Je suis cette fois la première à monter dans l’avion, un Super 747 à deux étages, où le siège 48 K a derrière lui encore une bonne dizaine de rangées à 10 places… Un monstre volant qui mettra 45 secondes à décoller toujours dans le brouillard (chronométrage d’Alain Péroni). Vol sans histoires où le poulet-carry au riz biryani fut un plaisir. Le voile de nuages ne s’écartera brièvement que vers Halifax et avant l’atterrissage à Chicago O’Hare.

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Nathanael, mon « driver » de fauteuil est un jeune étudiant de 17 ans qui vient d’entrer à l’Université étudier le business. Dans les couloirs, les copains font à notre passage des « salut ! à tout à l’heure », mais il faut qu’ils ne soient plus là pour que je réalise que je ne sais pas où est le point du rendez-vous dans ce gigantesque aéroport ! Le sac bleu récupéré sur le carrousel, mon regard fait le tour sans voir un seul visage connu. Où sont-ils ? Sans doute encore aux formalités policières qui, pour moi, ont été expédiées puisqu’un guichet est réservé à cet usage ; je n’ai eu cette fois, ni à être photographiée, ni à laisser mes empreintes digitales, c’est fait depuis juillet 2014 la dernière fois !

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Je m’attendais à voir le grand hall de l’aéroport où sont accrochés plus d’une centaine de drapeaux du monde entier : mon « driver » dit que c’est au terminal 3 où nous ne passerons pas. Mais un "flag" grand format accueille le visiteur.

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Francette est plus loin et compte son monde avant de nous guider jusqu’au bus local qui va nous conduire à l’hôtel. C’est une petite femme habillée sans coquetterie, dont le visage hâlé est ridé comme une vieille pomme ; elle a le verbe haut et sec et entraîne son troupeau hors de l’aéroport, lui intimant l’ordre de laisser les chariots sur place. Quarante personnes et encore plus de bagages à gérer font que la file s’étire et que nous sommes plusieurs à ne plus savoir où aller… Ayant perdu de vue nos compagnons, Jean-Marc pense que nous retrouverons en haut de l’escalator où je l’ai suivi avec confiance. Non… il n’y a personne et nous faisons fissa pour redescendre ! Comment les avons-nous retrouvés ? Il semble que personne ne se soit aperçu (pas même la responsable) qu’il y avait plusieurs manquants.

Le bus qui va nous conduire à l’hôtel n’est pas celui que nous aurons jusqu’à New Orleans. Il n’arrivera du Mississippi que cette nuit, conduit par David.

Celui qui charge les valises dans la soute aux bagages a un look particulier et des cheveux en pétard qui me fait dire « Je ne confierais pas ma fille à ce chauffeur ». Qui donc m’a répondu : « mais c’est une chauffeuse ! »

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La question reste posée… et je n’ai pas de réponse, même si le doute n’est pas permis.

L’Holiday Inn Express est proche de l’aéroport et nous y dormirons deux nuits. Notre chambre est la 532 (fastoche pour moi qui suis un perdreau de l’année : mai 32). Pourquoi Annick est-elle sûre que nous sommes devant la bonne porte ? Celle-ci refuse de s’ouvrir, malgré les essais multiples auxquels se livre ma « co-turne » et c’est de même avec la mienne. Je descends au lobby et dis que nos cartes n’ouvrent pas la chambre 532 et on réinitialise la mienne. La pôvre Annick est toujours dans le couloir devant une porte 535 qui ne s’ouvre pas… et pour cause… puisqu’elle tentait d’ouvrir une autre chambre ! En revanche, elle est sûre d’avoir entendu 535 et n’en démordra pas !

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Nous voici dans une vaste chambre où, il est vrai, manquent les porte-valises qui mettent les bagages à la bonne hauteur… mais cela vaut-il un accès de mauvaise humeur ?

Où brancher l’ordi ? Il n’y a qu’une prise murale, et si je débranche la lampe qui y est connectée ? Un coup de fil au 518 et J-Charles accourt : le socle de la lampe permet deux branchements ! Je n’avais rien vu ! Merci le room service !  

Ceux qui le souhaitent se retrouveront à 8 h pm au lobby pour aller dîner dans le coin. Je me sens gavée et préfère rester à la chambre avec la vague intention d’aller faire un tour à la piscine…

En fait, je suis restée dans la chambre remettre de l’ordre dans mes sacs pour être sûre de savoir où est chaque chose. Faisant l’inventaire, il me manque le chargeur de batterie de mon Lumix (que je me souviens parfaitement avoir mis dans le sac) et mon lecteur de carte-mémoire que j’ai oublié à la maison sur le bureau de mon "queendom".

Annick est revenue déçue d’une brasserie bruyante où une multitude d’écrans géants TV diffusaient divers matches que suivait une clientèle attentive et enthousiaste : elle ne se rappelle plus au juste ce qu’elle a mangé…