La Bourlingueuse

Carnets de voyages

09 septembre 2009

Ice wine party du 4 septembre (bis)

... Les raisins sont "oubliés" sur les ceps et vendangés l'hiver, souvent la nuit, par des températures inférieures à -8°. Il sont aussitôt pressés et l'eau en cristaux de glace est éliminée avec les déchets. Seul les sucs sont vinifiés et ils donnent cette saveur incomparable et une gamme d'arômes très étendue.

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Ice wine party du 4 septembre

Mon dos va moins mal... c'est dire qu'il va mieux et que je suis sur la bonne voie.

Mais c'est de vin de glace que je veux vous parler aujourd'hui, ice wine ou eiswein en Allemagne, où selon Wikipédia, au XVIIIe siècle, des gelées précoces obligèrent les vignerons à presser leur raisin glacé et ainsi découvrirent fortuitement le procédé de fabrication de ce vin devenu mythique. L'Alsace depuis longtemps, le Canada et enfin le Nord des USA en produisent aussi maintenant. Ils sont vendus en flacons de 37,5 cl et leur degré d'alcool ne dépasse pas 12°, le plus souvent autour de 10°. Leur prix est inversement proportionnel et grimpe en haut du tableau des tarifs.

Il y a bien des années, j'avais vu à la TV un reportage sur l'eiswein allemand et je m'étais promis d'en goûter au moins une fois dans ma vie. Mais en trouver au pays du muscadet n'est pas facile. Un caviste m'avait promis de s'en occuper, puis a renoncé. Des amis ont voulu m'en offrir pour un anniversaire, mais ont fait chou blanc ! Ca devenait la chasse au dahut ! Puis Christophe, un ami de mes enfants, m'apporta un flacon venu du Canada. Pas question de l'ouvrir avant d'être en famille. La bouteille suivante a été achetée à Kassel en Allemagne, mais le magasin n'en avait que deux sur ses étagères, dont nous en avons goûté une le soir même avec nos amis Gotehart et Renate, ma fille Corail et son Captain Troy. J'ai rapporté la dernière du Michigan en juin dernier.

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L'ice wine party a donc réuni mes deux fils, Hervé et Florence son épouse, Pierre, Christophe le responsable de la première bouteille, pour une étude comparée. Trois verres pour tester les vins avec un palais neuf et voir leurs teintes diverses. Et leurs arômes... quelle différence !

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Le canadien Château des Charmes est moëlleux, fruité, au goût de miel en fin de bouche. Mon préféré.

L'allemand Dr Hingel est plus sec, fruité, léger et long en bouche.

L'américain Shady Lane est fruité au goût de pomme, au point que nous avons vérifié sur l'étiquette si c'était du vin ou du cidre ! C'est celui que j'ai le moins aimé.

Nos avis étaient trop différents pour établir un classement, et c'est très bien ainsi...

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Christophe a été un vigneron un peu dillettante (sa passion, c'est les motos Harley de + de 50 ans et les vieux camions) et j'ai participé aux vendanges 2003 dont il m'avait offert un magnum (qu'il avait gravé) de son muscadet des Montys. Ce soir, il nous a expliqué qu'il avait mis son vin dans un tonneau neuf d'acacia dans lequel le tonnelier avait fait du feu pour en cintrer les parois. Ce qui a donné au vin un étrange goût de bois et de fumée. Il a eu raisonde faire cette expérience, car si son vin a un peu perdu le bouquet du muscadet, il a gagné une autre saveur, qui nous a bien plu.

L'événement valait bien que je calligraphie un menu pour chaque convive, mais j'ai oublié de noter le foie gras...

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J'avais juste reçu le jour précédent du riz sauvage de mon amie Marcia du Minnesota. Cette céréale aquatique cultivée par les Indiens est improprement appelée riz : son nom botanique est zizania. Vous avez compris que semer la zizanie fait le bonheur des Cheyennes, Dakotas et autres autochtones.

riz_sauvage_nu_1  Quelle soirée épatante nous avons passée ! Elle n'est pas belle, la vie ?

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29 août 2009

Aïe mon dos !

