30 septembre 2009
Le Pacifique c'est froid !
J'ai voulu repondre a Montana, mais c'etait durant une interruption de connexion : je sais aue c'est froid le Pacifique, pour y avoir trempe un pied a Seattle, a San Diego et a Lima...
Voila donc mes etats d'ame du jour, en cliquant sur le lien, ca doit marcher
Lundi 28 septembre
Encore une heure à retrancher de nos montres, si bien que la France est à + 13 heures avant nous, qui sommes depuis la nuit dernière dans le fuseau horaire d’Auckland (Nouvelle Zélande) et des îles Fidji.
Dans un des salons d’où je regardais la mer et le ciel gris, je me suis mêlée à la conversation de trois personnes dont je comprenais bien l’anglais. Peter, un Allemand, racontait une vieille histoire de homard Thermidor, dont il pensait que le nom vient de ce qu’il est servi très chaud (ben oui : thermos = chaleur !). J’ai eu plaisir à leur raconter l’Histoire de la France et celle du calendrier républicain. Les deux autres personnes Micheline et Walter, sont 2 Belges d’Ostende, sur les 6 que comporte la liste des passagers.
Nous sommes 1.324 dont 5 Français, et j’en ai rencontré deux, venus de Poitiers et qui m’ont dit avoir pris l’habitude de voyager exclusivement sur des cruisers américains.
Afin de soulager mon dos, je marche courbée, ce qui me permet d’obtenir beaucoup de considération des Indonésiens qui me chouchoutent, et particulièrement par Lupu, celui dont l’épouse héritera de mes chaussures dorées !
Faut que j’vous raconte : rentrant l’autre soir inopinément dans ma cabine mes chaussures à la main après le dîner en grande tenue, j’y ai trouvé deux loustics rigolards, dont l’un tentait de se cacher dans l’encoignure. J’ai alors pris le parti d’en rire tant la situation me semblait cocasse, et j’ai tendu mes chaussures au premier qui m’a dit que son ami, lui, était marié. Le second est donc parti avec des chaussures absolument neuves que mon dos ne supportait pas.
Aujourd’hui, je n’ai pas assisté à la conférence, mais après le tea-time indonésien, je suis revenue me reposer et faire des exercices pour débloquer mes vertèbres.
Le dîner en tenue de gala nous a fait partager la table de Richard, le conférencier dont les grands-parents vinrent de Finlande, et de son épouse Béatrice qui semble être connue des médias et qui fait ici des démonstrations culinaires. Il y avait aussi Bill du New Jersey, un ancien officier du Queen Mary, qui ne peut se passer de naviguer.
Le homard Thermidor était au menu, ce qui explique que Peter en ait fait son sujet de conversation cet après-midi.
Joyce est allée danser au crow’s nest, le 9e deck. Avec Bill ?
Bonsoir et à demain.
A demain !
28 septembre 2009
Que c'est difficile !
Pouruoi ca ne marche pas ?
Dimanche 27 septembre
Il faut une fois de plus retarder les montres puisque nous avons atteint un autre fuseau horaire, celui de Samoa et Midway, le décalage, maintenant au maximum est de douze heures avec la France
Réveillée à 6 h, j’ai eu des velléités de lever de soleil, mais j’ai un peu tardé et il ne m’avait pas attendue. Mer forte (grosse disent les marins) le bateau me semble danser moins qu’hier, mais beaucoup de passagers sont malades. Des sacs sont à leur disposition, et les ascenseurs restent indisponibles pour cause de gros temps. Partout, sont disposés des appareils pour se stériliser les mains et les panneaux le rappellent à ceux qui l’auraient oublié qu’il faut se préserver de la contagion…
Après avoir consulté à la riche bibliothèque du bord les guides dont j’avais besoin, j’ai assisté à deux conférences : l’une sur Hakodate, le premier jalon de notre séjour au Japon, l’autre sur les combats sanglants qui, au cours de la Seconde
Je me dirigeais vers la salle de l’Internet lorsque j’ai croisé Esther, une Québécoise avec laquelle j’aime à discuter, qui veut lire ma rédac, dont Joyce lui a parlé et qui m’entraîne au piano-bar, où une jeune femme égrène les airs de jazz symphonique de ma jeunesse… et il est temps de se presser pour le show de Danny, un bonimenteur qui parle à la vitesse d’une mitraillette, et dont la plupart des « jokes » m’ont échappé. C’est la raison pour laquelle vous n’avez rien lu sur mon blog aujourd’hui… La vie mondaine, ça vous bouffe le temps !
