se nourrir à bord. Mais là on s'est levés très tôt (4h) pour passer les ponts de la Rivière Salée... On a mérité une petite sieste.
Pour se laver, c'est pas difficile, on saute dans le jacuzzi !!!
Pour la petite histoire, le prix d'une voiture ordinaire, 1 an de galère de poussières de ponçage, de restratification, de couture, de peinture, bureau Véritas, grosses réparations en tout genre, affres administratives, dégâts causés par les manipulations portuaires faites par des "professionnels"... Puis, peaufinage éternel, amour infini d'avoir sauvé du grand plongeon ce bateau qui nous rend si bien le temps qu'on lui a accordé.
23 janvier 2009
Rencontre à Paris
Je vous fais juste un coucou en passant ! De retour d'une semaine à Paris où j'ai retrouvé Corail ma fille des Isles, frigorifiée par la température ambiante...
Elle m'a fait découvrir le marché de la rue Mouffetard qu'en bonne provinciale je ne connaissais que de nom, avant que nous n'allions au château de St Germain en Laye, qu'en passionnée d'Histoire, je ne connaissais pourtant que par les trompettes de la Rénommée des historiens, et qui, après avoir été la demeure royale, est devenu le Musée d'Archéologie Nationale.
Le but de l'expédition était de voir la collection de l'archéologue Edouard Piette qui a dû attendre 103 ans après sa mort pour voir (enfin !) sa collection exposée telle qu'il l'avait souhaitée. Géologue amateur, son état de santé suite à la guerre de 1870 l'avait contraint à faire une cure à Bagnères de Luchon. Là, il commença a fouiller dans des grottes, et, par hasard, mit au jour des vestiges préhistoriques. Ce fut le commencement d'une histoire qui remplit la vie de ce juge de paix. A cette époque, les trouvailles restaient la propriété de ceux qui les découvraient. Au cours de sa vie, il accumula un nombre considérable d'objets dont il eut parfois du mal à faire accepter l'authenticité. On peut dire d'Edouard Piette qu'il fut le pionnier de l'art préhistorique. Il fit don de sa collection au musée, exigeant qu'elle soit exposée dans sa totalité, ce qui ne fut fait que fin novembre 2008 !
Il faut prendre rendez-vous auparavant, car un nombre restreint de personnes est admis à la fois, et la visite est faite sous la direction d'un guide et dure une demi-heure. Pour ma part, laissant de côté les objets exposés en grand nombre, je me suis intéressée principalement à la vitrine des chefs-d'oeuvre où trônent la toute petite "Dame de Brassempouy", scupltée dans de l'voire de mammouth, qui figurait déjà dans un de mes livres d'Histoire, et quelques minuscules statuettes de "Fécondité", toutes datant d'à peu près 25.000 ans... Nous n'étions que 6, et notre visite s'est un peu prolongée en attendant l'invité qui aurait le privilège d'être seul avec le conservateur du Musée, mais porte un nom connu : Jean-François Kahn, que nous n'avons hélas ! pas croi
sé. Pardonnez-moi si je vous ai ennuyés avec la culture !
Malgré le "jet-lag", nous avons pu aller le soir au théâtre voir Gérard Miller (ma fille n'a pas la TV, et elle lui a demandé s'il était vraiment médecin : tête ahurie dudit ! ! !) puis Véronique Genest, époustouflante de brio dans Madame Butterlight. La gastro-entérite que Corail-Hélène a chopée l'a empêchée de m'accompagner à la Comédie Caumartin voir "J'aime beaucoup ce que vous faites", et je n'ai trouvé personne à qui offrir le billet inutilisé. Les Parisiens sont décidément des gens pressés...
Le Salon de la Lingerie étant le but du voyage de Madame QUAI ZEN, du nom de sa boutique (aucune photo autorisée) je l'ai accompagnée à la Porte de Versailles et là, ce que j'ai vu m'a réconciliée avec les mannequins. Car j'y ai vu de somptueuses jeunes femmes minces mais avec des formes, qui avaient de vrais seins, des fesses, des jambes bien galbées, bref, pulpeuses et si belles. Ah... aussi ! des éphèbes aux torses lisses se promenaient pieds nus dans les allées du Salon, portant leurs boxers avec élégance et désinvolture. Les regards qui s'attardaient sur les modèles étaient avant tout professionnels et nullement libidineux.