J'ai eu lundi la fâcheuse idée de jardiner... Ce n'était pas mon jour. Depuis, j'ai le dos bloqué et mon médecin m'a conseillé le repos. Je me shoote au paracétamol et aux anti-inflammatoires mais je vais laisser mon blog au repos lui aussi le temps de me remettre.

Le chantier des panneaux phototvoltaïques devrait commencer le 1er septembre, la non-interdiction administrative n'étant pas arrivée avant le 19 août. Je sais... pas facile à comprendre toutes ces négations!.. Notre église classée (du pur XIXe) a allongé de deux mois le délai de réflexion de l'architecte des Monuments de France. Mais en ce cas le silence est d'or, et n'ayant pas reçu d'interdiction formelle de construction, l'autorisation devenait tacite. Ouf ! J'ai en vain guetté la factrice... pour mon plus grand soulagement !

St_Martin

Laissez-moi quelques jours le temps de me remettre le dos à l'endroit, mais si vous me donnez des signes de sympathie, j'en serais très touchée

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25 mars 2009

Mes derniers projets rayonnants !

Voilà, c'est parti !

Vous avez sans doute oublié qu'en avril dernier, j'étais allée en Allemagne dans la Hesse avec ma fille Corail qui allait voir des amis (ceux qui avaient gagné son concours de photos). Nous avions été stupéfaites de voir les toits de toutes les maisons recouverts de panneaux photovoltaïques, même dans les villages classés aux colombages multi-centenaires. Depuis, l'idée a fait son chemin et je suis actuellement en contact avec deux entreprises qui me proposent d'équiper mon toit d'ardoises exposé plein sud et incliné à l'angle idéal.

Qui d'entre vous a déjà sauté le pas et pourra me dire les avantages et inconvénients de la chose, car le discours des commerciaux ne me montre évidemment qu'une rue pavée d'or ? J'attends la visite d'un conseiller EDF dans les jours qui viennent qui devrait pouvoir me donner un avis technique objectif... A mon âge, est-ce bien raisonnable ? Mais si je changeais de voiture, personne ne songerait à s'étonner...

Et vous, mes amis blogueurs, qu'en pensez-vous ?

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30 septembre 2008

La générale des Plus Belles Girls

Pour cause de voyage, j'ai été autorisée à assister à la dernière répétition de la revue de nos "Plus Belles Girls" 2008 et j'ai trouvé certaines girls un peu barbues, aux torses encore velus, sans faux-cils ni maquillage.

Tous ces costumes "faits maison" avec beaucoup d'imagination et de savoir-faire rivalisaient d'originalité... Quels bons moments j'ai passé à regarder ces bénévoles, tous amateurs, enfiler des tenues extravagantes et j'ai admiré l'aisance avec laquelle, juchés sur des talons vertigineux, certains jouaient les drag-queens avec un stupéfiant brio.IMAG0001

Le jour où Sylvain devait venir à la maison pour le dernier essayage de son costume de lapin rose, il avait mangé la consigne et était parti... acheter du muscadet dans le vignoble. Jean-Marc, mon cousin "à la mode de Lapin_s_rieuxBretagne" a accepté de faire le mannequin à sa place (lui ne joue pas dans la troupe, il fait le baby-sitter tandis que Nadia la maman est sur la scène). Mais leurs petites filles n'ont pas voulu voir Papa déguisé en lapin rose... vous serez donc les seuls à en profiter !

La "vamp" et ses bigoudis roses n'est pas celle que vous croyez... mais si d'aventure vous vous promenez à London dans le quartier de Buckingham Palace, vous avez des chances de la rencontrer, vêtue de ses vêtements de travail, ceux-la même qu'elle porte tous les jours...IMAG0033

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Claire tient dans ses bras sa jolie Nina, qui a fait ses débuts au théâtre l'an dernier, mais nul n'avait deviné qu'elles étaient deux sur scène... Nadia donne la réplique à l'ami Marcello qui aime les chapeaux à fleurs !IMAG0026 Claire_et_Nina

Et pour finir, Sylvain en lapin rose... qu'une agence matrimoniale facétieuse ou incompétente veut marier à une belette !Lapin_Sylvain Tout le monde s'est bien amusé, et, en allant se distraire, les Nantais permettront à des associations caritatives de profiter le la générosité de tous ces bénévoles en paillettes...