Après le dîner, les Indonésien ont donné un spectacle pour la plus grande joie des spectateurs. Lorsque l’on sait qu’ils travaillent 11 h par jour, 7/7 la semaine et 10 mois l’an, on peut admirer d’autant plus leurs remarquables talents de danseurs, musiciens et chanteurs, dans des costumes chatoyants venus de là-bas, dis…
Le mal de dos semble m’accorder un répit, mais depuis ce matin, le nerf sciatique me donne des soucis.
I never been so old, it’s probably the reason.
OK... plusieurs precieuses minutes perdues... mais cette fois on y est !
Oh qu'il est large le Pacifique !
Pas trop de temps pour vous raconter en direct mes etats d'ame... Lisez ce qui suit... Grrr... je perrds bcp de temps !
Samedi 26 septembre
Encore une heure de moins à nos montres : à cette latitude, les fuseaux horaires sont moins larges. Nous sommes désormais dans celui d’Hawaii et Tahiti.
Observant le monde qui m’entoure, la vérité m’oblige à dire que la majorité des participants à cette croisière ne sont pas des perdreaux de l’année… Si l’équipage, la troupe des artistes et le personnel de bord ne faisaient descendre la moyenne d’âge, les octogénaires auraient le rôle principal !
A la démonstration culinaire d’aujourd’hui, la femme assise près de moi m’a parlé d’un air consterné de la catastrophe que nous avions eue en France… Késako ? Je ne voyais vraiment pas… Elle faisait allusion à la canicule dont avaient abondamment parlé les médias et qui, croyait-elle, avait tué tant de « seniors » en France : je me suis soudain prise pour une rescapée.
La grippe sur ce bateau est persona non grata ; des annonces faites aussi bien par la radio que par la vidéo met chacun en garde contre ce que l’on pense être un fléau mondial, je parle du H1N1. Partout sur le navire, à chaque sortie d’ascenseur, à chaque entrée de salle, sont installés des distributeurs de gelée alcoolisée qui permet de se désinfecter les mains avant et entre chaque activité.
Bien que l’Océan Pacifique semble plat, le bateau tangue et roule avec lenteur, mais avec amplitude, ce qui rend difficile les déplacements de ceux qui n’ont pas le pied marin, et, au dîner, bien des places sont restées inoccupées. Nos voisins de table de ce soir sont de la Nouvelle Orléans
Le concert donné par David Howarth, un jeune pianiste anglais, m’a plu infiniment : virtuose classique, il a terminé dans la fantaisie la plus décoiffante, récoltant une standing ovation enthousiaste. Un pur bonheur !
Ah ! Pour une raison que je ne m’explique pas, les liaisons Internet du bateau seront intermittentes, voire interrompues, tout le temps que nous serons au Japon ou dans ses eaux territoriales. On m’aurait dit ça de la Chine
27 septembre 2009
Le Pacifique large... mais profond !
Apres mes echecs d'hier pour vous tenir au courant, je tente a nouveau...
Il vous suffira peut-etre de cliquer pour ouvrir le texte
Cet Internet ne veut pas de mes images... Internet Explorer cannot display this webpage...
WHY ?
Je vous ferai donc un album au retour !
Merci des jolies choses que j'ai lues
Vendredi 25 septembre
Excursion rapide hier matin à Seattle, car Joyce tenait absolument à voir la fameuse bibliothèque à l’architecture futuriste. Elle m’en avait parlé lors de notre passage en mai dernier mais avait fait l’impasse. Je m’attendais donc à y passer une heure ou deux… C’est mal connaître mon amie : en moins de trente minutes, elle en avait assez vu. Pour ma part, je cherchais un visage connu parmi les lecteurs, car plusieurs personnes de ma connaissance auraient pu s’y trouver.
