15 mars 2009
La mariée avait-elle quatre roues ?
Gaby, généalogiste http://miniter.canal-blog.com faisait récemment remarquer la fluctuation des noms de famille dans les actes paroissiaux, mais aussi dans les actes de l'Etat-Civil jusqu'à la fin du XIXe siècle, époque où les patronymes ont été fixés.
Pour vous en convaincre, je vous livre un petit bijou : l'acte de mariage de Madeleine Catrou (c'est ainsi que l'on écrit habituellement ce nom de famille). Le scribouillard de service a peut-être voulu s'amuser...
Pour vous faciliter la lecture de cet acte, vous en trouverez la "traduction" plus bas où l'orthographe a été respectée.
Mariage de Jacque Renaud et Madeleine Quatrous
AUJOURD’HUI, vingt sept floréal, l’an cinq de la République Française, une et indivisible, sur les dix heures du matin, pardevant moi François Beaufort, agent municipal, Officier public de la commune de Sainte Hipolite, canton de Marant, département de la Charente Inférieure, étant dans la Maison commune, sont comparus pour contracter mariage, Jacque Reneaud, cultivateur, fils légitime de feu Jacque Renaud et de feu Ganne Berthaut d’une part ; et Madeleinne Quatre Rou fille légitime de Louis Quatrou cultivateur et de Maris Picot d’autre part ; Lesquels futurs conjoins étaient accompagnés de Jacques Quatrout âgé de cinquante un ans, de la commune de La Vallée et de André Vasquot âgé de quarante trois ans, et de Catterinne Daunasse âgé de cinquante trois ans demeurant le citoyen Jacque Quatrou de la commune de la Vallée, et Andreé Vaquot de la commune Saint Agnant, et Caterinne Daunas de cette commune.
Après avoir donné lecture en présence des contractans et des témoins, 1° de l’acte de naissance dudit Jacques Renaud en date du dix octobre mille septembre cent cinquante neuf extrait des registres de la commune de La Vallée 2° de celui de ladite Madeleine Quatrout en date du neuf juin mil sept cent soixante dix extrait des registres de la commune de Sainte Agnant 3° de l’acte de publication de promesse de mariage entre les contractans, publié et affiché de la principale porte de cette Maison commune le .................par mois, agent municipal après que ledit Jacques Reneaud et ladite Madeleinne Quatrout ont eu déclaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j’ai prononcé, au nom de la Loi, qu’ils sont unis en mariage, et j’ai rédigé le présent acte qui a été signé de nous et de ceux des citoyens présens qui ont su le faire, le témoin a déclarré ne savoir signé Louis Rollan a signé avec nous
Louis Rolland Renaud Beaufort agent
Mun pal
Eventail des orthographes diverses des noms de famille :
RENEAUD QUATRE ROU DAUNASSE VASQUOT
RENAUD QUATROU DAUNAS VAQUOT
QUATROUS
QUATROUT
J'ai enfin trouvé pour quelle raison mes textes Word étaient parfois "ébouriffés" lorsque je les éditais sur le blog : c'est que les balises "actives" étaient... activées !
Question à 100 € : l'acte de mariage ci-dessus sera-t-il ou non "ébouriffé" ?
Réponse dans quelques secondes...
23 novembre 2008
Monsieur le Curé avait-il bu trop d'eau bénite ?
Après avoir fait un petit tour sur le blog de Gaby http://miniter.over-blog.com/ (aussi généalogiste) je lui ai laissé en commentaire l'anecdote de ce curé qui a marié deux de mes ancêtres en 1736. Oh ! notre curé n'a pas oublié de préciser que les bans avaient été publés trois dimanches consécutifs, dans sa paroisse comme dans celle du "futur", et qu'il n'y a eu aucune opposition ni empêchement à ce mariage...
Tout y est... ou presque !
Il manque seulement le nom des mariés ! Les bans publiés dans la paroisse du marié et le nom des témoins ne laissent aucun doute quant à l'identité des mariés...
19 septembre 2008
Bouleversante découverte
Mon blog a aujourd'hui deux ans !
