Lundi 19 octobre

Pas de petit déjeuner ce matin, une orange de la corbeille fera l’affaire… C’est qu’à midi, les francophones se retrouveront au Rotterdam pour un lunch amical selon l’idée de Claude le Québécois, qui a épousé Joan une British réfractaire aux autres langues que l’anglais.

E passe me voir afin de visualiser sa carte mémoire et j’ai ainsi le plaisir de revoir la Grande Muraille, le tombeau des Ming et la Cité Interdite, plus quelques rares photos de ce qui reste de la Chine d’avant. A 11 h il y a une conférence sur Naha et l’île d’Okinawa que nous atteindrons dans quDSCN3940atre jours.

DSCN3936Nous aurions pu être dix (quelques-uns n’ont pu être prévenus) si la seule table de 10 n’était chaque jour réservée pour les célibataires. Nous serons donc 8 et les deux retardataires seront placées à une table de deux à côté. Il y a une chaude ambiance. Outre Claude, l’instigateur de cette réunion, il y a E et son mari N, Anne-Marie et Samy, Brigitte (Américaine) et son compagnon Georges, DSCN3939(Ecossais hélas sans son kilt) qui ne connaît du français que les gros mots indispensables dans la vie courante, et moi-même. C’est une chaleureuse ambiance qui s’installe et Claude, farouche défenseur du bon français, s’élève contre la simplification de notre langue. Les Québécois ne connaissaient pas l’existence du verlan (l’envers), ce nouveau langage parti des banlieues qui inverse les syllabes … Samy explique que les jeunes qui parlent des meufs ont oublié que le mot d’origine est « femmes ». Brigitte elle, a vécu en France de 1947 à 1949 et maîtrise bien notre langue. Nous cherchons les expressions propres à chaque langue dont un étranger ne peut saisir les subtilités. Sans parler des verbes « dangereux » à maîtriser, je veux parler de baiser et jouir, dont j’avais pris conscience de la difficulté avec une jeune Japonaise venue étudier à Nantes, et que seuls les Français de souche peuvent employer sans dérapage. Un éclat de rire général salue ma remarque. Tout comme l’humour plat des fantaisistes américains qui n’a rien à voir avec le nôtre. Anne-Marie explique les ravages de la méthode de lecture globale, qui a fait des « bac+5 » ignares en écriture.

Il est convenu que la prochaine rencontre se fera le 22 jour en mer au Lido, près de la piscine, et E se propose de réunir plusieurs tables pour que nous soyons à l’aise, quel que soit le nombre de convives. A la sortie du second concert de la pianiste Tomono Kawakura, nous retrouvons Giap,qui  attend Ho et nous leur demandons de se joindre à nous s’ils le souhaitent. C’est oui.DSCN3952

DSCN3951Au Front Desk, vingt très beaux timbres pour l’Europe et les USA me coûtent 17$US, et j’espère qu’ils ne trouveront pas preneur en route. Me voilà tranquille, il me reste à trouver des cartes à Shanghai. Harry tient absolument à ajouter son texte à quatre de mes cartes postales : me voici donc définitivement devenue aux yeux de mes amis, une femme compromise ! Ellen son épouse nous DSCN3948DSCN3950rejoint mais j’aperçois juste à cet instant la pianiste que je vais féliciter chaudement. Elle vit près de Londres et est surprise de savoir que je suis de Bretagne, qu’elle connaît bien. Elle accepte de poser pour moi et propose même que nous soyons toutes les deux. Merci Tomono : vous êtes une grande dame.

Mes sacs de glaçons me manquent : il est temps de retourner me faire du bien en me calant contre eux… avant d’aller encore à Internet envoyer mes messages lorsque je les aurai écrits.

J’avais oublié que nous avions reçu une invitation pour la réception que donne le capitaine au deck 9. Il est précisé que pour enrayer la progression des germes, on ne serrera la main ni du staff, ni de DSCN3957l’équipage. Mais le champagne coulera à flot, et les bouchées délicates, les sushisDSCN3961 appétissants servis par les grooms de service. Laissant Joyce en pleine discussion avec un Ricain, je me déplace vers ce couple délicieux qui vit à Nice et espère bien ma visite. Ils me laissent leur carte et j’apprends que son prénom lui a été donné en référence à l’opéra de Puccini que ses parents aimaient : Mimi… et sa sœur s’appelle… Blanche !  Dore, son mari, comprend le français mais ne le parle pas.

Nous descendons à la salle à manger le verre à champagne à la main enDSCN3965 Copie_de_DSCN3969compagnie de Rosaline et Lyle son mari, et de la sœur Yvette (Porte)… Elles m’avaient raconté qu’en 1947, elles avaient enfin pu quitter le Japon où elles étaient nées parce que leurs parents s’y étaient établis dans le négoce. Elles se souviennent avoir vu des ruines après 1945, sans savoir si c’était à Hiroshima, à Nagasaki, ou à Tokyo…

Pendant qu’au même moment, je me faisais un rêve d’un pays imaginaire, le Japon, elles n’avaient qu’une idée, en sortir ! Mais elles y sontDSCN3981 revenues plusieurs fois depuis, et quant à moi, j’ai enfin pu poser le pied sur son sol.

C’est à 9.30 h que nous assisterons au show du bonimenteur pendant lequel je DSCN3987me suis assoupie, avant que n’arrive le pétulant et talentueux Tom Sutton.

Une raie (manta ?) partagera ma chambre ce soir…

… et demain, à Shanghai, j’aurai bouclé le tour du monde !

Youpiiiiii !


Soirée New Orleans
envoyé par bourlingueuse. - Evadez-vous en vidéo.