Soleil noir sur l’Oregon

On the path of totality… or bust !

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 Les protagonistes de cette aventure dans un inventaire à la Prévert :

 

Illinca dite Coccinelle  mais aussi Lady Bug

Liliana la Queen Mum de la précédente

Jean-Yves le chef d’expédition, le boss en quelque sorte

Blanche, dite Gwen (l’assistée et la narratrice)

… et un raton laveur

 

Aéroport de Genève : jeu de cache-cache involontaire… Je suis attendue à la sortie française de l’aéroport, mais ma valise est déjà en Suisse. Après l’avoir récupérée, mon bon samaritain Portugais erre au hasard dans les couloirs. Pas de Liliana qui m’a bien envoyé message et coup de fil, mais mon I-phone est resté éteint en mode « avion ». Mon driver avoue que pour lui c’est un nouveau job et que c’est le premier jour où il est lâché seul dans ce vaste espace… d’où ses hésitations… Il s’est éloigné pour aller aux nouvelles, me laissant dans un coin de hall désert, lorsque surgit Liliana qui dit m’avoir cherchée partout, en Suisse comme en France !

Voilà donc le colis en bonne voie de livraison et la Golf sur la route de Bellevue au volant de laquelle Liliana fait merveille !  Il y a un embouteillage qui bloque la circulation vers l’aéroport mais elle parvient à se glisser entre deux voitures pour traverser la file et aller à Ferney passer à sa boulangerie favorite. Voltaire est bien entendu, la vedette du lieu mais je ne l’ai pas vu.… Retour en Suisse.

Le 66 qui abrite la famille est une maison double qui trompe le visiteur. De la rue, elle semble de dimensions modestes, mais elle s’étage sur quatre niveaux ! Pour des raisons professionnelles, Jean-Yves a dû résider en Suisse, et la famille perdre au change d’une extraordinaire maison française qu’elle a louée moins cher que ne lui coûte celle de Suisse, moins confortable et tellement plus banale !

Alex le fiston est aux Canaries avec une équipe de biologistes à observer les baleines (aux yeux bleus comme celle de Prévert ?) mais Illinca la Coccinelle prépare dans sa chambre son raton-laveur pour le voyage.

J’ai choisi de dormir tout en bas où, à côté de la buanderie, s’ouvre une vaste chambre où les matelas pneumatiques déjà gonflés sont en cours de test…

Les chambres occupent les deux étages supérieurs. Le vestibule conduit au séjour spacieux qui mène à une véranda qui s’ouvre sur un carré de pelouse aussi grand qu’un mouchoir… mais où coin repas ombragé attend le visiteur…

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Genève – NYC – San Francisco

L’employé au guichet d’United Airlines demande à chaque voyageur ce qu’il a gardé en mémoire de ses dernières vacances. Bien que surprise, je réponds néanmoins sans trop réfléchir à ses questions et il semble satisfait de notre équipe…

Jean-Yves m’explique alors que le sujet n’a strictement aucune importance ; ce que la compagnie aérienne tient à savoir, c’est si le passager potentiel est ou non sous l’emprise d’alcool ou de substances illicites qui pourraient perturber le vol…

Depuis quelques années, je n’ai plus à jouer le rôle de la vieille dame invalide, que Joyce avait inventé pour moi le jour où nous nous sommes amusées comme des petites filles à l’aéroport de Dallas en se roulant mutuellement dans une wheel-chair (chaise roulante) oubliée dans le parking. Je n’ai plus à feindre : les longues marches dans les couloirs interminables, tout comme les stations debout prolongées me sont devenues pénibles.  Il faut bien l’avouer : cela facilite grandement ma vie de voyageuse.  JY a donc demandé pour moi une « assistance » et nous voilà tous les quatre pris en charge afin de couper les files et de prendre place dans une cabine qui va nous mener jusqu’à l’avion et nous hissera jusqu’à la porte avant droite de l’appareil… où nous sommes les premiers à entrer…

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