La classe quoi !
Promis ! Je reprends les pinceaux demain pour "les aurores boréales"...
06 janvier 2009
L'abri anti-aérien
La deuxième photo de mon précédent article me montre en 1944 près de l'abri anti-aérien "qui ne servirait plus". Ainsi que tous les Français ayant un jardin, mon père avait dû se plier aux contraintes imposées par les circonstances (et les autorités) afin, qu'en cas de bombardement, nous puissions nous y serrer sans risquer de mourir sous les décombres de la maison.
Ainsi que nos voisins, il avait donc creusé un vaste trou d'à peu près 1,50 m de profondeur, sur lequel il avait monté une charpente qui soutenait des tôles ondulées qu'il avait ensuite recouvertes de la terre extraite qui formait ainsi une épaisse couche censée nous protéger. Un banc permettait d'attendre dans le noir (les bombardiers opéraient de nuit le plus souvent) et ma mère, terrifiée, se tenait dans le fond, alors qu'avec l'inconscience de mes 11/12 ans, je restais "le nez à la fenêtre" pour ne rien perdre du spectacle, sans que mes parents s'en aperçoivent... Car c'est beau, une ville qui brûle, et si le fracas des explosions me faisait reculer un peu, l'envie de voir me poussait à me tenir à l'entrée, au bas des quelques marches de bois.
Lors d'un voyage dans le Far West américain, une ferme-musée que j'ai visitée m'a fait retrouver la réplique de ces abris : en fait, les "farmers" du début du XXe siècle entreposaient leurs réserves au frais et à l'abri des bêtes en creusant ces cavités dont plus tard, nous prendrions le modèle pour en faire des refuges ...
La différence est que notre charpente était moins rustique que celle du Far West, et surtout, la couche de terre beaucoup plus importante !
31 décembre 2008
Une petite fille à l'heure allemande
Depuis plus de douze ans, j'avais commencé sur mon tout premier ordinateur (un Goupil 186) le récit de quelques souvenirs de ma lointaine enfance, que j'ai passée au Faouët. Ce gros bourg de Bretagne est également la patrie de la célèbre Marion, ce Robin des Bois en jupons qui friponnait les riches pour donner aux pauvres... Les célèbres Halles datent de 1542 et leur charpente est un admirable fouillis qui fait l'étonnement des visiteurs. Les Faouëtais eux, ne songent même plus à lever les yeux !
Au long de ces années, et lorsque je plongeais dans le passé, je voyais avec étonnement que le fil sur lequel je tirais ramenait d'autres images que je m'empressais de noter avant qu'elles ne s'évanouissent. J'ai eu la chance aussi d'avoir un nombre impressionnant de photos de famille que mon père a prises depuis le tout début du XXe siècle : venu à Paris pour fuir la pauvreté, il a travaillé chez Pathé Frères qui ont commercialisé l'invention des Frères Lumière : le cinéma. Je ne crois pas qu'il ait jamais tenu une caméra, mais ce qui est sûr, c'est qu'il était ce que l'on appelle maintenant un photographe de plateau.
Ces photos qu'il a continué à prendre pendant une longue période de sa vie ont incontestablement fixé mes souvenirs, mais j'en ai retenu beaucoup d'autres qui n'ont pas été photographiés. J'ai eu plaisir à écrire ces Mémoires (et ce n'est pas fini !) et j'ai la faiblesse de penser que ma descendance aimera les lire.
J'ai illustré, relu, rectifié, réécrit, fait des fautes de frappe là où il n'y en avait pas, modifié quelques phrases que j'ai ainsi rendues incompréhensibles, et enfin imprimé en trois exemplaires près de deux cents pages qui ne couvrent que mes douze premières années ! Le titre : Une petite fille à l'heure allemande
Voilà pourquoi je n'avais plus le temps de venir bloguer avec vous, même si je parvenais à jeter un oeil sur les commentaires que vous aviez la gentillesse de me laisser.
