Je suis devenue un véritable puzzle au fil du temps, à force de pièces que les chirurgiens posent pour remplacer celles qui ne font plus leur travail correctement.

Je ne vous détaillerai pas la liste de mes misères, vous avez mieux à faire qu'à les lire...

Lorsque j'ai pris rendez-vous avec le chirurgien du service "orthopédie" auquel je suis abonnée depuis deux décennies, j'avais déjà en tête que l'intervention que je pensais inévitable devrait se caler avant deux dates où je voulais être libérée de toute contrainte.

Jusqu'alors, mon épaule gauche m'avait laissée tranquille ; seule l'épaule droite très usée retenait l'attention du chirurgien qui m'avait expliqué que, en cas de douleurs intolérables, il faudrait envisager la pose d'une articulation inversée, à savoir que la tête de l'humérus serait creuse, et qu'une boule serait placée sur l'omoplate.

shéma

Aussi, quand mon épaule gauche est devenue douloureuse à hurler, j'avais accepté l'idée que l'intervention était inévitable... J'avais oublié que sa jumelle d'à-côté avait été domptée par la kinésithérapie il y a des années, et que, bien que très altérée, elle a repris son service sans me causer de douleurs.

Ouf ! quel soulagement lorsque j'ai appris que mon chirurgien n'avait pas l'intention d'agrandir sa piscine à mes frais (ou plutôt ceux de la Sécurité Sociale !). Des infiltrations et la kinésithérapie devraient régler le problème.

Elle n'est pas belle, la vie ?