... dont la devise pourrait être "Paillettes et générosité" !

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28 septembre 2008

Mon école a eu cent ans

P1010015Il y a bien longtemps, au début de l'Occupation, j'avais rejoint mes parents à Nantes pour la rentrée d'octobre 1940. Jusqu'alors, j'étais élève chez les Ursulines du Faouët, où il n'était pas question pour nous, les petites filles modèles, de fréquenter, même de loin, celles de "l'école du diable" (je jure que c'est vrai)...

Par manque de temps et par facilité, Maman m'avait inscrite à l'école publique toute proche, mais, devant mon désespoir et le sentiment de honte qui m'avait envahie, elle me promit qu'il ne s'agissait que de quelques jours, et, dès que ce serait possible, elle me conduirait à l'école, plus éloignée, des Soeurs de St Martin.

Ma maîtresse Madame Lescop, fut-elle informée de mes tourments ? J'arrivais quelques jours après la rentrée des classes, et elle m'accorda beaucoup d'intérêt dès le premier instant... Sur l'ardoise que je reçus ce jour-là, j'écrivis la première chose qui me vint à l'esprit : "Jésus-Christ". Ma voisine, qui avait lu ce mot qui ne faisait visiblement pas partie de ses préoccupations, en fut stupéfaite et, moqueuse, m'appela ainsi pendant tout le temps où nous fûmes ensemble à l'école. Je fus néanmoins séduite par la chaleureuse ambiance qui régnait dans la classe, et ne tardai pas à être charmée par ma maîtresse : il n'était plus question de quitter l'école du diable, qui n'était pas, mais alors pas du tout, ce à quoi je m'étais attendue !

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Cette école, devenue "mon" école, a fêté samedi ses cent ans, et beaucoup d'anciens élèves ont, comme moi, été en pélerinage dans ces vénérables murs, même s'ils ont été modernisés : des classes ont été séparées par une cloison (il y a moins d'élèves par classe) et surtout, l'école est devenue mixte (le bâtiment des garçons était en face, de l'autre côté de la rue). Des photos de groupe ont été retrouvées et exposées, pour le plus grand plaisir de ceux qui se reconnaissaient. Deux dames se sont approchées de moi : "Blanche ?"... Ouiiiii ? Je ne les ai pas reconnues sur le moment, mais dès qu'elles ont dit leur nom, les souvenirs sont revenus. Nous avons évoqué nos maîtresses, aimées, respectées (je n'ai eu que les "gentilles", ayant échappé aux deux "peaux de vache" qui sévissaient en ces temps et en ces lieux. Puis d'autres rencontres nous ont permis d'échanger nos cartes de visite. Le fils de l'une d'elles nous a prises assises à la trop petite table d'école. Je devrai avoir la photo à mon retour, et vous la verrez !

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Une classe du début du XXe siècle a été reconstituée, et un livre d'or était à la disposition des visiteurs, qui avaient à leur disposition un porte-plume sergent-major et l'encre violette qui n'a plus la même odeur si particulière de celle de mon enfance. J'ai été l'une des dernières à écrire, et j'ai constaté que personne n'avait choisi la facilité d'utiliser un stylo ou un "bic" : chacun avait eu à coeur de reprendre le respectable porte-plume, et plus d'un y avait laissé un pâté !

J'étais dans cette même classe le 8 mai 1945, celle de la directrice, Mademoiselle Charrieau. Cette femme a su passer au-delà du programme pour nous expliquer ce qui avait commencé à transpirer : l'horreur des camps. C'est elle aussi qui nous parla pour la première fois du "commerce triangulaire"... Des bateaux partaient d'Europe, (et en France, principalement de Nantes) chargés de fusils de mauvaise qualité, de verroteries, la "pacotille", qui étaient troquées contre des captifs africains que l'on vendait très cher en Amérique, au Brésil ou aux Antilles.  Les bateaux revenaient d'Outre-Atlantique chargés d'épices, de sucre, de rhum... Les armateurs ont fait rapidement fortune. A Nantes, le sujet n'était pas tabou : il était simplment ignoré des Nantais, hormis des lettrrés et des descendants des grandes familles d'armateurs.

