Rêve de Harley-Davidson

Printemps à Paris

Dites quelque chose sur ce printemps magnifique dans une ville déserte.
Une histoire qui commencerait par :
« L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise, en marchant sous les arcades, jusqu’à la place de la Concorde. »
Et dont les derniers mots seraient :
« Malheureusement je ne crois pas qu’il suffise de traverser la Seine. » 
Oui, ces mots sont empruntés à « Patriiiick !!! »

 L’air était moins étouffant que la veille et j’ai même cru sentir la caresse d’une brise en marchant sous les arcades jusqu’à la place de la Concorde.

A la hauteur du kiosque à journaux où je vais prendre mon Télérama habituel, est garé un énorme ‘’deux roues’’, sorte de scooter monstrueux, bardé de coffres qui permettent de ranger casques, gants, sacs et outils… Une sorte d’engin ‘’m’as-tu vu ?’’  pour quinquas qui voudraient bien se donner des airs de vrais motards… mais qui ne sont que des pilotes à la petite semaine…

L’engin me fait immédiatement penser aux balades avec Pierre sur l’une de ses élégantes Harley Davidson. Il faut dire que sa collection de motos est impressionnante : 11 ? 12 ?

Je ne sais plus combien d’engins il abrite dans son garage (je devrais dire ses garages : il a dû en acheter un autre dans l’immeuble voisin). Je sais seulement que toutes ses motos, les BMW qu’il appelle ses Béhèmes, comme ses Harley, ont toutes plus de 50 ans et qu’il leur fait prendre l’air aussi souvent qu’il peut. Il aime participer à des courses de virtuosité dans les lacets des petites routes de l’arrière-pays avec d’autres mordus de vieilles bécanes, et ne leur parlez surtout pas de japonaises à ces amoureux qui n’aiment que leurs ‘’vieilles machines’’.

Plongée dans mes pensées, je réalise que j’ai oublié d’acheter mon programme télé et qu’il me faudra revenir car il y a moins de kiosques qu’avant sur mon parcours. Je me sens soudain lasse d’avoir fait mentalement un si long parcours sur le tand-sad d’une Harley. Revenir sur mes pas ? Pourquoi pas…

Malheureusement, je ne crois pas qu’il suffise de traverser la Seine…

 §

 Ca continue…

 De mon jardin, je vois les toits de trois maisons contiguës dont l’une est en travaux. C’est ce qui a permis à des cambrioleurs de s’introduire dans la nuit de jeudi et de visiter les trois et de repartir sans avoir éveillé les occupants avec un butin on négligeable dont je n’ai pas le détail…

La police, bien sûr, ne s’est pas déplacée, ce que savent les malfaisants qui bravent les interdits.

Depuis, je me barricade soigneusement, mettant des obstacles derrière les portes qui devraient faire du bruit en cas d’ouverture intempestive. J’ai aussi un bip senior et je n’hésiterai pas à l’utiliser en cas d’intrusion : un haut-parleur pourrait peut-être se révéler dissuasif…

C’est la première fois que je ne me sens pas en sécurité dans la maison.

Avec celui de F. ma belle-fille, cela fait 5 cambriolages dans un périmètre de 100 mètres autour de chez moi.

Saleté de virus !