Un p'tit coup d'pastis en

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sortant de l'eau ?

Ah ! qui n’a pas eu envie d’un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu’est un bain de mer pris le matin en Méditerranée a écrit Marguerite Duras en 1952 dans

« Le Marin de Gibraltar »

Chacun de nous sait combien  elle a vécu de vies dans la sienne ! Mais qu’elle ait aimé siroter un pastis en sortant de la Méditerranée n’oblige personne à partager ses goûts. Elle a été un écrivain reconnu et à juste titre, mais, comme nous tous, elle a dû se tromper bien des fois au cours de ses vies. Son goût pour le pastis au sortir de l’eau n’est en rien rédhibitoire, mais de là à en faire une boisson magique !

C’est aussi peut-être qu’elle n‘a pas connu la volupté d’aller le matin jusqu’au fond du jardin où se trouve le lagon ou, mieux encore, à la nuit tombante dans les dernières lueurs du crépuscule, en sachant qu’au retour, un ti-punch ou un planteur bien frais seront le couronnement de ces instants d’exception. J’avoue avoir une faiblesse pour le planteur, et encore plus s’il est fait avec le jus des maracudjas du jardin, et peu « vitaminé » de rhum…

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Depuis que j’ai vendu « Clair de Lune »  la maison familiale du bord de mer qui a  vu grandir nos enfants, j’ai peu d’occasions de me baigner sur ce côté de l’Atlantique, et moins encore en Médierranée… et puis… je n’aime pas le pastis. Voilà… c’est dit !

Marguerite aura toujours sa place dans ma bibliothèque, même si je n’ai pas (pas encore) lu « Le Marin de Gibraltar », mais elle ne me convaincra pas de partager son pastis.

Pardonnez-moi d’interrompre ici mon devoir du lundi, le lagon m’attend au fond du jardin.

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