Je n'avais pas choisi d'avoir un blog (d'ailleurs, savais-je vraiment ce que c'était ?) et je n'ai pas non plus choisi le nom de Bourlingueuse, même s'il me semble peu ou prou justifié... C'est Corail, ma fille des Isles qui en a pris l'initiative. Mais sitôt avoir compris le mode d'emploi du dit blog, je me suis amusée à le nourrir de mes élucubrations, et pris tant de plaisir à cela que je me suis prise au jeu. Merci à celles et ceux qui me font l'amitié de laisser leurs commentaires au passage...
J'ai abandonné les pinceaux depuis quelque temps, mais ce n'est que partie remise, bien sûr !
Les costumes de scène des "Plus Belles Girls" seront terminés demain, à temps pour la répétition générale de la revue déjantée annuelle qui permet à la troupe de bénévoles de verser l'intégralité des bénéfices à des associations caritatives.
Aïe mes aïeux ! En commençant la généalogie de la femme de mon fils Pierre dont la famille maternelle est de Vendée, j'ai eu la grande émotion de découvrir les actes de décès de deux de ses ancêtres, père et fils, guillotinés le même jour (après avoir laissé postérité). Je n'ai pas pu enregistrer la partie du microfilm où figurent ces actes (les archives de Vendée sont en ligne), mais j'en donne le texte ci-dessous :
Les décès de Mathurin Boudeau et de son fils Pierre sont du 28 frimaire an II mais n'ont été transcrits qu'en date du 2 floréal.
Au vu des 75 autres actes, ils ont été guillotinés. Le texte est identique, même si les témoins changent. Ceux des premiers actes sont le concierge et les gardiens de la prison…
Acte de décès de Mathurin BOUDEAU, l'un parmi les 77, tous datés du 2 floréal, qui enregistrent les "décès" survenus sur plusieurs mois...
Son fils Pierre dont l'acte suit celui-ci, est guillotiné en même temps.
Du deux floréal l'an deux de la République
PERREAU officier public
Acte de décès de Pierre BOUDEAU, l'un parmi les 77, tous datés du 2 floréal, qui enregistrent les "décès" survenus sur plusieurs mois...
Son père Mathurin dont l'acte précède celui-ci, est guillotiné en même temps.
Du deux floréal l'an deux de la République
PERREAU officier public
Ce Perreau n'a probablement pas noté la mort du père...
Ma prochaine édition sera plus souriante !
09 septembre 2008
Abjurations
Il y a un blog dont j'aimerais vous parler... Bernadette, qui a rebondi après 60 ans, a pour devise la phrase attribuée à Voltaire (mais qui en a réellement exprimé l'idée avec d'autres mots) : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrais jusqu'à la mort pour que vous ayez de droit de le dire".
Vous la trouverez à http://seniorette.canalblog.com
Ceux qui lisent le blog de Bernadette y ajoutent leurs commentaires, bien sûr, mais ouvrent aussi un vrai forum d'idées où chacun s'exprime librement. Le sujet de cette semaine est "Mort, fuite ou conversion" : 50.000 chrétiens tués chaque année pour leur foi.
Depuis que le monde est monde, j'ai bien peur que l'homme (surtout celui qui cognait le plus fort) a préféré imposer ses idées à autrui. Et ceci me ramène... à la généalogie !
Mes ancêtres bretons ont eu la bonne fortune de rester des catholiques purs et durs, ce qui leur a évité bien des désagréments, même s'ils devaient courber l'échine et se plier aux règles de l'Eglise. Certains de ceux de mon mari charentais ont écouté les voix de Calvin et Luther, et sont devenus réformés : "huguenots" disaient les catholiques avec un brin de mépris quand il ne les injuriaient pas en les traitant de "parpaillots" ! Certains ont tenu bon... D'autres, afin de vivre en paix, ont dû abjurer...
