Lundi 5 août 2019

Aéroport du Raizet à Pointe à Pitre

Etant ‘’assistée’’ ce qui me facilite bien les choses dans les couloirs des aéroports (comprenez en chaise roulante), j’attends l’embarquement dans une sorte de salon où sont regroupés les passagers tels que moi et les ‘’UM’’ (mineurs non accompagnés). Hélène et Bernard sont là aussi bien sûr, mais une dame devant nous semble poser problème. La responsable est au téléphone et il y a besoin d’un médecin pour faire une piqûre à cette femme qui vient à Paris se faire hospitaliser. Que croyez-vous qu’il arriva ? Bernie s’est présenté, a demandé la prescription et fait le nécessaire après s’être procuré le coton et l’alcool indispensables. 

Le Boeing 777 était plus présentable que le précédent, mais lui aussi a de longues heures de vol qu’il semble avoir mieux supportées. Je me suis amusée à visionner ‘’Courrier Sud’’ vieux film des années 30 tiré du roman de Saint-Ex (le patron des aviateurs comme on disait dans ma jeunesse…). Le film a vieilli, le jeu des acteurs aussi, mais le générique est une belle brochette de comédiens aujourd’hui oubliés, mais qui font partie de mes souvenirs. Qui se rappelle encore Pierre Richard-Wilm, le beau gosse aux mèches blondes qui était toujours le héros romantique de l’histoire ? Et Aimos, mort en août 1944 sur une barricade lors de la libération de Paris ? Charles Vanel, Pauline Carton, Marguerite Pierry, Henri Crémieux…

Je n’ai pas pu dormir… ou si peu. Ma valise est arrivée parmi les dernières et je commençais à me faire du souci parce qu’il y a toujours une possible erreur de bagage : un voyageur prend une valise pour la sienne, c’est déjà arrivé. Ou, par suite d’un allongement d’itinéraire causé par des orages annoncés, l’avion n’a pas chargé la totalité des bagages, je le sais pour l’avoir vécu... Comment aurais-je fait si elle avait été aux abonnés absents jusqu’à l’embarquement à Roissy ? Demain elle aurait livrée chez moi à Nantes… où il n’y a personne !

Plutôt que d’attendre le bus inter-aéroport à 28 €, puis la navette de l’hôtel, j’ai pris un taxi, plus cher… mais tellement moins fatigant ! Le Campanile de Roissy où j’ai réservé ne peut me donner la chambre qu’à 14 h et j’attends en compagnie d’autres voyageurs de pouvoir m’étendre en attendant les copines venues de Nantes.

A 14 h pétantes, je peux enfin checker et m’étendre sur l’un des trois lits de la chambre 324… et dormir ! Andréa et Colette me réveillent à 17 h.

Dînette et douche avant une nuit qui s’annonce sans trop de tintouin.