28 juillet 2009
Pancartes saisies au vol
Parmi quelques pancartes ou affichettes à mes yeux insolites que j'ai eu l'occasion de voir, j'en ai photographié plusieurs dont 4 cette année. Les deux premières vous enjoignent sans ambages de laisser votre flingue au vestiaire avant d'entrer au supermarché et même la deuxième vous prend pour Robin Hood (Robin des Bois) qui fait ses courses avec... son arc :
La troisième était apposée à la porte d'un antic shop de Caroline du Nord.
Les enfants sont prévenus : s'ils divaguent sans leurs parents dans cette caverne d'Ali Baba, ils seront capturés et réduits en esclavage !
Ah mais ! c'est qu'on ne plaisante pas dans les Etats du Sud...
Si vous vous rendez dans cette partie du Michigan au-dessus de la "moufle" qui sépare le lac du même nom du lac Huron et qu'un pont permet de franchir, vous deviendrez un "Yupper". Les habitants du Nord sont "up" (au-dessus). Si on épèle U = you, P = pi, cela devient Youpi, donc, par extension, un habitant du Youpi devient un Youpper en français, Yupper en ricain. Cette région a un langage et des expressions particulières. Les habitants du Sud (la moufle) sont des "Trolls". Depuis 1954, un pont suspendu style Golden Gate de San Francisco fait le bonheur des deux populations.
Juste de l'autre côté du pont, Saint Ignace est un village où les pêcheurs sont aussi nombreux que les habitants, mais qui a un problème : ici, même les poissons boivent et vous pouvez le faire savoir en collant sur votre voiture ce sticker qui l'annonce :
Et pour finir, la petite sieste d'un biker qui a eu un coup d'mou !
25 juillet 2009
En passant par l'West du Wyoming
A Jackson Hole, il n'y a pas que des bars où s'alignent les dollars en pièces d'argent, où les clients chevauchent des selles de cuir, en un mot où L'West est plus "Far" que partout ailleurs. Les quatre arches qui s'ouvrent sur le jardin central de la place sont faites des bois de waipitis et de cerfs qui les perdent chaque hiver dans les forêts qui cernent la ville. Le résultat est kitsch, non ?
Il y a aussi une galerie d'art dans laquelle j'ai promené en douce l'air de rien mon APN et Gisèle a flashé sur une toile avec six cavaliers, souhaitant que j'en fasse un tableau...
Vous le voyez, je n'ai retenu que l'idée, incapable de reproduire une image aussi floue. Alors j'ai puisé mon inspiration dans les photos des nombreuses brochures que chaque State remet aux visiteurs... Je sais, c'est trop "léché", mais je ne sais pas faire autrement. Et si vous avez des remarques à faire, surtout, n'hésitez pas ! J'ai tout le temps de rectifier...
J'ai mis beaucoup de temps et eu beaucoup de mal à réaliser cette toile. Le coeur n'y était pas vraiment, sans doute parce que je n'en avais pas choisi le thème, et que le monde des cow boys ne m'est pas familier. Ce n'est pas parce que j'en ai rencontré quelques-uns au cours de nos pérégrinations que je peux imiter Russell et Remington, les célèbres peintres américains spécialistes du Far West du début de l'autre siècle...
23 juillet 2009
Le biker dans la fleur de l'âge
L'est pas beau ? Et tellement cool...
Ce qui est le plus surprenant, c'est que ces bikers roulent à 55 miles/h (90 kmh) sur leurs puissantes machines... Cool j'vous dis !
22 juillet 2009
Bikers et belles bécanes
On voit de tout sur la Route 66 (rassurez-vous... ailleurs aussi !) mais les bikers qui sont chez eux sur la Mother Road ne sont pas tous des perdreaux de l'année, loin s'en faut. Ils roulent tranquillement en file indienne, prudemment, ne se prennent pas pour des super-héros et aiment qu'on admire leurs belles machines.
Beaucoup, pour ne pas dire la plupart, sont des vétérans du Viet Nam et ne s'en sont jamais vraiment remis, mais leurs compagnes, sauf exception, sont de la génération suivante. Pour une raison que j'ignore, le plus beau de mes portraits de "bikers dans la fleur de l'âge" ne passe pas aujourd'hui. Dommage...