J’ai voulu passer dans une pharmacie acheter un shampooing qui n’est plus autorisé en France, et je me suis souvenue de Charles Trenet : ici aussi on vend de tout, y compris tabac et cigarettes.
C’est au retour qu’au passage de la sécurité j’ai, comme d’habitude, déclenché la sonnerie. L’officier de service m’a pris le Nikon des mains, a posé mon sac pour le contrôle, appelé une femme pour une fouille plus approfondie… la routine, quoi ! Ce n’est que deux heures plus tard, peu de temps avant le départ, que je me suis aperçue de l’absence du Nikon ! Redescendue en catastrophe, j’ai retrouvé l’officier qui s’est confondu en excuses en me le rendant. Aurait-il eu le réflexe de le déposer au personnel de bord ?
Nous sommes passés cette nuit dans le fuseau horaire d’Anchorage, ce qui nous fait dix heures de décalage avec la France
Mon dos a décidé de m’accorder enfin du répit : je ne souffre plus ce matin, et si j’avais subi hier la séance d’acupuncture, je lui en aurais attribué tout le mérite… mais peut-être est-ce psychosomatique ? Pourvou qué ça doure ! disait Laetitia, la mère de Napoléon 1er.
A ma grande surprise, les aiguilles m’ont été plantées dans l’oreille gauche, puis dans le pied droit, dans la hanche et enfin sur la tranche de la main gauche. Une heure pendant laquelle tout en bavardant, Brendan le praticien néo-zélandais titillait parfois l’une ou l’autre de ses aiguilles jusqu’à m’entendre dire « Oh ! là là ! » ce qui lui plaisait beaucoup ! La facture a été à la hauteur de ses efforts, mais au-dessus de mes prévisions : 125 $.
Des démonstrations de cuisine ont lieu quotidiennement au Culinary Arts Center et je m’y suis rendue. Rien d’exceptionnel, mais en fin de séance, dégustation générale. Je découvre enfin le bateau et les diverses activités proposées pour passer le temps. Outre des conférences, concerts, shows et autres manifestations élitistes, il y a un casino qui ne désemplit pas, un buffet quasi-permanent où l’on peut bâfrer à toute heure, des tournois de bridge, de tennis… j’en passe !
A la bibliothèque à l’entrée de laquelle trône une statue de Voltaire, j’ai fait cet après-midi la rencontre étonnante d’une femme qui, avec son mari, a fait le choix de vivre en croisière d’un bateau à l’autre toute l’année… Plus de maison, de charges à payer, d’assurances, de voiture à entretenir, plus rien d’autre à faire qu’à se laisser vivre. Elle dit que ça leur coûte moins cher que leur vie d’avant…
Le welcome toast du capitaine réunit les passagers en grande tenue (nœud pap’ pour les messieus) est suivi d’un show de grande qualité où les airs fameux des grandes comédies musicales ont eu la part belle.
Le dîner de gala dans la salle « Rotterdam » panoramique nous a fait rencontrer John de la police montée canadienne, hélas sans son uniforme !
26 septembre 2009
Ya aussi le Japon...
J ai prepare dans ma cabine le texte a ecrire pour ne pas depenser trop vite mes 100 bucks (dollars) de connection... Je penserai a Jean Yves lorsque nous paaserons au large de ses reves a lui aussi
Je suis bouleversee de lire ce qu Helene ma Corail et Antoine, le diplome de l ONU dont j ai parle il y a aa temps ont ecrit.
Donc, economisons mes bucks et voyez ce que j ai prepare :
Vancouver_SeattleVancouver_Seattle
Ca n a pas marche...
Je vous envoie seulement la photo d une drole de machine a Vancouver. Vous saurez tout de mes etats d ame au retour et je vais au jour le jour etre concise. La photo non plus n a pas passe...
Je ne peux vous rendre visite mais je suivrai vos commemtaires avec une joie immense.
Grrrr je n y arrive pas. Je ferai mieux demain
Peut etre...