L'Edit de Nantes a été signé par Henri IV en 1598 et l'un des exemplaires a été exposé en nos murs il y a quelques années, protégé par des vitres à toute épreuve. Son petit-fils Louis XIV l'a révoqué en 1685, influencé par Madame de Maintenon et le Père Lachaize entre autres. Ceux qui ont résisté (une minorité) qui refusent d'abjurer se réunissent dans la clandestinité. C'est ce que l'on appelera le culte au Désert, par allusion aux lieux retirés et difficiles d'accès où ils continuaient à célébrer leur culte. Les pasteurs encourent la mort, et les fidèles les galères à vie pour les hommes. Les femmes elles, risquent la confiscation de corps et de biens, sans que j'aie pu savoir ce que signifiait pour elle
s "la confiscation de corps" sans doute la prison.
Beaucoup de conversions ne sont pas sincères. Malgré la violence de la répression contre les assemblées du Désert, le culte clandestin persiste. J'ai retrouvé l'acte d'abjuration d'un couple d'aïeux à Archaingeay, quatorze ans
après la révocation ! J'ai ouvert la porte de l'église qu'ils ont dû franchir avant de se soumettre. Les baptêmes de leurs enfants sont introuvables, ceux de leurs petits-enfants aussi...
Voilà : c'est juste une incursion dans le passé proche de notre pays. Il faut aussi regarder dans le miroir que l'on nous tend.
Pour conclure, lisez aussi l'acte de baptême qui suit, trouvé en Bretagne dans la paroisse voisine de 6 km de celle où je suis née. Il y en a beaucoup d'autres de ce type à Nantes, où arrivaient les vaisseaux négriers de retour de leurs voyages triangulaires, et les capitaines "adoptaient" parfois des négrillons pour l'amusement de leurs enfants... et pour les servir ! Mais celui-ci est exceptionnel dans cette partie de Bretagne.
24 juillet 2008
Les terriers de Bretagne
Depuis 1941 et le gouvernement de Philippe Pétain, Nantes n'est plus en Bretagne... administrativement ! Notre bonne duchesse Anne "des Pays de Loire", deux fois reine de France (tour à tour épouse de Charles VIII puis de Louis XII, mère de la reine Claude, épouse de François 1er) y a tout de même sa résidence, et surtout... surtout... les archives du Parlement de Bretagne sont en nos murs !
Donc Philippe, le cousin généalogique que vous avez vu sur le clip vidéo, avait très envie que l'on aille ensemble fouiller le "terrier" des lieux que nos ancêtres ont imprégnés de leur sueur, et dont les originaux reposent aux Archives de Nantes. Rendez-vous a été pris ce jour et, armés de nos APN, nous avons commencé le marathon : photographier
systématiquement les actes de cessions et d'héritages (concernant le plus souvent les familles nobles) qui précisent les terres "froides" ou "chaudes", "nobles" ou "roturières" avec le nom des congéables (ceux qui nous intéressent !) qui les travaillaient, et les moulins faisant partie des domaines.
Quel bonheur de tourner les pages de ces registres vieux de plus de trois siècles, et d'admirer l'écriture déliée des scribes qui aimaient dérouler les boucles élégantes des majuscules et des finales... Cependant, pas trop de temps pour s'attarder à lire, seulement les quelques minutes pour vider la carte sur l'ordi lorsqu'elle est pleine, et reprendre la moisson d'ancêtres. Et l'émotion est grande de découvrir un nom de la famille dans ces vénérables papiers !
Combien de clichés ? Entre 600 et 700... mais nous ferons mieux les prochaines fois, notre technique sera au point pour une efficacité optimale.
18 juillet 2008
Tout sur la vidéo
Bonjour, je fais partie de l'avant dernière génération inscrite sur l'arbre de Gwen, j'ai donc un peu droit moi aussi de me glisser dans les archives.
Je crois que Gwen a oublié de vous faire partager l'essentiel de ce fameux tournage : le lien...
Le voici, http://www.dailymotion.com/video/x5ryf1_ciscogenealogie100608_people
J'adore, le fait de savoir que Maman (et oui, vous saurez tout) est assise sur le dos d'un beau garçon solide on voit au 32ème visionnage (?) que Gwen oscille imperceptiblement sur son "fauteuil" quand elle retourne le cadre. Allez y j'attends vos commentaires !
