Pas encore 10 h lorsque j’émerge enfin. J’ai « durassé » hier soir jusqu’à ce que le livre me tombe des mains, et j’ai enfin compris comment le frère de l’héroïne avait pu se procurer les 20.000 francs, et garder le diamant crapaudé : c’est que l’auteure range ses chapîtres dans un ordre dispersé et que je n’avais encore pas lu les faits antérieurs placés bien après la dilapidation desdits biffetons par la mère !  Marguerite, tu me fatigues et tu me fais poser des questions qui me font passer pour une mémé gaga qui n’entrave plus que dalle… Mais je ne sais toujours pas ce qu’ils ont fait du cheval mort, parce qu’un tel cadavre à proximité du bungalow, ça doit renifler dur !

J’ai aussi des cartes postales à écrire, dont trois de Venise, timbrées d’Italie et qui portent l’adresse de 3 couples d'amis américains : ma chute spectaculaire dans la salle de bains de l’hôtel a fait qu’elles sont restées en l’état. Mises sous enveloppe avec une image de Gwad’loup’, elles finiront bien par arriver en North Carolina ! 

Hélène revient enchantée de son essai de planche à voile et il est certain qu’elle y reprendra goût. Reste à retrouver les gestes réflexes et quelques points de technique. Peut-être que, comme le vélo, la pratique de la planche à voile ne s’oublie pas ?

Armel a dû atterrir et Axel l’a probablement cueilli à l’aéroport : les jumeaux vont à nouveau faire la paire ! Ils ont pris leur temps et fait une escapade à deux avant d’apparaître à la Maison Bleue.

Les garçons ont renoncé à se baigner dans le lagon, aujourd’hui envahi de sargasses. Ils reviennent juste au moment où nous allions les y rejoindre…

Ai-je déjà parlé de ce voisin qui, chaque matin, hisse un drapeau différent au mât de sa propriété ? Je reconnais rarement la nationalité du pavillon du jour…

Pas de cuisine ce soir : c’est poulet rôti pour tout le monde chez Jocelyne. Les enfants ont dîné à la maison, mais avaleront sans peine les frites que Marie-Claire leur a servi… et je partagerai avec Diego ma part de poulet.

Les jumeaux se jumellent et dormiront chez Axel ; ils prendrons demain matin la navette pour Marie-Galante et y passeront la journée. Quant à nous quatre, les grands, la soirée se déroulera doucement, dans la tiédeur fraîche du soir accompagnée par le stridulement des mini-mini grenouilles et le murmure des vagues de l’Océan. S’il y a des puristes qui me lisent, ils me reprocheront le mot « stridulement/stridulation » mais c’est que, si ces grenouilles ne sont pas des insectes genre cigales ou criquets, elles savent les imiter parfaitement. Na !

Grenouille-3