22 septembre 2009
Chapitre 2
J’ai voulu ne rien demander à Blanche concernant cette rédaction reçue avant hier pour débuter notre histoire après ces 5 pages. J'ai donc d'abord écrit puis j’ai lu hier soir vos commentaires et ses réflexions sur sa rédac’ des années 47, c’est peut être le début d’un duo mère fille pour lui dire que je l’admire et que c’est troublant de rencontrer sa mère de cette façon là !
Chapitre 2 :
Ma mère m’épate !
Lorsque Blanche, un peu moins de 15 ans écrivit ces 5 pages contant à la demande du professeur de français Madame Le Floch un voyage fictif et lointain, elle ne pouvait imaginer que quelque 60 ans plus tard, elle ferait parvenir à sa fille, vivant à l’autre bout de la terre, un « email » après qu’elle eut « scanné » les pages en question, jaunies par le temps et couvertes d’une écriture belle et sûre.
Assise à la table de la cuisine, le porte plume à la main, le flacon d’encre Waterman bleu d’orient ouvert devant elle, son esprit vagabondait. Par quoi commencer ? Le plus simple était de partir en train vers Paris. Quimper avait une gare, avec un chef de gare son sifflet et sa grosse moustache, une locomotive au charbon qui lançait des jets de vapeur à faire voler les jupes des jolies passagères, des quais entourant les deux voies ferrées... Louise, la mère de Blanche tournait virait dans la cuisine en lui demandant pourquoi elle restait le nez en l’air au lieu de faire ses devoirs. Elle commença donc à décrire sur sa feuille finement quadrillée, l’ambiance de la gare, les voyageurs inquiets pour leurs valises l’œil rivé à la pendule, le bruit, les interpellations des uns et des autres. On s’y croirait, elle aussi… Le départ n’est pas déchirant, elle laisse derrière elle « ceux que je vais quitter pour si longtemps » en faisant semblant d’effacer l’ombre d’une larme sur un œil résolument sec mais malicieux. Les wagons sont partagés en compartiments, sur 8 places, deux chanceux avaient une fenêtre, les 6 autres se partageaient le couloir ou les places centrales.
Quimper, Paris, cela doit faire 400 km grand maximum non ? Malgré la « vitesse vertigineuse » du train, elle s’endort et se réveille à Paris le lendemain matin. Mais peut être qu’elle a du changer de train car en France encore à cette époque, l’écartement des rails n’était pas partout le même…
Rien sur Paris, elle y passe quelques jours et rejoint le Bourget, sans doute le seul aéroport civil existant à l’époque. D’ailleurs comment est ce qu’elle le sait ? A t’elle lu quelque chose à ce sujet dans le journal ? Est-ce que les actualités qui débutaient toujours les séances au cinéma en montraient des images avec des avions aux « hélices vrombissantes » (madame Le Floch n’avait jamais entendu vrombir des hélices et elle pensait que le bruit ne pouvait trouver son origine que dans le moteur) ? Est-ce dans les revues « Constellation » ou «Sélection du Reader Digest » ? En tout cas, elle imagine en couleur, le fauteuil dans lequel elle s’installe est de cuir rouge, la piste d’envol semble en terre battue puisque l’avion cahote avant de prendre son essor vers Beyrouth ! Déjà blasée, la petite Blanche n’en peut plus et semble s’ennuyer malgré tout de ce début de voyage avec des paysages mornes, quelques villes et de nouveau la monotonie de la campagne vue du ciel. Lorsque enfin elle arrive au dessus de la Méditerranée, vaincue, elle s’endort tellement le paysage la fatigue.
La petite Blanche raconte Beyrouth, son marché, son port mais il faut repartir et la voici arrivée à Calcutta elle effectue une croisière sur le Gange « en première bien sûr » et est très précise sur l’itinéraire qu’elle fait ensuite à travers le golfe du Bengale. Le Larousse a du lui dévoiler une carte du monde et sans doute une carte de l’Inde car c’est précis, elle connaît par cœur la route que prend son paquebot. Arrivée à Saigon, son âme poète laisse sa plume imaginer « un chant d’indigène monter d’un bouquet d’arbres du fond d’un jardin… ». Une sérénade peut être ? Elle a lu, c’est sûr que Saigon comporte différents quartiers « européens, tonkinois, indochinois ». Elle fini sur Tokyo le rêve de sa vie, après avoir visité Shang Haï mais avoue avoir le mal du pays et vouloir revenir.
