New-York - San Francisco

Le ciel est couvert et le restera pendant toute la traversée, hormis au-dessus des îles anglo-normandes qui se découvrent en notre honneur. New York déroule les toits des petites maisons de sa suburb zone sans que l’on puisse apercevoir Manhattan… et nous atterrissons juste en face, à Newark Airport dans le New Jersey !

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Il nous faut récupérer les bagages sur le carrousel et les réenregistrer pour San Francisco ; au retour, nous n’aurons pas à faire cette démarche, nos bagages iront directement à Genève.

JY comme Liliana m’ont prévenue : les formalités d’entrée sur le territoire US sont pour eux pleines de tracasseries administratives qui peuvent durer une heure voire plus ! Cela date d’il y a une vingtaine d’années, lorsqu’ils vivaient au Québec  et étaient venus passer un week-end aux USA. Au retour, il n’y avait personne au guichet des douanes américaines pour tamponner leurs passeports, et depuis, les autorités les regardent comme n’étant jamais sortis du territoire… et ils sont donc considérés comme des clandestins !

Cette fois, c’est Liliana qui subira la question, mais elle sera libérée en moins d’un quart d’heure.

La jeune femme qui m’a prise en charge nous conduit jusqu’à la partie C où l’avion de San Francisco partira porte 92. En vérifiant sa tablette, elle nous apprend que le vol est annulé et que le suivant ne partira que six heures plus tard. ATTENDRE TOUT CE TEMPS ? Ceci remet en cause tout notre programme de ce soir, et nous devrions atterrir à 23.30 h. Le temps de louer la voiture, nous ne serons à l’hôtel qu’à 1 h demain… et encore…si tout va bien !

Pendant que ces dames  vont se faire parfumer dans une boutique duty-free, allons donc jeter un coup d’œil à la porte d’à côté voir s’ils vendent des montres à double-cadran comme celles que j’ai depuis trente ans, mais dont j’ai cassé le verre de la dernière que je porte. Ce verre d’un format hors norme me donne de grandes difficultés pour le remplacer.

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Comment allons tuer tout ce temps qui nous reste ? Rien ne sert de se lamenter sur ce que l’on aurait pu faire à San Francisco. JY a téléphoné à son assurance et puisqu’il y a plus de quatre heures de « delay », notre repas lui sera remboursé.

Sur les tables des restos, pas de menus, mais des tablettes électroniques fixées sur lesquelles le client tape son choix de repas et de boisson, glisse sa carte de paiement dans la fente idoine… et attend d’être servi…Des jeux sont proposés dont celui dit « du diamant » où il faut aligner trois figures qui font gagner des points. Notre Illinca est une experte et elle a l’œil pour voir rapidement les opportunités sur le cadran. J’ai fini par m’y mettre aussi, mais avec infiniment moins de rapidité. Mon score est lamentable mais le jeu nous a permis de passer un peu de temps. La jeune serveuse vient nous dire qu’il est temps de dégager pour laisser les places libres… Bien décidés à occuper le terrain qui permet à Illinca de s’amuser, nous commandons d’autres jus de fruits et nous voilà tranquilles pour un bon moment… en écoutant Edith Piaf (oui ! Notre Môme !) diffusée en sourdine.

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Le temps s’est étiré puisque nous devrions embarquer dans quelques instants. Comment Liliana a-t-elle entendu et compris l’annonce que les haut-parleurs ont diffusée ? Comme il fallait s’y attendre, l’avion ne part plus de la porte C 93, mais de C 136… et il va falloir courir pour l’avoir ! Quelques passagers, comme nous, ont entendu l’appel et ont suivi. Pas question de weel chair ni de faire autre chose que de hâter le pas le long des ces halls interminables. J’arrive bonne dernière, mais nous voilà enfin assis tout au fond. L’appareil se déplace… et stoppe, visiblement pour dégager la porte 136. De ma place, je vois nettement le soir tomber sur la skyline de Manhattan, où se détache la nouvelle tour construite sur les ruines des Twins du WWC après 2011. Près de 40 minutes plus tard, il prend enfin son tour dans la file qui attend sur le tarmac pour s’élancer sur la piste, mais n’avance toujours pas...

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La nuit est maintenant noire et j’épuise la batterie de mon APN en le tenant prêt pour le décollage au-dessus de NYC illuminée… Après presque une demi-heure sur place, les fauves sont enfin lâchés et l’appareil décolle !

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