Une histoire de blob

 

Il semble qu'aucune photo de blob "officielle" ne soit enregistrable pour illustrer ce préambule

Pour tout dire, lorsque Flo au m'a appelée au début de novembre dernier pour me dire qu'elle avait un blob dans son jardin, je n'avais jamais entendu ce mot. Une photo jointe montrait une sorte d'omelette de deux oeufs posée sur le gazon, et elle m'expliqua brièvement de quoi il s'agissait probablement.

Car il y a des années que mon fils Hervé et elle-même s'intéressaient à la chose, même s'ils n'en faisaientnt pas un sujet de conversation fréquent : ils savaient que le blob existe, ils lisaient tout ce qui paraît sur le sujet, mais sans plus... mais si elle continue maintenant qu'elle est seule. Sachez que le blog est unicellulaire, ce n'est ni un animal, ni un végéyal, ni un champignon...

Le lendemain, l'omelette avait disparu et ni elle ni moi n'en ont gardé la photo. Peu de temps après, le journal "Ouest-France" m'apprenait que le CNRS cherchait des volontaires pour une expérience : élever des blobs chez soi comme le Centre National de Recherches Scientifiques le fait dans ses laboratoires...

J'ai tout de suite été tentée par l'expérience, mais après un temps de réflexion, je me suis dit que mon âge serait un obstacle à ma candidature : j'ai hésité avant de la présenter dans une lettre où l'humour avait la place principale, mais j'étais sans illusions. J'avais tort puisque quelques semaines plus tard, j'ai reçu d'Audrey Dussutour, la responsable de l'expérience, un courriel m'annonçant que c'était mon âge qui avait été prépondérant et que j'étais la doyenne des 15.000 personnes retenues, la plupart en France, mais aussi dans le reste du monde ! Entre-temps, j'avais cherché sur Internet tout ce qu'il fallait savoir sur le blob et les recherches que mène le CNRS, ce que je vous invite à faire aussi pour comprendre ce à quoi je me suis engagée !     

Il a fallu réunir le matériel nécessaire soit :

* deux boîtes à chaussures identiques

* une lampe infra-rouge de 75 w

* des boîtes de petri 90 mm à trois ergots

* un double-décimètre,

* une pince ào épiler

* une bouteille de soda d'un demi-litre pour doser avec précision l'eau du robinet qui servira à préparer la gélose (les verres-doseurs sont faux la plupart du temps)

* des boîtes d'agar-agar de la marque Vahiné pour préparer la gélose

* deux thermomètres de précision à acheter sur un site,préconisé

* des flocons d'avoir de la marque Quaker Oats

* c'est à peu près tout...  

Il faut comprendre que si la liste est aussi précise, c'est qu'il est impératif que tous les participants travaillent dans les mêmes conditions avec le même matériel et nourrissent les blobs avec les flocons d'avoine les plus faciles à trouver dans le monde.

Le CNRS n'est pas assez riche pour équiper les 15.000 participants, il faut donc prévoir une dépense d'un peu plus de 20 € (ma lampe infra-rouge a coûté 15 € à elle seule).    

Reste à attendre l'arrivée des sclérotes.

Les sclérotes sont des sortes d'embryons secs de blobs endormis déposés sur des papiers-filtres et qu'il va falloir réveiller.

La suite à demain... si vous le voulez bien...