Je crois qu'il faut me résigner : personne n'est intéressé par les états d'âme d'une mémé qui passe quelques semaines en famille dans une île des Antilles...

Malgré le manque de lecteurs (trices)... je continue !

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Mardi 30 juillet

 

Bonne nouvelle ! Six langoustes se sont invitées pour participer à notre dîner… Hélène les a croisées, bien vivantes et heureuses de la suivre jusqu’à la Maison Bleue. Endormies au congélateur avant le court bouillon, elles seront grillées au barbecue avant d’être servies dorées aux six gourmets de la famille.

 

Postée le 20 mai à Porto, ma carte du Portugal est arrivée aujourd’hui dans la boîte, sans que le très beau timbre ait été oblitéré. Elle est restée muette sur les raisons de son retard… 71 jours. Les postes françaises sont capables de faire beaucoup mieux, tout le monde le sait ; mais quand même…

 

Chacun a vaqué à ses occupations et j’ai tenté de dénouer le noeud gordien qu’est devenu l’obtention de l’AVE (autorisation de voyage électronique) pour tous ceux qui arrivent au Canada par avion. Je n’ai, jusqu’ici, jamais eu à me soumettre à cette formalité, qui date de 2015.

 

J’ai contacté Richard, qui prend le groupe en charge à Montréal, qui a refilé le bébé à Dominique… qui compatit… mais ne peut rien faire pour m’aider.

 

Je me suis branchée par Internet sur le site officiel du gouvernement canadien, en prenant bien soin de pas me faire embarquer comme d’autres avant moi, sur le site d’agences qui prennent de confortables commissions pour faire les démarches à votre place (de 50 à 79 $) en sus de 7 $ que coûte l’AVE. Je tourne en rond, je n’avance pas… et nous décidons de faire une autre demande. Je sais maintenant remplir le formulaire sans erreur, en oubliant les recommandations officielles qui précisent : notez vos noms et prénoms tels qu’ils figurent sur votre passeport.

 

Les langoustes ont bien aimé dîner en notre compagnie, mais il en reste trois pour demain, nous n’avons pu en inviter qu’une demi par personne !