Purification de la Vierge

Purification de la Vierge

Jésus est présenté au Temple, et la Vierge Marie doit être purifiée selon le rite des Juifs de cette époque. il n'est pas question de considérer qu'elle doiive être lavée d'une quelconque souillure : on pensait simplement que la mère était en convalescence durant la période qui suivait son accouchement. La Torah indiquait seulement que la mère devait se tenir éloignée des lieux de culte après avoir accouché. Les premiers chrétiens adoptèrent ce rite.

Au Moyen-Age, les choses changèrent. L'Eglise décida que la mère était impure et il lui était interdit de se livrer à ses activités usuelles, son "impureté" pouvant être contagieuse, elle devait se laver d'une souillure en étant bénie afin de pouvoir revenir parmi les fidèles.

Cette cérémonie que chez nous appelle relevailles, a perduré en Bretagne (peut-être ausi ailleurs, mais je vous parle de faits dont j'ai été témoin) jusque dans les années 1955 !

La femme arrivait seule, enveloppée dans une vaste cape dont le capuchon baissé lui dissimulait le visage, et nul sur son passage ne lui aurait parlé. Le prêtre l'attendait à la porte de l'église, la bénissait, elle baisait son étole et pouvait enfin pénétrer dans l'église pour prier. A l'issue de cette cérémonie, la maman purifiée pouvait sortir la tête haute et on pouvait alors l'inviter à boire le café sans déroger aux convenances... Bien sûr, son enfant avait été baptisé dans les jours suivant sa naissance, mais la mère n'y avait pas assisté. Ma propre mère était dans ce cas, alors que mon baptême a été célébré 9 jours après mon arrivée et que l'église était à moins de 50 m de la maison.

Une variante se pratiquait en Norvège dans les petites églises de bois : une sorte de cage était réservée au fond de l'église aux femmes qui, ayant récemment accouché, pouvaient assister aux offices sans être vues.

Il a fallu le Concile Vatican II en 1962 pour que soit abandonné ce rite.