Voilà la plus étonnante façon de rencontrer sa mère, la jeune fille pataude sur les photos de l’époque ne laisse pas présumer la future bourlingueuse. On la voit, cheveux bouclés relevés sur les tempes, les yeux perdus derrière ces lunettes qu’elle exècre, le visage rond. A ma connaissance elle n’a pas de photo d’elle entourée de ses deux parents, Yves photographe a du pourtant faire l’expérience de prise de vue à distance ? On le voit avec sa fille sur l’une d’elle un jour sans doute où Louise avait appuyé sur la poire de déclenchement après que le père eût réalisé le cadrage ? Une petite fille oubliée au milieu d’un couple mal assorti, qui rêvait de Japon. Blanche me dit régulièrement « ah ce que j’aurait voulu épater ma mère » mais peut être qu’une sourde rivalité empêchait Louise de laisser son admiration perler devant la complicité père fille. En lisant ces 5 pages, comment ne pas être épatée ? Mais d’où sort t elle tout ça ? Moi en tout cas, je le suis épatée, j’adore raconter à mes amis les frasques de ma mère qui n’arrête pas : informatique, photovoltaïque, photo numérique, tourdumondique. Elle a même commencé à écrire ses mémoires (j’attends la suite).
Il faut un épilogue à cette histoire. Blanche est partie ce matin dimanche 20 septembre 2009 pour un voyage autour du monde qui la mènera bien sûr, à Tokyo. Elle ne part pas de Quimper mais de Nantes en TGV et elle arrivera à Paris 2h plus tard et non le lendemain. Elle ira à Vancouvert depuis Roissy et il serait étonnant qu’elle s’endorme car même si il n’y a que l’océan à regarder, si jamais un cargo faisait son apparition là tout en bas, elle doit être prête pour le photographier ; puis Seattle ou enfin elle prendra le bateau pour la traversée du Pacifique… et qu’a-t-elle emporté dans ses valises ? Oui, vous avez deviné, les quelques pages jaunies couvertes d’encre bleu d’orient vont faire le voyage avec elle.
60 ans plus tard, elle m’a fait pleurer la petite Blanche de 15 ans, qui s’imagine déjà avec des petits enfants à qui elle raconte ses voyages. Trois de ses petits enfants ont reçu la rédaction, et j’aimerai qu’ils lui disent ce qu’ils ont ressenti à la lire. « Et plus tard, quand je serai vieille, très vieille, je pourrai raconter à mes petits enfants mes beaux voyages, et je suis sûre qu’ils m’écouteront avec des yeux ravis. »
17 septembre 2009
Ma rédac sur le Japon en 1947
Bon maintenant c'est parti ! Dimanche 20, je serai sur le chemin du rêve de mes quinze ans : le Japon ! Une excursion au grenier cet après-midi m'a fait retrouver la rédaction que j'avais faite à 14 ans et des brouettes
Et j'emporte dans mes bagages les cinq feuillets de la première mouture de cette expédition. Car nos professeurs de français manquaient peut-être d'imagination pour proposer des sujets, puisque l'année suivante, un autre prof du même lycée nous soumit le même...
La tentation était trop forte : je repris la rédac de l'année d'avant (celle-ci même) qui m'avait été payée 15/20 en l'améliorant de mon mieux. Bien m'en pris puisque cette nouvelle version me valut 17/20. Je ne l'ai pas encore trouvée au grenier, mais ce n'est qu'une affaire de temps.
Si vous voulez savoir comment l'imagination d'une petite fille de l'époque lui faisait voir la vie, prenez le temps de parcourir les cinq feuillets qui suivent, et dites-moi ce que vous en pensez...
Vous aurez noté les fauteuils de cuir rouge de l'avion, le voyage en première classe sur le paquebot, les riches vêtements des passants...
Dans le monde de cette petite fille que les rigueurs de la guerre, des bombardements et de l'Occupation avaient mûrie avant l'heure, la misère des autres pays lui était inconnue. Je n'ignorais cependant ni Hiroshima, ni Nagasaki, ni le combat de Gandhi pour les intouchables...