Bon, peut être que je n'ai pas tout bien vu, j'y retourne ! Moi, je la trouve très belle ! Je suis très fière ! Bravo Maman, continue ! Après ça, il ne te reste plus qu'à apprendre la guitare, à composer des chansons, faire des disques et devenir première dame (pas de France c'est déjà pris !).
17 juillet 2008
Gillette la petite mariée...
Depuis que les Archives du Morbihan sont mises en ligne, je passe un temps fou devant mon écran (ne le dites pas à mon chirurgien ophtalmo, il croit que je ne lis que des BD !).
Je fouille donc presque systématiquement les registres paroissiaux des villages où ont vécu mes ancêtres, ou bien ceux des villages proches afin de débusquer les actes qui m'auraient échappé, ou dont l'encre trop pâle n'avait pas accroché jusqu'ici mon regard...
J'avais déjà l'acte du mariage en 1681 de Gillette, ma petite aïeule, à laquelle le curé de Guiscriff avait attribué l'âge de 13 ans... Vous avez bien lu : 13 ans, mais d'autres parmi mes ancêtres (tout comme parmi les vôtres...) ont été mariées à 12 ans... L'une même est morte avant 15 ans en donnant le jour à un petit orphelin qui a fait souche et dont je descends, laissant un jeune veuf de 17 ans !
Notre curé, celui qui a procédé au mariage le 27 novembre 1681, n'a pas été très curieux, ou, plus probablement, a carrément fermé les yeux, car j'ai trouvé l'acte de baptême de ma petite mariée dans le même régistre de la même paroisse : prGillette, fille légitime et naturelle de Thomas Guénégou et de Marye Le Poulicart ses père et mère a esté baptisée par moy soubsignant prestre. parain et marayne ont estés Mathieu Le Dahiron et Gillette Toulgoat. Ce second septembre 1670. Fust née le premier dudict mois et an présent.
Suit une belle signature calligraphiée : C Fournier prestre.
Jan Brilleu, curé de Guiscriff, a donc, en toute connaissance de cause, marié ce jour de novembre, une petite fille de onze ans et 3 mois à un homme de 21 ans. Mais peut-être lui aussi a-t-il été vieilli (ou rajeuni ?) pour la circonstance ? Je n'ai pas, à ce jour, trouvé l'acte de son baptême...
Car enfin, si dans les cours royales, on mariait les princesses avant qu'elles ne soient pubères, rien ici ne justifiait qu'une si jeune enfant, petite paysanne, soit mise dans le lit d'un prétendant avec la bénédiction de l'Eglise ! Quelqu'un a parlé de pédophilie ?
14 juin 2008
Lien pour la video
Je ne suis pas sûre d'avoir compris tout ce que le Ch'ti Marcel a pris la peine de m'expliquer, alors je vais coller le lien qui vous permettra peut-être de voir ce fameux film.
http://www.dailymotion.com/video/x5ryf1_ciscogenealogie100608_people
On essaie de voir si ça marche ?
A plus
Gwen
13 juin 2008
Six heures pour une minute
Le croirez-vous ? Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par une journaliste de M6, qui m'a
mis en rapport avec une de ses consoeurs, laquelle m'a convaincue d'accepter une journée de tournage pour, au finish... une minute de film sur la généalogie !
Vous avez bien lu : une minute...
J'ai accepté bien sûr et, le matin du jour dit, nous nous sommes retrouvés dans la cour du château de notre bonne duchesse Anne de Bretagne. Ils étaient quatre, venus de Paris pour l'occasion :
- Lionel, le metteur en scène et cameraman
- Zaccharie le régisseur, son ordinateur... et son Rubix cube
- Jean-Edouard, à l'impressionnante valise d'objectifs divers
- Lucas chargé des projecteurs
Le téléphone portable quasiment vissé à l'oreille des quatre pour prendre des instructions ou manager leurs prochains tournages, leur efficacité est redoutable...
Nous avons parcouru le château et ses remparts et ils ont choisi les meilleurs angles pour symboliser le temps qui passe et la pérennité de l'arbre (généalogique).