Depuis une quinzaine d'années, et pour son honneur, notre ville a eu le courage de ne plus occulter ces événements. Une vaste exposition "Les Anneaux de la Mémoire" a duré deux ans. De plus des cycles de conférences, six par an, permettent à ceux qui le désirent de tout savoir sur ce douloureux sujet. Un musée est en projet sur les bords de la Loire d'où partaient les navires...

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29 août 2008

Quand deux blogueuses se rencontrent...

Par son talent de peintre, Arlette a donc gagné un séjour d'un week-end à Cagnes, la dernière étape d'Auguste Renoir... où (parce que les choses sont bien faites) je me trouvais aussi à la même date.

Et voilà comment nous avons fait connaissance dans le jardin du "Mas des Artistes", une vaste maison construite par un sculpteur et transformée aujourd'hui en hôtel...

P1010082  Rencontre chaleureuse qui n'est que la première puisque nous avons convenu de nous revoir lorsque, plus tard avec son mari, elle viendra dans l'Ouest...

Mon fils Pierre et moi avions le projet de refaire des balades à moto dans le superbe arrière-pays qui se cache derrière les derniers contreforts alpins.

Je crois qu'il avait choisi une des BMW de sa collection, et, pour ma sécurité, décida de l'équiper de pneus neufs... Bien sûr, en vieux routard pilote de courses de côtes, il a pris ses premiers virages avec les précautions qui s'imposent lorsqu'on roule avec des pneus qui sortent d'usine enduits de cire. Et puis, un instant d'oubli autour d'un rond-point (à 40 kmh), la moto est partie comme sur du verglas, a pivoté sur son protège-cylindre tandis que le genou de son pilote prenait un angle insolite... Des motos, Pierre en a d'autres, mais de genou... il n'en a pas de rechange ! Bilan : une entorse et le nez fracturé suite au malaise vagual consécutif ; broutilles à côté des risques encourus dans une circulation urbaine dense où beaucoup de "ferraristes" se croient des Fangio sur les boulevards de Cannes ! Il me faudra donc attendre un an avant de pouvoir reprendre nos escapades sur les routes provençales.

P1010086Chaque année depuis 64 ans, Cannes commémore sa libération par les troupes alliées arrivées le 24 août 1944 à 18 h, venant de l'Ouest après leur débarquement en Provence. Et vraiment, quel retour dans l'Histoire pour ceux qui ont vécu ces moments ! Un camp a été installé où les participants vivent dans les conditions des soldats de l'époque ; les chars et véhicules divers sont groupés dans le stade voisin avant de défiler le jour anniversaire dans la ville, afin d'arriver à l'heure dite 18 h devant la mairie pavoisée où une cérémonie officielle réunit les représentants des pays libérateurs : Anglo-Américains, Canadiens, Russes et Français, bien sûr...

Il faut voir la liesse du public, et la joie des Cannois qui ont gardé dans leurs armoires les uniformes de l'époque, et dans leurs garages les jeeps amoureusement bichonnées, comme les tractions Citroën marquées FFI avec la croix de Lorraine dans le V ! Peu d'entre eux ont réellement participé à cette Libération, mais ils ont à coeur que nul n'oublie ceux qui les ont délivré du joug nazi. Et tout le monde y croit ! J'ai trouvé cela émouvant.  IMAG0103IMAG0066IMAG0094P1010095IMAG0096IMAG0053

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04 juillet 2008

Une sacrée bonne femme !

Comme nous tous, j'ai eu un choc en voyant sortir de l'avion cette femme en treillis qui était rayonnante, et si lumineuse...

Depuis longtemps, elle était devenue une icone, et nous avions appris à la connaître à mesure que son épreuve s'éternisait. Aujourd'hui, à l'écouter, je me sens petite... ordinaire... banale...

On devine qu'elle a subi bien autre chose que la captivité. Et tant de pudeur lorsqu'elle évoque ce qu'elle ne ferait pas endurer à un animal... pas même à une plante. Cependant, elle a eu de la pitié pour son tortionnaire vaincu.

Je ne suis vraiment pas à la hauteur d'Ingrid...

