La première fois que je suis venue à Sausalito, c’était en 1992, et c’était encore le domaine des hippies qui vivaient dans des house-boats, des bateaux rafistolés. Ils avaient dû quitter San Francisco devenue pour eux hors de prix. Peu à peu, le site s’est embourgeoisé par les cadors de la Silicon Valley, et je me souviens parfaitement avoir vu un hélicoptère posé sur l’une de ces maisons flottantes L’une d’elles était faite avec des wagons restaurant Pulmann.

Nous n’avons pas vue de hippies à Sausalito : la race doit être éteinte ! 

Une boutique de fleuriste a pour enseigne Ladybug Flowers : Illinca, notre ladybug à nous, prend la pose au milieu des héliotropes.

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Les places où garer la voiture sont rares : pour tout dire, il a fallu chercher un bon moment, mais une se libère miraculeusement au pied d’un mur couvert de bougainvillées. J’ai préféré rester dans la voiture à compléter mon carnet de voyage pour lequel j’ai pris du retard. D’où je suis, j’ai le panorama de la baie dans laquelle batifole une otarie, qui nage à proximité de sa petite sœur en bronze posée sur les rochers devant la promenade.

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Restaurant où JY chipe l’assiette de la voisine qui est partie sans l'entamer !

Un puzzle inattendu orne un mur gris : on peut ici réviser sa géographie grâce aux license plates (plaques d'immatriculation de voitures ou camions)

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JY est revenu me chercher : ils ont, me dit-il, vu une galerie de peinture dont les tableaux ont une facture inhabituelle. Un seul peintre expose ici, et nous ne tardons pas à comprendre que la boutique lui appartient et que la femme qui s’en occupe est à son service exclusif. Les prix, sans être prohibitifs, ne sont cependant pas à la portée de l’amateur lambda…

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Avant d’entrer à San Francisco, chacun de nous a revêtu un T-shirt Eclipse afin d’illustrer ce voyage, et le Golden Gate a accepté d’être en toile de fond…

A ce propos, la dernière fois que je suis entrée à Frisco par le Nord, Joyce était au volant et nous avions payé moins cher parce que le préposé du péage étant Texan, il nous avait fait un prix de faveur… Or, cette fois, il n’y a plus de péage ! Plus précisément, il n’y a plus de guichets, mais l’automobiliste paie électroniquement, (sauf les habitués qui doivent avoir un abonnement).

J’ai oublié le nom du parc où Illinca va pouvoir se défouler et escalader les diverses structures sur lesquelles elle a pu prendre du bon temps !

Nous n’avions pu trouver à garer l’autre semaine au pier 39 (dock) du Fisherman’s Wharf, mais le ciel nous est favorable, et nous allons pouvoir rendre visite aux sea lions (lions de mer) et otaries qui se sont installés sur les pontons où ils sont non seulement tolérés, mais cocoonés. Etalés sur ces plateaux flottants qu’ils ont colonisés, ils vivent leur vie de stars avec nonchalance. Cette fois, ils sont bien là, le ventre exposé à leurs admirateurs, aboyant et se chamaillant comme dans un spectacle bien réglé. Un énorme mâle s’est isolé : peut-être est-il le chef de la troupe ? La première fois que je les ai vus en 1992, il n’y avait que des otaries. Aujourd’hui il y a davantage de lions de mer que d’otaries, mais tout ce monde semble vivre en bonne harmonie.

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Ils sont arrivés en ces lieux en 1990, après le violent tremblement de terre qui, une fois encore, avait endommagé San Francisco. Les habitants voisins avaient voulu les chasser, gênés par leur tapage, mais les autorités ont vite compris qu’ils allaient constituer l’attraction phare du Wharf.  Mals ne sont pas toujours là pour des raisons que l’on ignore. Ainsi, en 1996 où je suis revenue avec les copains, les phoques étaient absents, à notre grande déception. Je leur avais pourtant dit (aux copains) « Vous allez voir ce que vous allez voir ! »

Et nous n’avons rien vu… rien !

Un groupe de sea lions en bronze permet aux enfants de s’installer sur leur dos, ce que ne manque pas de faire Illinca…

Les homeless vivent dans des rues où les tags défigurent les façades, néanmoins parfois  joliment décorées...

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C’est un JY sans illusions qui retourne au restaurant chez Kiki pour tenter de remettre la main sur son téléphone… Il devra en faire son deuil, bien qu’il semble n’avoir pas bougé. Est-il planqué au fond d’un tiroir ?

Où dîner ? Et pourquoi pas mexicain ? Ce sera La Taqueria. La file d’attente est longue, mais nous avons tenu bon. Dès qu’une table s’est libérée, Illinca et moi l’avons investie sans états d’âme, pendant que Lili et JY qui attendent dans la file, doivent comme les autres, faire le tour de la salle avant de pouvoir passer leur commande et soit partir avec leur repas, ou prendre place à une table s’ils le peuvent. Tacos et burritos sont les spécialités de la maison, et je crois bien que pour moi c’est une première…

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Nous allons passer notre dernière nuit au Sheraton, mais il n’a pas la classe ni le décorum de son homologue de Palo Alto. On va dire que c’est un Sheraton pour purotins…

Laissant Lili et Illinca se préparer pour la nuit, JY et moi faisons une escapade dans un concurrent de Walmart ouvert toute la nuit, est-il besoin de le préciser ? Je me suis bien amusée à lâcher mon caddy sur une rampe prévue pour cela, tandis que je descends l’escalator tranquillement.

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Un ice-cream ? La toute dernière folie étasunienne ? Why not ?

Il faudra se lever tôt, laisser à JY le temps de rendre la voiture où nous l’avons louée.

A 7 h, nous sommes déjà en route pour New York…