La chambre particulière

La chambre particulière

Cette toile de Vettriano me fait irrésistiblement penser à Baudelaire.
Je verrais bien un devoir qui commence par :
« Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière »

Et qui finirait par :
« Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure. »
Ça, ce serait chouette…

 

Je logeais dans la maison du principal, et j'avais obtenu, dès mon arrivée, la faveur d'une chambre particulière.

Etendu sur le lit, je me pris au jeu en m’imaginant être Baudelaire. Bien entendu, comme les copains, j’avais presque toujours en poche de quoi tirer quelques tafs de hash et c’est avec un bonheur indicible que je regardais la fumée s’élever lentement au plafond. La lettre que j’avais reçue le jour même de ma mère était tombée sur le tapis : je la lirais plus tard, lorsque les effets de l’herbe se seraient atténués.

Ne croyez pas ce que racontent les pisse-vinaigre qui prétendent que quelques bouffées de hash plongent le fumeur dans des paradis artificiels qui les mènent tout droit à la déchéance, voire à la mort.

Je savourais ce joint dont je décrétai soudain qu’il serait le dernier...

Néanmoins un moment de réflexion me décida à attendre la fin de l'aventure