67 –Fort Lauderdale–Miami  -New York

Samedi 12 mars 2011

DSCN3268DSCN3277Après l’ultime breakfast sur le bateau, notre carte-clé sert une dernière fois pour enregistrer que nous ne sommes plus à bord. Desembarkement réussi.

Hans l’ingénieur chargé de la maintenance du Prinsendam qui a partagé notre table durant trois soirs, nous avait prévenues que le plus gros cruiser du monde serait à quai à côté de nous. La monstruosité annoncée est là : plus de 10.000 personnes s’entassent sur ce navire, passagers et équipage. Une ville flottante ! Il est flambant neuf et semble d’un luxe inouï. Je n’ai pas assez de recul pour le photographier en entier.

Notre bus n’est toujours pas là, et je décide d’en prendre un autre qui me conduira directement à Miami Airport, Joyce pense aussi que c’est la meilleure solution. Nous tombons dans les bras l’une de l’autre pour se dire « au revoir » et non adieu… Nous nous reverrons en juillet prochain chez moi à Nantes, mais aucune de nous ne le sait encore.

Des boutiques de bagages, ce n’est pas ça qui manque à l’aéroport. Mais la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les voyageurs qui en ont besoin a fait monter les prix. La moins chère des grrrrandes valises qui me sont proposées est à 135 $. Je paierai peut-être moins cher en excédent de bagages et je ne reviendrai au magasin qu’au cas où je dois payer plus. Une balance qui affiche au choix le poids en pounds ou en kilos me fait voir la dure réalité : valise 27 k, sac 13 k ! Et j’ai laissé 3 paires de chaussures et 3 vêtements… Dejean le Haïtien de l’enregistrement qui, me sachant française, m’a d’emblée tutoyée, est adorable. Il me fait un forfait de 50 $ pour les 17 kilos en trop et le sac supplémentaire (deux bagages au lieu d’un)… Je lui avais parlé d’Antoine, bien sûr, et il m’a fait économiser 85 $ sur le prix d’une valise ! Antoine est l’aîné de mes petits-fils, volontaire à Haïti depuis le séisme de janvier 2010… et il y est encore à ce jour !

DSCN3285L’avion pour New York JFK part à l‘heure, et la nuit est tombée lorsqu’il survole la « Grosse Pomme » en robe du soir pailletée. Difficile de situer ce que je vois du hublot, mais les ponts de Brooklyn et de Manhattan sont repérables, même si je n’ai pu apercevoir la statue de Miss Liberté.

Porte A12 pour Paris ; une heure et demie d’attente me laisse le temps de flâner. L’heureDSCN3304 de check in (8.15 h) est bientôt dépassée et rien ne se passe… Je ne suis pas inquiète, puisque j’ai près de trois heures de délai entre l’arrivée à 10.30 h à CDG et le départ du train à 13.18 h. Toujours rien à 9.00 pm qui aurait dû être l’heure du décollage. Personne ne pose de questions, j’entends parler français (surtout des jeunes). On ne s’impatiente pas. J’ai mes mots croisés et je laisse passer le temps. Ah ! Une annonce : l’avion est à la porte D22, assez loin. Je demande à y être conduite en voiture électrique, et je m’en félicite vu la longueur du trajet et l’encombrement de mes deux sacs. Porte 22, l’attente continue jusqu’au-delà de 10.00 h où je suis invitée à entrer la première dans l’appareil, un 757. Une seule hôtesse à la porte, et une autre tout au fond de l’appareil. Curieux, mais je le remarque sans y penser vraiment. Les passagers ont fini par s’installer. Tout le monde est assis, ceinturé, on n’attend plus que le film qui va nous montrer comment utiliser les masques à oxygène et le toboggan qui peut servir de canot de sauvetage… Toujours les deux hôtesses, des bruits nous parviennent du ventre de l’appareil. De mon hublot je ne vois rien d’anormal, mais les bruits persistent et je sens bien que la maintenance est en action. Une voix masculine annonce le départ dans 30 mn, mais cela va durer jusqu’à plus de minuit où, après une annonce en anglais qui indique que le vol va durer 7.04 h, j’ai déjà compris que je n’aurai pas mon train ! Une voix française nous remercie de notre patience, mais ne dit rien de ce retard prolongé. New York a déroulé pour nous toutes ses lumières, et une troisième hôtesse, la chef de cabine, a fait son apparition. Je n’ai rien mangé depuis le sommaire breakfast du matin, et je lui demande un plateau, puisque la plupart des passagers ont entamé leur nuit ; elle me rassure, disant qu’on allait servir soon.

 

68 – New York – Paris - Nantes

13 mars 2011

Il est 1 h à NYC et 7 h du matin en France lorsque les plateaux sont enfin distribués à ceux qui ont ouvert un œil. Mes deux voisins, ainsi que ceux de devant, ont dormi sans dîner. Je dormais aussi lorsque l’hôtesse m’a réveillée pour me reprendre le plateau, mais j’ai pu sommeiller deux heures ou plus avant que mon jeune voisin asiatique de dix ans ne me sorte des bras de Morphée en tapant sur son ordi où des guerriers crachaient le feu. Nous survolons la terre, peut-être l’Espagne, j’attends la fin du film pour savoir où nous sommes : au-dessus de l’Angleterre. Le petit déjeuner est alors servi, et je calcule que l’avion a repris un peu de son retard initial. Il est 12.43 h lorsqu’il se pose, et j’aurais pu avoir le train si je n’avais eu de bagages. Mais l’appareil est très loin de son point habituel me dit un jeune steward. Le personnel de Roissy se demandait les raisons d’un tel délai et DSCN3308l’avion a dû s’arrêter tout au bout du bout de la piste. Si mes bagages avaient été enregistrés à Miami parmi les premiers, ils ont transité par JFK, et ils quand ils arrivent enfin… mon train est déjà parti ! Mon billet, pris en décembre, coûtait 22 €. Les deux trains suivants sont complets et je dois attendre 18.25 h et voyager en 1ère classe à 116 € que je suis bien décidée à me faire rembourser par American Airlines, avec en prime, le préjudice d’avoir attendu à JFK et à la gare de Roissy pendant de longues heures, où je me suis glacée par le manque de sommeil et de nourriture… Je recevrai de la compagnie un voutcher de 200 $ que je n’ai pas utilisé mais dont j’ai fait cadeau !

Nous sommes le 13 mars, j’en suis à mon 70e jour de voyage… et pas le plus plaisant. Merci AA !

L’attente est longue à la salle d’attente de Roissy-gare et je lutte contre le sommeil d’autant plus que des annonces préviennent les voyageurs que des escrocs rôdent dans les lieux. Des micro-périodes d’assoupissement me laissent hébétée au réveil…

Enfin le TGV… qui va stopper en rase campagne et repartir au ralenti. Encore un sanglier ? Ce serait un gros problème pourla SNCF…

C’est si bon de se retrouver chez soi… et de préparer le prochain voyage !