Zaccharie m'a même servi de siège afin que mon visage soit à la bonne hauteur dans la meurtrière qui
s'ouvre sur la ville ! Puis les Archives de Loire Atlantique fraîchement rénovées ont accueilli l'équipe qui a quelque peu perturbé le silence monacal des salles de lecture. Philippe, un cousin "à la mode de Bretagne" connu par l'Internet est venu nous rejoindre et s'est prêté au jeu... Pascale, en revanche, aussi cousine Internet, a renoncé à nous attendre, le timing aux Archives ayant explosé...
La journée s'est achevée à la maison dans mon "queendom-capharnaüm", devant les ordinateurs, les arbres généalogiques et les vielles photos de famille... Ma voix "off" a été enregistrée au grand galop... et tout a été replié à la hâte pour que l'équipe ne rate pas le TGV de 20 h (ça leur a fait une journée de 15 heures).
Reprenons : six heures de tournage, une vedette (moi !) un brillant second rôle (Philippe) quatre "machinos" un matos impressionnant et, au bout du compte une minute de film qui passera sur la TNT mais que j'ai pu télécharger sans pouvoir l'éditer ici... Je vais demander conseil à Marcel le Ch'ti, expert en video... et, avec un peu de chance, vous pourrez voir où ça mène, la chasse aux ancêtres !
Même si je n'ai pu remonter jusqu'à notre Duchesse Anne de Bretagne disparue en 1514, mes plus anciens "ayeux" répertoriés vivaient au temps de son gendre François 1er (1515-1547).
22 mai 2008
Trente ans que je lui courais après !
Il y a quelques semaines à un congrès de généalogie, j'ai fait imprimer l'arbre familial pour chacun de mes enfants. On n'a pu y faire figurer que dix générations, car l'impression de la totalité eût nécessité une feuille de 7,5 m, la branche la plus complète s'étendant sur 21 générations, et une grande partie des autres sur 18... ce qui nous ramène mine de rien à des "ayeux" vivant sous le règne des enfants de Catherine de Médicis ! Louis Benon, lui, dit l'Ancêtre, est né vers 1535, sous le règne de François 1er, le gendre de notre bonne duchesse Anne de Bretagne...
Bon ! Je sens que je vous ennuie avec l'Histoire de France, alors revenons à notre arbre. Si vous jetez un coup d'oeil sur celui-ci, vous constaterez qu'il y a des manques, des "blancs" dont deux qui entament profondément le shéma : dans l'un des cas, pas de mystère... c'est que depuis 1848, le papa court encore sans avoir pris le temps de laisser ses coordonnées ! De cet enfant, Juillet auquel on n'a pas même donné un prénom, je vous parlerai un jour... J'ai trouvé son acte de mariage, son contrat devant notaire, avec le nom de sa mère et celui des parents de sa jeune épouse... et c'est là que les choses se sont compliquées : si j'ai pu remonter sans trop de peine son ascendance maternelle et celle du beau-père, rien n'a pu me mettre sur les traces de Marie Bonnin la belle-mère. Et j'y ai mis de l'obstination, croyez-moi ! J'ai compulsé les registres de recensement, ceux des mairies environnantes, mais Marie restait introuvable. J'ai fini par la laisser aux oubliettes d'où je la sortais de temps en temps sans pouvoir faire avancer le schmilblick.
L'impression des arbres ayant mis en évidence sa trace presque en négatif, j'ai lancé un appel sur Internet. Et... et... Non ! Zorro n'est pas arrivé! Mais il y a quelques jours il m'a été signalé un mariage de 1859 dans un tout petit village charentais, qui pourrait être celui que je cherche. La mairie n'est pas ouverte tous les jours, et j'ai dû téléphoner plusieurs fois avant qu'on me réponde. Au bout du fil, la voix aimable à laquelle j'ai exposé ma recherche me demande de patienter le temps de chercher le registre.
Bingo ! Marie Bonnin et ses parents sont désormais sortis du néant, après trente ans d'investigations, et je vais pouvoir (avec ses ancêtres), enfin la faire grimper aux arbres ! ! !
Les cases en jaune sont celles dont les titulaires entrent deux fois ou plus dans l'ascendance familiale.