Aujourd'hui, mission accomplie, le Père Noël a fait son travail de livraison, j'ai encore du temps devant moi pour le tome II ... et je vais reprendre les pinceaux, même si je dois faire un saut à Paris à la mi-janvier y rejoindre ma Gwad'loupéenne préférée, qui m'offre trois jours de son temps avant le Salon de la Lingerie qu'elle vient visiter.
20 décembre 2008
Le café de la Grivelière
Le Père Noël m'a confié un travail de bénédictin dont je ne pouvais me défaire avant qu'il ne soit terminé, et si j'allais parfois lire les messages que vous tous, mes amis, laissiez sur ce blog, c'était juste en passant... Et je ne veux rien dire de ce travail avant la soirée du 24 et le passage du Père Noël, de crainte que des yeux intéressés ne tombent sur ce texte et devinent de quoi il s'agit. Donc, motus !
Revenons faire une promenade dans Karukéra, l'Ile aux Belles Eaux... Aujourd'hui, je vous emmène au domaine de la Grivelière, sur la côte Caraïbe, à Vieux-Habitants. La route sinueuse qui monte jusqu'à la plantation s'enroule dans une végétation luxuriante jusqu'à la bonne altitude, celle propice à la culture du café précisément. Là, vous rencontrerez Véronique, qui vous apprendra tout ce que vous devez savoir sur le café. Elle pilera pour vous dans une calebasse les graines pour les séparer et chantera comme le faisaient les esclaves pour rythmer leur mouvement.
Il y a trois variétés : l'arabica (le nec plus ultra), le robusta et enfin le liberia, ce dernier
pratiquement imbuvable et qu'on ne commercialise pas. La Grivelière est devenue le musée du café, car on y cultive le 
meilleur des cafés, et les cerises du caféier sont cueillies à la main tous les deux jours afin que les fruits soient au top de leur maturité. Les cabosses poussent directement sur le tronc du cacaoyer et on en tirera du chocolat ! Le café de la Grivelière n'est vendu qu'en paquets de 125 g dont le prix en fait un luxe à déguster à petites goulées gourmandes...
Bon Noël à tous
19 novembre 2008
Du côté de Capesterre Belle Eau
Si, venant de la Grande Terre, vous allez vers Trois-Rivières, vous passerez au-dessus de la Rivière Salée qui sépare les deux ailes du papillon guadeloupéen. Depuis quelques années, un deuxième pont facilite la circulation, l'étroit et vieux pont de la Gabarre ne suffisant plus à absorber le trafic.

Quittez la nouvelle route (vous n'êtes pas pressés) et prenez celle qui longe la côte au vent et tr
averse Petit-Bourg et Goyave avant d'arriver à Ste Marie, où un certain Christophe Colomb lors de son deuxième voyage, débarqua sur sa plage de sable noir et dédia le lieu à Santa Maria de Guadalupe qui donna plus tard son nom à l'île. La route bordée de flamboyants, que j'ai peints au printemps dernier, vous conduira à Cabesterre Belle Eau la bien nommée, qui vous réserve une surprise lorsque vous l'aurez traversée.
Sur plus d'un kilomètre, la somptueuse allée Dumanoir vous offrira son ombre fraîche. Plantée au milieu du XIXe siècle, une double rangée de palmiers royaux s'aligne entre les champs de bananiers. Sans doute, peu ont survécu depuis les origines, ils ont subi tant de cyclones ! Mais dès que l'un d'eux est décapité, un autre est vite replanté. C'était le chemin que l'on devait emprunter pour se rendre à Basse Terre la préfecture, mais une route parallèle a été construite il y a quelques années pour préserver ces arbres superbes de la maladresse de certains automobilistes trop pressés ou qui avaient abusé du ti-punch !
Il faut bien de la constance pour dénicher tout à côté le p'tit resto de Lucie, d'origine
indienne, qui vous fera savourer sa cuisine créole sans vous présenter de menu. C'est elle qui choisit, et vous ne le regretterez pas ! Les hasards de l'Histoire ont brassé tant de peuples, de recettes, de secrets*, d'épices et de soleil qu'ils ont abouti à la cuisine antillaise, si originale. Mais ce sont les coolies indiens venus travailler dans les plantations désertées par les Noirs libérés après l'abolition de l'esclavage qui ont apporté la touche finale avec le "colombo", le riz... et leurs vaches à bosse !
