30 juillet

riverboat batimentA l'instar de Mickey qui, en 1928, commença sa fabuleuse carrière sur un bateau à roues, le "Steamboat Willie", nous allons embarquer sur un bateau à aubes pour une mini-croisière sur une rivière d'Alaska. Nous sommes les premiers àearriver sur le vaste parking de l’embarcadère, rapidement suivis par des cars de DSCN1445toutisme d’où descendent des centaines de vacanciers dont certains hors d’âge.

L’historique de la société (un fameux business) est affiché un peu partout  dans le vaste bâtiment. C’est  la 5e génération de la famille qui exploite actuellement le filon dDSCN1440e ces croisières sur la Chena. Le patriarche, qui avec son épouse Mary, toujours vivante, en avait eu l’idée, avait acheté un bateau pour 25 passagers. Puis les hydravionaffaires étant florissantes, il en fit construire un plus grand dans son jardin. Celui où nous serons est le quatrième de la flotte et le plus récent. Un hôtel qui fut bâti ultérieurement et une large gift-shop accueillent les visiteurs.

Embarquement sans hâte ni bousculade jusqu’au 3e niveau (Texas), le top découvert (Alaska) serait peut-être un peu trop frisquet ce matin ?

Un ronronnement de moteur à l’extérieur… Si j’ai bien compris qu’il s’agit d’un petit hydravion, je n’ai pashouses 3houses 2immédiatement saisi que le spectacle a commencé dès avant le départ… Car ils seront trois à décoller de la rivière sous nos yeux !

Je me suis vite installée à l’extérieur côté tribord et les jolies maisons de vacances ou des résidences cossues s’alignent le long des rives, et quelques hydravions sont à quai. Le président Reagan et Nancy ont résidé ici... trois jours !  

Le bateauP1080406 qui avance lentement a stoppé et des aboiements se font entendre de l’autre côté. Là encore, je n’ai pas immédiatement réalisé que quelque chose se passe à bâbord !

Ce sont des chiens husky que l’on fait travailler, et l’attelage du traîneau (à roues) s’éloigne. Ces chiens semblent vivre heureux de leur sort, ils finissent par se jeter dans la rivière à grands cris dans un jaillissement d’écumeP1080460

J’ai cruP1080447 comprendre (mais ai-je bien compris ?) que nous sommes au confluent de deux rivières et que l’autre, la Tanana, qui vient directement des glaciers, n’a pas la même couleur ni le même débit. Elle a le teint laiteux et un peu trouble des torrents de montagne, alors que la Chena est brune et coule en douceur

Un autre stop pour voir des cervidés que je ne m’avance pas à qualifier faute de savoir P1080454les reconnaître. On pourrait croire qu’ils passent là par hasard, mais visiblement, ils sont en service commandé. Il y a peu de chances pour qu’on en voie dans la nature à cette époque de l’année où les touristes abondent presque autant que les moustiques. Jetons donc un coup d’œil sur ces bêtes aux cornes veloutées qui ont la robe luisante d’animaux bien nourris, et qui s’éclipsent dans les coulisses sitôt leur show fini..

Un étrange moulin aux pales garnies de filets tourne au fil de l’eau : cP1080467’est un piège

P1080471à saumons. Une jeune Indienne montre comment les préparer pour le séchage avant de les accrocher. Puis des passerelles sont glissées depuis la rive pour permettre aux passagers de débarquer afin de visiter une reconstitution de la vie d’autrefois des tribus indiennes, et des objets qui leur ont permis de survivre à des températures quasi-polaires. Une tente recouverte de peaux tannées au poil épais les protégeaient du froid ; ils se déplaçaient l’hiver sur P1080474des raquettes et les bébés resP1080476taient au chaud dans un couffin douillettement garni de fourrure.

Dans un autre coin, une cabane en rondins marque une évolution des conditions de vie, les vêtements de cérémonie en peaux sont ornés de motifs divers, et surtout la jeune femme qui sort de la cabane est vêtue d’une somptueuse pelisse brodée dont le capuchon en peau de loup lui fait une magnifique couronne autour de son visage. 

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P1080493L’étape suivante : trois cabanes dont le toit recouvert de terre herbue eP1080504t fleurie isole mieux des intempéries donnent l’illusion d’avoir été laissées en l’état par leurs occupants tout juste sortis. Des fourrures diverses sont exposées et le jeune Indien qui nous pilote décrit chacune d’elle et précise de quel animal elle provient.

Cette reconstitution est pleine d’intérêt : elle montre quelles astuces ont dû être employées pour vivre dans des conditions exceptionnelles auxquelles j’aurais eu du mal à m’adapter !  

Retour en douceur vers le débarcadère, non sans avoir souhaité bon anniversaire au pilote du steamer, auquel sa grand-mère Mary s’adresse par de grands gestes depuis la fenêtre de la grande maison familiale.

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