Pour vous consoler, une rencontre dans le New Mexico et un défi relevé : "Are you able to climb on ?"
Ca, c'est la chose à ne pas me dire..
La preuve !
Si nombre d'entre eux chevauchent des Harley Davidson, il y a les bricolos, les félés, les imaginatifs qui construisent leur "petite reine" de bric et de broc... et tout ça roule légalement sous les yeux d'une police qu'il ne faut pas croire débonnaire...
Voilà un échantillon des rencontres que l'on peut avoir la chance de faire... Et ils savent aussi parler, s'intéressent à vous et beaucoup rêvent de visiter la France.
19 juillet 2009
Le dernier diplôme d'Antoine
Ce matin, moment d'émotion à l'ouverture de ma boîte courriel. Antoine 29 ans, l'aîné de mes petits-fils, fait part de la remise de son dernier diplôme, à ses yeux le plus prestigieux : celui décerné par l'ONU à une poignée de jeunes qui en République Dominicaine, ont fait le choix de s'occuper des affaires des autres. Antoine est le dernier en bas à droite.
Si vous voulez en savoir plus, ouvrez le lien suivant, où il y a une traduction automatique du texte de l'espagnol en français.
Corail sa maman a dû aussi avoir un pincement d'émotion au coeur...
17 juillet 2009
Flash back à Seligman et ailleurs...
Angel Delgadillo était barbier... pas coiffeur ! Sa boutique "the barber's shop" lui a survécu, et je pourrrais me croire revenue au Faouët, ce gros bourg breton de mon enfance où sur la place des Halles officiait Monsieur Le Roux. Cependant, nous sommes bien au XXIe siècle, aux USA, où il y a longtemps qu'on a envoyé des hommes sur la Lune !
Pas folle, Wilma son épouse a ouvert un gift shop où vous pourrez acheter tout ce qui peut se trouver en matière de T-shirts, vestes, blousons, lunettes, écussons et plaques à l'effigie de la Route 66.
Les voitures japonaises qu'ont adopté les Américains parce que moins gourmandes en gazoline ne sont ici que de passage. On reste fidèle au pick up des familles ou à la grosse "caisse" de Papa...
Les constructions de chaque côté de Main Street (la Grand Rue) sont tout en façade, et il est amusant après avoir vu le côté face, d'aller voir le côté pile qui est réduit à sa plus simple expression !

Et puis... plus loin, il y a le Bagdad Café ! Pas facile à trouver... mais ça marche encore ! La maîtresse des lieux, nous devinant Frenchies, s'est mise en frais. Les autochtones ont cherché dans leur mémoire les trois mots de français qui leur restaient du collège, ponctués avec l'immortel "Oh ! la laaaaâ !". Bien entendu, nous avons goûté à la gastronomie locale et le choix général s'est porté sur le "Truckers special" avec l'éventail des saussages, ham, steak haché et oeufs servis avec des pommes de terre sautées. Pas pire qu'ailleurs puisque nous avons survécu. Dehors, plus de réservoir, plus de caravane métallique (celle où Jack Palance peignait Jasmine) et le lanceur de boomerang était parti l'essayer sous cieux meilleurs... Ma fille Corail et son Captain Troy y ont aussi fait étape peu de temps après nous.
11 juillet 2009
C'est tout de même un monde... cette route 66 !
Rappelez-vous le livre de John Steinbeck "Les Raisins de la Colère".
Une famille de fermiers du Middle West, ruinés par des tempêtes de poussière, l'appauvrissement de leur terre et surtout victimes de la crise de 1929, prend la route avec leur camionnette, une misérable guimbarde qui, croient-ils, les conduira en Californie, là où les champs sont verts et où la vie recommencera...
Ils suivront la Route 66, la "Mother Road", qui traversait les Etats-Unis depuis Chicago jusqu'à la côte du Pacifique sur 3.839 km.
Les motorways ont depuis empiété l'espace de la vieille route qui existe encore, bien que morcelée, et les villages qui la bordent se sont figés dans le temps des années 1950. Un barbier de Seligman, Angel Delgadillo a, le premier, saisi l'importance de la mémoire de cette route qu'il voyait mourir. Il a su convaincre les responsables politiques de l'Arizona de préserver ce qu'il allait nommer "L'Historique Route 66". Les sept autres Etats concernés ont fait de même.