* Dans ma jeunesse, j'avais donné à une amie un "truc" de ma mère pour la recette du savarin au rhum à imbiber d'1/3 de sirop, 1/3 de rhum vieux... et... et... 1/3 de thé fort. Mon amie fut complimentée et je fus chargée de remercier Maman qui, loin d'apprécier, furieuse me dit :"Un secret de cuisine, c'est comme un secret d'Etat, ça ne se divulgue pas !"
Vous voyez, moi... j'aime à partager !
14 novembre 2008
Retour à la maison...
Longtemps que vous n'avez eu de nouvelles ! Ben oui ! Quatre semaines de retrouvailles familiales en Guadeloupe dans un climat trop "pical" pour elle, ça vous met une mémé HS ! Mais le bonheur de partager ces instants d'intimité est trop précieux pour se focaliser sur des petites contrariétés telles qu'allergie à certaines piqûres d'insectes !
Corail (ma fille Hélène) s'est rendue très disponible afin que mon séjour nous laisse de longs moments de complicité... La boutique Quai Zen confiée à la jolie Mona, nous partions l'esprit tranquille... faire du surf ! Non, ne vous méprenez pas : ILS allaient faire du surf (Captain Troy et Corail) tandis que je restais à l'ombre avec un livre. Mais le jour où je les ai vu glisser tous les deux sur la même vague, les piles de mon APN avaient elles aussi pris des vacances... Dommage !
Armel et Axel les "Jumax" dont le premier était venu de Saint Barth faisaient la paire, comme toujours, et je me suis sentie toute petite entre ces deux gaillards. Antoine, celui qui manquait vit à Saint Domingue et Internet est un lien précieux.
Je ne vous parlerai pas aujourd'hui de la cuisine créole, ce sera pour une autre fois ! Mais nous avons ensemble goûté pour la première fois à une curiosité culinaire et gastronomique : des langoustines géantes qui vivent à plus de 500 m de profondeur et que les pêcheurs capturent depuis peu de temps avec du matériel performant. C'est Axel qui s'est chargé de nous cuisiner ces crustacés dont la saveur est plus près de la langouste caraïbe que de celle de sa petite cousine bretonne.
Je vous souhaite "Bon appétit !" et vous retrouve demain pour la suite ?
04 mai 2008
Qui l'eût cru ?
Vendredi en fin de soirée ou après minuit (allez savoir...) je suis calée dans mon fauteuil favori devant la télévision quand soudain, le téléphone sonne.
Pas de panique, je sais que c'est ma fille Corail qui est au bout du fil. Elle est en mer pour quelques jours avec son Captain Troy préféré à caboter autour de l'Ile aux Belles Eaux. Ils sont seuls sur l'Océan. Seuls ? Que nenni ! Une visiteuse émerge... souffle... plonge... émerge à nouveau... les regarde au fond des yeux avant de replonger en dressant sa superbe caudale.
Pendant près de deux heures, elle leur offrira ainsi le spectacle de sa simple présence, que je partagerai par téléphone interposé... Par prudence, ils ont lentement navigué au moteur autour d'elle afin qu'elle ne soit pas effrayée ou ne prenne le bateau pour un congénère qui voudrait jouer...
Et ils n'étaient pas à la pêche à la baleine !

01 mai 2008
Les carrelages anciens
A la Kirchhof, nous avons eu, ma fille Corail et moi, la surprise de fouler sur le seuil de leur maison, le même carrelage de bordure
que celui que nous avons dans notre maison plus que centenaire. Mon métier de contacts, dont je vous parlerai un jour, m'a amenée à entrer dans des centaines de
bâtiments ou d'appartements, et je n'ai jamais vu de tels carrelages... Preuve s'il en était besoin, que nous étions destinés à rencontrer, Renate et Godehart, puisque nos maisons étaient pavées de même !
Ce seraient des carreaux de béton, de la fin du XIXe siècle.
Et si vous venez un jour me rendre visite, vous franchirez la porte et devrez passer sur le tapis de l'entrée... Mais non ! il ne vient pas d'Iran...



























