lenin-monumentA Kostroma, une stèle avait été préparée qui devait recevoir des statues de la famille impériale et des bas-reliefs sculptés sur ses faces. Le tsar et les siens hors circuit, quelqu’un se souvint de la stèle. On gratta les bas-reliefs qui n’étaient plus au goût du jour et on remit les sculpteurs au travail pour célébrer la vedette qui logeait désormais au Kremlin : Wladimir Oulianov dit Lénine. La statue est désormais sur sa stèle dans un jardin public face à la gare fluviale, et notre guide propose un arrêt à ceux qui souhaitent prendre une photo. Personne n’a levé la main…

Le repas et la soirée sont russes, et nos serveurs et serveuses sont vêtus des habits traditionnels. A l’arrivée, huit jeunes filles font passer les arrivants sous l’arche de quatre bras dressés.    

…et demain… demain…

Nijni Novgorod !

Quand ai-je pu lire pour la première fois ce nom qui m’a fait rêver ? Jocelyne m’a suggéré Michel Strogoff et elle a sûrement raison. Grande lectrice de Jules Verne à partir de mes 9/10 ans, ce ne peut être ailleurs. Si quelqu’un m’avait dit à cette époque que je mettrais un jour les pieds dans cette ville au nom si étrange, je n’en aurais pas cru un mot… Ca veut dire « Novgorod du bas » par opposition à la 1ère Novgorod qui se trouvait, et se trouve encore à l’Ouest de St Peterbourg.

Au dîner, Hélène et moi avons évoqué Ste Claire et ses pouvoir météorologiques, à la surprise de nos compagnes qui même si elles n’y ont pas cru, ont récité avec nous : Sainte Claire, toi qui connais ton affaire… garde la pluie en l’air !

Attendons demain pour voir si nous avons été entendues…

§

Jeudi 13 septembre

Nous avons dormi jusqu’à 8.30 h. Outre la visite de la ville, le programme annonce que notre bateau sera ce soir pris par des pirates et que, pour s’en sortir, il faudra se fondre dans la masse et s’habiller comme eux. Dans nles valises nous avons des pulls marins et Hélène masquera son oeil avec un bandana. J’apprends ainsi avec surprise qu’un pirate à l’œil bandé n’était pas borgne, mais qu’en l’occultant, il permettait ainsi à sa pupille dilatée de voir sans peine ce qui pouvait se dissimuler dans les coins sombres du bateau attaqué !     

La première partie d’un film sur les Romanov a été projetée, qui retrace la vie de la dernière famille impériale russe, documentaire fait à partir de photos et d’archives cinématographiques, utilisées par Frédéric Mitterrand dans sa série « Les Aigles foudroyés » où il évoquait la disparition en 1918 de trois dynasties impériales : les Habsbourg en Autriche, les Hohenzollern en Allemagne et les Romanov.en Russie. Ce sont en l’occurrence des films d’Arte en français.

Le bateau a pris du retard aux écluses et nous arriverons 30 mn plus tard que prévu à Nijni Novgorod, où on nous promet que la visite ne sera pas écourtée.

Il nous faut traverser deux autres bateaux avant d’arriver sur le quai qu’un vent violent balaie. Mais Sainte Claire était à l’écoute. Des escaliers qui font penser à ceux du film Cuirassé Potemkine nous mènent jusqu’au parking des cars où heureusement, le nôtre est le premier sur la bonne dizaine de véhicules qui vont déverser sur la ville 500 visiteurs…

Dans l'axe des escaliers, fixé sur son socle, un bateau semble prêt à prendre le large

escaliers

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