J'ai suivi de nombreux petits bouts de ce qui reste de cette route fameuse, et je vous ferai visiter quelques villages, où la vie semble s'être arrêtée, où l'on pourrait se croire dans un film en noir et blanc.
05 juillet 2009
Sur les bords du Richelieu
Eh oui ! Le retour a été dur, mon temps a été absorbé par des quantités de tâches administratives... D'abord ma déclaration de revenus par Internet faite le tout dernier jour, puis le dossier des panneaux photovoltaïques (que je croyais pourtant solidement ficelé) s'est en fin de compte révélé "incomplet" : il manquait deux photos ! Celle de la façade "qui n'est pas affectée par les travaux"... et celle de mon compteur électrique. Deux mois d'attente supplémentaire avant que la décision municipale ne soit prise ! Je savais dès le départ que c'était le parcours du combattant, je ne suis pas déçue ! Il se pourrait qu'un rond-de-cuir pointilleux veuille en plus la photo de la troisième ardoise sur la quatrième rangée à gauche de la cheminée. J'attends avec confiance...
De plus, j'espère le devis d'un artisan (le troisième...) car je dois changer une fenêtre de toit vieille de près de quarante ans et équiper les autres de volets extérieurs. La différence entre les deux premiers devis est considérable pour des équipements identiques de la même marque . Ainsi :
Pour une fenêtre de toit 114 x 118 755 € pour l'un 330 € pour l'autre
Un volet roulant solaire 114 x 118 950 € pour l'un 591 € pour l'autre
Un volet roulant solaire 78 x 98 838 € pour l'un 516 € pour l'autre
Le premier est l'artisan que je fais travailler depuis de longues années... Je pense avoir eu tort. Et vous ? A quelle sauce voudra me manger le troisième ?
Vous entendrez parler de mon séjour Outre-Atlantique par petits bouts, sans forcément de liens entre eux. Pour l'heure, je vous emmène près de Montréal, où j'ai rencontré "les cousins" descendants d'un Jean Marchesseau, parti de La Rochelle en 1703. La "cousine" Diane me conduisait à St Antoine sur Richelieu en longeant cette rivière au nom de cardinal (autrefois "des Iroquois") qui prend sa source dans le lac Champlain et se jette dans le Saint-Laurent. Nous suivions le chemin des Patriotes, ainsi nommé en l'honneur des habitants du lieu qui, dans les années 1837-38, se sont révoltés contre les Anglais qui les ont pendus. Soudain, entre deux maisons de bois la "buée" d'une famille nombreuse séchait sur le fil...
Je n'ai pu résister et c'est mon tableau de rentrée, mais le ciel est moins saturé sur ma toile.
Nous avons franchi la rivière sur un "traversier" à câble, et un panneau recommande aux automobilistes d'arrêter leur moteur pour sauver la planète. Est-ce l'occupant de la maison attenante qui, avec humour, a taggué... "plus loin" ?
A la fin de sa vie, Louis XIV a signé le traité d'Utrech qui cédait à l'Angleterre une partie du Canada. Français et Anglais s'allièrent à des tribus indiennes... et les hostilités commencèrent. Le Grand Dérangement est une plaie restée ouverte chez nos cousins : les Acadiens d'origine française ont été spoliés, puis tués ou déportés par les Anglais en Grande Bretagne où ils seront prisonniers. D'autres le seront à Belle-Ile alors possession
britannique. Ils seront occupés à travailler la terre et y introduiront la pomme de terre, bien avant que Parmentier ne la popularise. D'autres encore arrivés d'Angleterre, s'installeront à Nantes, et plus précisément à Chantenay où j'habite, avant de pouvoir s'embarquer pour la Louisiane où leur seront attribuées les terres les plus pauvres. On les appellera les Cadjiens, puis ils deviendront les Cajuns...
Une plaque commémorative a été implantée dans le jardin de la maison que le patriarche de
la famille avait achetée à la fin de sa vie, et
dans laquelle sept générations de Marchessault se sont succédé. Et à la mairie, des tableaux généalogiques montrent les imbrications depuis trois siècles entre les diverses familles du village de St Antoine sur Richelieu.
































