Mon sac de voyage bleu, cadeau de la « Holland America Line » que j’ai tellement aimé et avec lequel j’ai tellement baroudé ne reviendra pas avec moi. Je dois l’abandonner le cœur serré : il est déchiré et peut laisser son contenu s’échapper… C’est bête de s’attacher à des choses aussi dérisoires. Mais il est relié à tant de souvenirs et de voyages exceptionnels dont je n’aurais jamais osé rêver !

Qui va s’asseoir sur le sac « Lulu Castagnette » qui a beaucoup de mal à se fermer ?

L’étui de mon appareil photo était resté chez Jocelyne quand nous sommes allés déguster son « bon poulet rôti ». C'est Hélène qui a eu la bonne idée et non Hercule Poirot.

En fin de compte, mon sac bleu H.A.L. va reprendre du service : en colmatant la partie déchirée, il va prendre le chemin de Barcelone…

Un message sur mon téléphone annonce que l’avion ne partira qu’à 23.35 h  au lieu de 20.35 h. Trois heures en plus de vacances ! Cela complique quand même notre retour puisque nous raterons nos correspondances. Pour ma part, je devrai attendre près de sept heures un vol pour Nantes. Quant à Antoine et Maria, ils doivent changer d’aéroport et gagner Roissy avec deux enfants fatigués.

L’employée au guichet d’Air-France ne fait aucun effort pour faciliter mon voyage : ma valise pèse 27 kilos et je devrai porter 4 kilos de plus dans mon sac cabine… De plus, elle refuse d’enregistrer Antoine et Maria qui auraient pu être mes accompagnateurs, sous le fallacieux prétexte que nous ne portons pas le même nom ! Du coup, je n’ai pas pu leur dire au-revoir.

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 Seul Antoine est venu me faire un brin de causette rapide pendant le vol. Je suis en 54L et eux à la rangée 18 au milieu de l’appareil. Ils sont sortis avant moi à Orly, m’ont un peu attendue, mais faute de temps, ont pris la navette pour Roissy afin de ne pas perdre une opportunité de vol pour Barcelone.

Michel Laclos m’a tenu compagnie pendant les très longues heures (6.30 h) durant lesquelles j’ai attendu que passe le temps…

Je n’ai pu résister à fixer pour l’éternité une publicité :

P1130864

 AIR FRANCE

La ponctualité est

NOTRE priorité

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Lucien et Thibaud m’attendent à l’aéroport de Nantes-Atlantique et je mettrai une semaine avant de pouvoir gérer les 6 heures de décalage horaire. Les croûtes de ma jambe, vestiges des plaies causées par ma chute sur les coraux viennent juste de tomber !

 On se retrouvera tous chez moi à Noël