Nous voici donc à l’aéroport de Nantes-Atlantique (que les autochtones n'ont jamais cessé d'appeler Château-Bougon) nous les cinq Nantais protagonistes de cette aventure proposée par Bretagne Acadie Louisiane.

  •  Andréa qui a beaucoup donné de son énergie et de son temps afin de faciliter les préparatifs de notre petit groupe.
  • Annick qui après la Louisiane naguère a parcouru l’Acadie l’an dernier et redoute de revoir New Orleans après les ravages de Katrina
  • Gwen la Bourlingueuse qui entame son 17e séjour aux USA et son 3e en Louisiane.
  • Jean-Marc du Club Informatique Nantais, prof d’Université à ses heures perdues en attendant la retraite de Marie-Christine sa légitime, avant de parcourir ensemble les Grands Parcs Nationaux de l’West américain.
  • Jean-Charles enfin, dont les liens avec la Réunion sont restés très forts et qui enseigne encore la bonne conduite à de futurs ( ?) Fangio.

P1180242

La foule se presse dans le hall de départ, et je suis pile à 10 h devant le comptoir Air-France, surprise de n’y voir aucun des quatre autres. On ne dira jamais assez les bienfaits du téléphone cellulaire : j’apprends ainsi qu’Andréa, Annick et J-Charles, arrivés à 9.20 h ont déjà enregistré et qu’ils m’attendent au bistro du coin dès que j’aurai moi-même enregistré.

Deux avions pour Paris multiplient les files de voyageurs. J’y suis presque quand l’une des deux hôtesses quitte son guichet en promettant que quelqu’un va venir la remplacer. Bien entendu le guichet est resté vide et le couple qui me précède a non seulement des suppléments de bagages mais aussi des formalités compliquées à effectuer. L’heure s’avance mais je ne suis pas inquiète… seulement impatiente de voir que ça se prolonge et que rien n’avance.

Une hôtesse plus loin me fait signe et je peux enfin me débarrasser de mon gros sac bleu… et J-Marc soudain est là qui prend le sac noir de cabine. Les trois autres ont fini de siroter et ont quitté le bar : il est temps d’aller en salle d’embarquement, monter l’escalier et se faire papouiller par une « palpeuse » européenne mais pas hexagonale : Même si on m’a dit de déposer ma montre, je n’en ai rien fait, mais il a fallu que j’enlève mes chaussures. Contrôle minutieux, tatillon (sans jeu de mots) mais sans doute nécessaire…

A Nantes, il faut d’abord monter se faire contrôler, puis descendre des escaliers avant d’arriver sur le tarmac et enfin monter dans l’appareil par une rampe !

Annick, qui me croyait derrière elle, me cherche alors que je suis déjà installée au 8A qui devrait être occupé par J-Marc, mais qui s’assoit au 8C afin de lire ses journaux à l’aise. La brume laiteuse brouille le panorama ligérien et je remballe mon APN qui ne ferait rien de valable.

Orly : le même carrousel apporte les bagages de deux vols : celui venant de Porto et le nôtre de Nantes. Nos valises arrivent sans trop tarder et avec Andréa, je m’assois en attendant que nos compagnons aient retrouvé les leurs. Où est Annick ? J-Marc l’a vue près du carrousel 2 il y a quelque temps mais elle n’y est plus… Aux toilettes ? Non… Nous avons encore patienté un moment avant d’aller au bureau « Informations » lancer un appel. En fait, Annick était déjà sortie de l’aéroport et nous attendait… en faisant le trottoir (comme une dame patronnesse, je vous rassure).     

P1180249

Reste à trouver la navette de l’hôtel « Première Classe ». Après une longue attente et un coup de fil, le préposé répond qu’il n’y a pas de navette disponible. Ce sera donc un maxi-taxi qui prendra cinq personnes et les bagages assortis. Tarif : 30 € et des poussières.

Chambres twin ou single ? Que de complications ! Nous héritons d’une chambre à un seul lit et ’Annick tient absolument à changer : et nous déménageons juste pour la porte suivante.

Il est 16 h quand nous allons enfin déjeuner-dîner au Courtepaille voisin où des salades de quinoa et des travers de porc feront le bonheur des quatre autres. Quant à moi, qui suis depuis longtemps en manque de beefsteak-frites, devinez ce que j’ai choisi ? Mais la vache… elle  s’est bien défendue, même si c’était du faux-filet… c’était du vrai-coriace ! Avez-vous noté que les vaches laitières changent de sexe après leur trépas ? Elles deviennent… du bœuf !

Dodo après un p’tit tour sur Internet et la préface de ce carnet de voyage 2015 !