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29 juin 2008

Le luxe n'est vraiment plus ce qu'il était !

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais, mais, vu le prix demandé dans cet Hôtel Pullman, je pensais bien goûter à un peu de luxe, savourer un décor inhabituel et raffiné, me voir dans les miroirs d'une salle de bain aux marbres étincelants, et dormir dans des draps au toucher soyeux...

Je n'aurais pas été surprise de croiser dans le lobby ou au détour d'un couloir des visages connus de la jet-set, même s'ils descendent plus souvent au Crillon ou au Ritz.

Bref, je croyais m'offrir la grande vie pour une soirée ! Car il n'était pas question pour moi de dépenser 500 € pour les deux nuits qu'y passaient mes amis. P1010001

A la sortie du métro Balard (je voyage "popu") mon GPS en mains, je ne tarde pas à voir l'énorme bâtiment, et déjà, je sens que "ça l'fait pas". L'hôtel a beau afficher 4 étoiles, ya kekchose qui me chiffonne. Et puis les travaux d'extension de la ligne de tramway n'ajoutent rien au premier coup d'oeil : pas de pelouse, ni de jardin fleuri...

Comme partout, le personnel de la réception est compétent et... international. Mes amis du Michigan ne sont pas encore là, mais on leur signalera ma présence à leur arrivée.

La carte magnétique qui ouvre la chambre 675 est également nécessaire pour faire fonctionner l'un des six ascenseurs, ou le faire s'arrêter à votre étage pour le cas où un autre passager P1010014l'aurait fait démarrer. Le corridor a beau être décoré de photos de jazzmen Noirs de l'entre-deux-guerres, il est d'une banalité à pleurer. La chambre l'est tout autant, et a le même aspect que celles des Holiday Inn, Best Western ou autres Ibis...P1010010

Dans la salle de bains, des produits Roger & Gallet sont joliment disposés près du lavabo, mais la porte de verre est maculée de taches que la femme de ménage sous-payée n'a pas pris le temps de nettoyer... La carte du petit déjeuner affiche des prétentions que je suis bien décidée à ignorer ! petit_004P1010017

Si elles avaient parlé le français, mes grand-mères bretonnes m'auraient (à peu près) dit " C'est ben cher pour c'que c'est"... Et je n'ai pas même pensé à aller faire un tour à la piscine !

P1010021Les retrouvailles avec mes amis ont été chaleureuses et notre virée à Montmartre by night leur en a mis plein les yeux, même si le prix d'un demi de bière blanche leur a semblé excessif : 10 € !

Et le lendemain, je me suis offert en leur compagnie une petite revanche que j'ai la faiblesse de savourer de temps en temps : je regarde Paris depuis la terrasse duP1010025 Palais de Chaillot, à l'endroit où s'est tenu Adolf Hitler ce jour de 1940 lors de son unique passage de quelques heures en notre capitale, quand il se croyait le maître du monde. Ce Paris qu'il n'aura pu faire brûler...

Bien entendu, le programme de mes amis comprenait l'ascension de la Tour Eiffel, et la magie a opéré : le ciel dégagé leur a permis de contempler Paris à 360°. Si les vitraux de la P1010046Sainte Chapelle, qui ont miraculeusment survécu à la Révolution ont fait leur admiration, Notre-Dame n'a pu nous accueillir, une ordination collective en interdisant l'accès. Les Galeries Lafayette était leur prochaine étape (incontournable of course !) mais trop longue à pied pour moi qui avais mon TGV à prendre en soirée. Et c'est là qu'il a bien fallu se quitter, sur le parvis devant la façade immaculée qui, disent les architectes, était multicolore à l'origine. Qui, aujourd'hui, prendrait le risque de lui rendre l'aspect que lui avaient donné ses bâtisseurs ?

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26 juin 2008

Un p'tit tour à Paris...

Trois amies Américaines passent deux nuits à Paris pendant leur "Tour d'Europe en 12 jours !". J'ai décidé de les rejoindre afin de partager ce moment avec elles.

Elles sont descendues dans un hôtel de luxe que je n'aurais pas choisi dans une autre occasion... Je vous raconterai les impressions de Gwen dans un Pullman et vous aurez les photos en prime !

A dimanche !

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