La Bourlingueuse

Carnets de voyages

22 octobre 2009

Mardi 20 octobre

Shanghai, que nous avons atteint ce matin, est le troisième port mondial, et non Busan comme je l’avais écrit par erreur…

Je n’arrive pas à y croire : j’ai fait le tour du monde ! Un esprit chagrin m’a fait remarquer que ce n’était pas un VRAI puisque je n’allais pas en Australie ! Descendant la passerelle ma rédac à la main (puisque en 1947, je me voyais déjà faire escale à Shanghai), je me disais que lorsque je poserais mon pied sur le quai, j’aurai fermé ma grande boucle…

Et ça a été un sacré moment dans ma vie !

Le Muséum de Shanghai n’est plus celui d’il y a vint ans, si poussiéreux même s’il contenait des merveilles… Une demi-heure d’attente dans la green file, celle qui passe en priorité alors que les individuels doivent s’aligner en longues queues, contrôle au portique et nous voici au pied de l’escalator où on peut emprunter des « audios » et où,miracle ! je trouve un plan en français... Ce nouveau musée est carré surmonté d’une coupole, suivant un principe chinois qui veut que le ciel rond surmonte

la Terre

carrée. La pénombre des salles met en valeur les objets exposés. Comme toujours Joyce et moi allons chacune de notre côté et je file au 3e voir les jades ; j’ai gardé le souvenir d’une robe d’empereur qui avait été enterrée avec lui, constituée de centaine de plaques de jade vert. Je ne l’ai pas vue, ce qui me confirme que ce n’était pas à Shanghai que je l’ai vue. Lees jades peuvent être blancs, ivoire, gris clair, mais leplus souvent vert… jade, bien sûr. J’ai essayé de voir le plus possible de salles, les porcelaines, les calligraphies, les bronzes, le mobilieér, les monnaies… Selon les salles, les soldats-gardiens laissaient photographier avec ou sans flash, et d’autres interdisaient tout simplement les photos. Dans la salle des porcelaines bleues, je prenais des clichés sans flash et le soldat m’a dit quelque chose en secouant lla main mais avec le sourire. Je n’ai rien pu acheter à la boutique, mon sac avec les sous et la carte était resté dans le bus.

L’étape suivante nous fait aborder le Times Square de Shanghai et ses boutiques de luxe. Mais les Yuyuan Gardens, au cœur de la vieille ville ont gardé un air d’authenticité émouvant. Pour y parvenir, il faut se mêler à la foule, aux marchands de tout et n’importe quoi, et les spécialistes qui ont les touristes pour cible s’en donnent à cœur joie : cartes postales, stylos, Roleix presque véritables qui doivent donner l’heure aussi bien que les vraies. Quelques jeunes proposent pour 20 $US des roulettes à adapter aux talons des chaussures des roulettes qui permettent d’avancer comme sur des rollers. Un jeune m’en fait la démonstration éblouissante, mais bien inutile. et j’en fais un cliché.

Le musée de la soie expose l’élevage des vers, montre comment les cocons sont ébouillantés puis dévidés et enfin mis en bobines. Les tissus en nombre limité sont fendus dans une salle à côté et sont déclinés en motifs traditionnels ou fleuris, très orientaux. Mon choix se porte sur des satins unis. Mais celles à qui je les destine en aimeront-elles les teintes ?

Dans la rue où je me suis assise pour regarder la foule, un femme âgée me demande l’aumône. E lui ai donné quelques yuans en billets à l’effigie de Mao et elle m’a bénie. Au bus des marchandes proposent des cartes postales.

Pas d’arrêt pour voir le Bund, ce quai de Shanghai où étaient les banques et le siège des grandes sociétés. Il y a vingtans, de grandes banderoles rouges pendaient des balcons pour célébrer un événement que j’ai oublié !

Le Cibercafé est quasiment vide et je ne peux brancher ma clé USB puisqu’il faut ouvrir un tiroir fermé à clé et que Kimberley est absente. Les messages courriels seront donc réduits à l’essentiel.

Le ms Volendam est amarré au cœur de la ville, sur la rivière Huangpu, et du deck 8 on peut voir le Bund sans la courbe de celle-ci.  J’y reviendrai ce soir, quand Shanghai aura accroché ses lumières.

Le show ce soir est donné par des jeunes enfants et adolescents de l’école internationale acrobatique de Shanghai, et c’est remarquable, même si on peut se poser des questions sur le devenir dans leur grand âge de ces corps torturés si jeunes. La plus petite 5/6 ans au plus, fait non seulement le grand écart facial, mais ses pieds montent à la hauteur de sa ceinture latéralement…

Je ne comprends rien à ce que me disent nos voisins de table. Après le repas, Joycem’avoue avoir aussi eu beaucoup de mal. Il est Espagnol, elle est Argentine et ils vivent à Mexico ! Me voilà rassurée !

Mon bestiau de ce soir doit être un dahut…

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