Alors pourquoi ce voyage en bleu et rose ?
09 septembre 2009
Ice wine party du 4 septembre (bis)
... Les raisins sont "oubliés" sur les ceps et vendangés l'hiver, souvent la nuit, par des températures inférieures à -8°. Il sont aussitôt pressés et l'eau en cristaux de glace est éliminée avec les déchets. Seul les sucs sont vinifiés et ils donnent cette saveur incomparable et une gamme d'arômes très étendue.
Ice wine party du 4 septembre
Mon dos va moins mal... c'est dire qu'il va mieux et que je suis sur la bonne voie.
Mais c'est de vin de glace que je veux vous parler aujourd'hui, ice wine ou eiswein en Allemagne, où selon Wikipédia, au XVIIIe siècle, des gelées précoces obligèrent les vignerons à presser leur raisin glacé et ainsi découvrirent fortuitement le procédé de fabrication de ce vin devenu mythique. L'Alsace depuis longtemps, le Canada et enfin le Nord des USA en produisent aussi maintenant. Ils sont vendus en flacons de 37,5 cl et leur degré d'alcool ne dépasse pas 12°, le plus souvent autour de 10°. Leur prix est inversement proportionnel et grimpe en haut du tableau des tarifs.
Il y a bien des années, j'avais vu à la TV un reportage sur l'eiswein allemand et je m'étais promis d'en goûter au moins une fois dans ma vie. Mais en trouver au pays du muscadet n'est pas facile. Un caviste m'avait promis de s'en occuper, puis a renoncé. Des amis ont voulu m'en offrir pour un anniversaire, mais ont fait chou blanc ! Ca devenait la chasse au dahut ! Puis Christophe, un ami de mes enfants, m'apporta un flacon venu du Canada. Pas question de l'ouvrir avant d'être en famille. La bouteille suivante a été achetée à Kassel en Allemagne, mais le magasin n'en avait que deux sur ses étagères, dont nous en avons goûté une le soir même avec nos amis Gotehart et Renate, ma fille Corail et son Captain Troy. J'ai rapporté la dernière du Michigan en juin dernier.
L'ice wine party a donc réuni mes deux fils, Hervé et Florence son épouse, Pierre, Christophe le responsable de la première bouteille, pour une étude comparée. Trois verres pour tester les vins avec un palais neuf et voir leurs teintes diverses. Et leurs arômes... quelle différence !
Le canadien Château des Charmes est moëlleux, fruité, au goût de miel en fin de bouche. Mon préféré.
L'allemand Dr Hingel est plus sec, fruité, léger et long en bouche.
L'américain Shady Lane est fruité au goût de pomme, au point que nous avons vérifié sur l'étiquette si c'était du vin ou du cidre ! C'est celui que j'ai le moins aimé.
Nos avis étaient trop différents pour établir un classement, et c'est très bien ainsi...
Christophe a été un vigneron un peu dillettante (sa passion, c'est les motos Harley de + de 50 ans et les vieux camions) et j'ai participé aux vendanges 2003 dont il m'avait offert un magnum (qu'il avait gravé) de son muscadet des Montys. Ce soir, il nous a expliqué qu'il avait mis son vin dans un tonneau neuf d'acacia dans lequel le tonnelier avait fait du feu pour en cintrer les parois. Ce qui a donné au vin un étrange goût de bois et de fumée. Il a eu raisonde faire cette expérience, car si son vin a un peu perdu le bouquet du muscadet, il a gagné une autre saveur, qui nous a bien plu.
L'événement valait bien que je calligraphie un menu pour chaque convive, mais j'ai oublié de noter le foie gras...
J'avais juste reçu le jour précédent du riz sauvage de mon amie Marcia du Minnesota. Cette céréale aquatique cultivée par les Indiens est improprement appelée riz : son nom botanique est zizania. Vous avez compris que semer la zizanie fait le bonheur des Cheyennes, Dakotas et autres autochtones.
Quelle soirée épatante nous avons passée ! Elle n'est pas belle, la vie ?













