DSCN234857 – Océan Pacifique – en mer

Mercredi 2 mars 2011

 9 heures : la piscine vient d’ouvrir et j’y suis seule. J’ai tâté les jacuzzi du bout de l’orteil, mais ils sont trop chauds. Une petite demi-heure après, mon corps s’étant trop rafraîchi, il est temps de sortir de l’eau. Nous nous rapprochons de l’Equateur, mais la brise marine et l’air ambiant restent très « tonifiants », c’est le moins qu’on puisse dire…

 Le commandant annonce que nous sommes dans des eaux très profondes, sans que mon cerveau ait pu enregistrer en feets (pieds) quel creux il y a sous la quille. Il est vrai que 100 ou10000 m, où est la différence quand on marine dans l’eau glacée après un naufrage ? Précisément aujourd’hui, j’ai fait la sourde oreille en n’allant pas à l’exercice d’évacuation qui est pratiqué pour la quatrième fois depuis notre départ : il y a des fois où je déDSCN2336cide de ne plus comprendre l’anglais…

 La démonstration de cuisine indonésienne dont la recette de potato meat cake (gâteau de viande et purée de pomme de terre) est donnée pour… 50 personnes, ne m’a pas convaincue, d’autant que la dégustation a révélé la chose grasse et pâteuse. Le riz sauté qui l’accompagne peut être accommodé à la manière que l’on veut, mais il n’y a pas besoin de sortir de chez Bocuse pour le cuisiner. J’y ai rencontré Roberta, qui avait encore des étoiles dans les yeux après sa visite en trois jours et deux nuits de Machu Picchu et Cuzco (3.599 dollars par personne en chambre à deux, ou 3.999 dollars en chambre individuelle)… Pour ce prix-là, notre copain Christian nous a fait visiter le Pérou entier, La Paz et la Bolivie en prime !

DSCN2425Mes ambitions n’ont plus de limites : en classe d’aquarelle, j’ai appris que 7 des miennes ont été vendues, et Lorraine m’a demandé l’une de celles qui restent pour sa collection. Je me sens pousser des pinceaux au bout des doigts ! J’ai soudain senti une agitation autour de moi, sans y prêter attention, car je suis occupée à une aurore boréale qui ne vient pas aussi facilement que je le souhaiterais. Une annonce est faite que je n’écoute pas… lorsque quelqu’un me tape sur l’épaule « See outside ! » (regardez dehors). Le Princendam, non seulement a stoppé, mais il a viré de bord et un bateau de pêche qui DSCN2340DSCN2354s’est approché lui passe sous l’étrave. L’équipage crie et j’ai un instant pensé qu’ils sont en grève (ben oui… chez nous les pêcheurs manifestent aussi !). Peu à peu, j’apprends que le tanker d’eau potable des pêcheurs a eu une fuite, qu’il est à sec et ils sont en manque depuis plusieurs jours. Le temps de préparer les filins et les treuils qui vont permettre le transfert d’eau et de nourriture, près d’une heure a passé, et deux marins se jettent à la mer pour récupérer des bidons tombés… Quand c’est fini, l’enthousiasme et les hourras de tous, sont soulignés par la sirène du paquebot, déclenchée par le capitaine depuis le nid de pie, vont être la conclusion de cette histoire : la happy end en quelque sorte ! Car ces huit hommes sont à cinq jours de la terre… Je les ai longtemps regardés s’éloigner, petite tache claire sur le bleu de l’océan.DSCN2361

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Prinsendam le saint-bernard de l'Océan Pacifique