Eh oui ! j’ai fait l’impasse depuis deux semaines, mais j’ai de bonnes excuses et je peux fournir un billet de… mes enfants !

J’aurais pu vous parler de bateau, et plus particulièrement de notre Gros JeF dont je suis la marraine, et qui, depuis les cyclones Irma et Maria qui ont ravagé l’île de la Dominique, sert de transport depuis la Guadeloupe de matériel médical et de choses indispensables à ces gens qui ont tout perdu. Bernard récupère fauteuils roulant et déambulateurs qu’il remet en état, collecte des médicaments auprès des services compétents, tandis qu’Hélène s’occupe de l’intendance : farine, eau en bouteille, mais aussi cahiers et crayons pour les écoliers. Je suis très fière de l’équipage du Gros JeF qui se dist être « la plus petite ONG du monde » puisqu’ils sont seulement… 2 !

J’ai tenté d’éditer des photos que Canalblog a refusé d’enregistrer, mais obstinée comme je le suis, j’aurai le dernier mot. C’est promis, nous en reparlerons si vous le voulez bien.

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Même celle proposée par Lakévio n'est pas passée !

Serait-ce Robert Doisneau qui a saisi ce moment où un petit garçon tient serrée la main de sa maman sur le trottoir d’un boulevard parisien ? Quel âge a-t-il ? Probablement autour de trois ans et ses petites jambes sont bien lasses de ce long trajet de retour depuis les Galeries Farfouillettes (comme disent ses grandes sœurs)… Il a tant vu de belles choses dans ce temple des Merveilles ! Un immense arbre de Noël montait jusqu’à la coupole, orné de boules scintillantes et de guirlandes électriques qui clignotaient, avait ébloui le bambin, qui aurait bien voulu passer plus de temps à ses pieds. Mais Maman tenait absolument à lui acheter de nouveaux habits, disant qu’il avait tellement grandi ces derniers mois que « plus rien ne lui allait ». Il avait donc fallu prendre l’escalier roulant qui  faisait si peur à ce futur titi en devenir, mais il avait bravement gravi l’obstacle sans toutefois lâcher la main maternelle…

Maintenant, les sacs au bras gauche de Maman qui le tient fermement de l’autre,  il voit avec soulagement l’entrée du métro qui, même bondé, va les ramener à la maison. C’est sûr, un gentil passager offrira sa place assise à Maman, et il pourra s’endormir douillettement dans le giron maternel jusqu’à la Butte Montmartre.