Je suis la dernière levée, comme d’habitude, mais je me réveille tout juste ! j’ai la chance de dormir profondément et si j’ai parfois des insomnies, elles se comptent par an sur les doigts de la main !

Dans une boutique d’articles de pêche du Moule où, avec Antoine,  elle achetait du gros fil pour le cerf-volant de Joan, les deux vendeuses ont  voulu plaisanter en lui demandant si elle allait pêcher… parce qu’une femme… n’est-ce pas ? ça laisse cela aux hommes… Pour .leur clouer le bec, Antoine a sorti son smartphone et leur a mis sous le nez la photo-témoin du trophée de sa maman ! Ah mais ! on ne plaisante pas avec l’honneur d’une pêcheuse ! 

J’ai terminé « Le Barrage contre le Pacifique » et si je n’ai pas vraiment été convaincue par son écriture trop toufffue et décousue, j’ai néanmoins beaucoup appris sur la vie dans les colonies françaises de l’époque, et il n’y a vraiment pas de quoi être fiers de nos administrations corrompues et inhumaines qui sciemment, toute honte bue, ne distribuaient pas les vaccins qui auraient permis d’éviter la mort d’enfants ("indigènes" bien sûr) contaminés par le choléra. Ils faisaient aussi leur choux gras en n’attribuant les concessions cultivables qu’à ceux qui pouvaient leur graisser la patte, et vendant aux paumés impécunieux les terres stériles qui les ruineraient à coup sûr et que l’on pourrait refiler à d’autres victimes. J’ai refermé le livre en me posant beaucoup de questions sur ceux que j’ai connus dans mon enfance et qui, tellement prestigieux, revenaient en vacances des « colonies » (on ne savait pas vraiment où c’était) mais avec l’air prospère et triomphant de ceux qui avaient « réussi » !   

Combien d’allers et retours cet hélicoptère a-t-il fait à basse altitude en longeant la côte ? J’ai tout d’abord pensé à un accident et au transport de blessés vers l’hôpital, mais il ne s’agit pas d’un hélico sanitaire, mais celui de la gendarmerie… Sans doute une histoire de ballots suspects jetés à la mer.

Une averse tropicale brève mais intense permet à un oiseau perché sur un frangipanier de se laver. Il ouvre les ailes, se présente à rebrousse-plume à l’ondée et s’ébroue vigoureusement.

Un cousin généalogique qui a fouillé mieux que moi les archives paroissiales a trouvé l’acte de baptême d’un ancêtre commun dans une paroisse du Morbihan proche de celle où je cherchais en vain dans le Finistère. L’arbre se meuble de sept ancêtres de plus et comble trois générations des Le Clanche. Dans les vieux registres, le prêtre aurait écrit « Les Clanche »