La Bourlingueuse

Carnets de voyages

29 mars 2009

Toujours Doisneau !

Tabl_36_L_oeil_coquin_

Ce n'est pas celui que je préfère, je suis déçue de n'avoir pas réussi à rendre les visages avec les expressions que je vouslais : si la femme est visiblement séduite par le tableau devant elle dans la vitrine, l'homme a un regard "à côté" qui en dit long, orienté vers les avantages de l'oeuvre accrochée sur le côté.

Il y a des retouches à faire, mais je crains de faire pire.

J'ai aimé reproduire les ors du tableau... et là, vraiment, je ne suis pas mécontente !

Bon dimanche à tous e, ce beau jour de printemps qui ne comptera que 23 heures !

Posté par bourlingueuse à 17:26 - Salut l'Artiste ! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2009

Mes derniers projets rayonnants !

Voilà, c'est parti !

Vous avez sans doute oublié qu'en avril dernier, j'étais allée en Allemagne dans la Hesse avec ma fille Corail qui allait voir des amis (ceux qui avaient gagné son concours de photos). Nous avions été stupéfaites de voir les toits de toutes les maisons recouverts de panneaux photovoltaïques, même dans les villages classés aux colombages multi-centenaires. Depuis, l'idée a fait son chemin et je suis actuellement en contact avec deux entreprises qui me proposent d'équiper mon toit d'ardoises exposé plein sud et incliné à l'angle idéal.

Qui d'entre vous a déjà sauté le pas et pourra me dire les avantages et inconvénients de la chose, car le discours des commerciaux ne me montre évidemment qu'une rue pavée d'or ? J'attends la visite d'un conseiller EDF dans les jours qui viennent qui devrait pouvoir me donner un avis technique objectif... A mon âge, est-ce bien raisonnable ? Mais si je changeais de voiture, personne ne songerait à s'étonner...

Et vous, mes amis blogueurs, qu'en pensez-vous ?

Posté par bourlingueuse à 19:42 - Au fil des jours - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2009

La mariée avait-elle quatre roues ?

Gaby, généalogiste http://miniter.canal-blog.com faisait récemment remarquer la fluctuation des noms de famille dans les actes paroissiaux, mais aussi dans les actes de l'Etat-Civil jusqu'à la fin du XIXe siècle, époque où les patronymes ont été fixés.

Pour vous en convaincre, je vous livre un petit bijou : l'acte de mariage de Madeleine Catrou (c'est ainsi que l'on écrit habituellement ce nom de famille). Le scribouillard de service a peut-être voulu s'amuser...

Pour vous faciliter la lecture de cet acte, vous en trouverez la "traduction" plus bas où l'orthographe a été respectée.

Renaud_x_Catrou_0126

Mariage de Jacque Renaud et Madeleine Quatrous

AUJOURD’HUI, vingt sept floréal, l’an cinq de la République Française, une et indivisible, sur les dix heures du matin, pardevant moi François Beaufort, agent municipal, Officier public de la commune de Sainte Hipolite, canton de Marant, département de la Charente Inférieure, étant dans la Maison commune, sont comparus pour contracter mariage, Jacque Reneaud, cultivateur, fils légitime de feu Jacque Renaud et de feu Ganne Berthaut d’une part ; et Madeleinne Quatre Rou fille légitime de Louis Quatrou cultivateur  et de Maris Picot d’autre part ; Lesquels futurs conjoins étaient accompagnés de Jacques Quatrout âgé de cinquante un ans, de la commune de La Vallée et de André Vasquot âgé de quarante trois ans, et de Catterinne Daunasse âgé de cinquante trois ans demeurant le citoyen Jacque Quatrou de la commune de la Vallée, et Andreé Vaquot de la commune Saint Agnant, et Caterinne Daunas de cette commune.

Après avoir donné lecture en présence des contractans et des témoins, 1° de l’acte de naissance dudit Jacques Renaud en date du dix octobre mille septembre cent cinquante neuf extrait des registres de la commune de La Vallée 2° de celui de ladite Madeleine Quatrout en date du neuf juin mil sept cent soixante dix extrait des registres de la commune de Sainte Agnant 3° de l’acte de publication de promesse de mariage entre les contractans, publié et affiché de la principale porte de cette Maison commune le .................par mois, agent municipal après que ledit Jacques Reneaud et ladite Madeleinne Quatrout ont eu déclaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j’ai prononcé, au nom de la Loi, qu’ils sont unis en mariage, et j’ai rédigé le présent acte qui a été signé de nous et de ceux des citoyens présens qui ont su le faire, le témoin a déclarré ne savoir signé Louis Rollan a signé avec nous

           Louis Rolland            Renaud                      Beaufort agent

Mun pal         

Eventail des orthographes diverses des noms de famille :

RENEAUD               QUATRE  ROU         DAUNASSE             VASQUOT

RENAUD                  QUATROU                DAUNAS                   VAQUOT

                                   QUATROUS

                                   QUATROUT

J'ai enfin trouvé pour quelle raison mes textes Word étaient parfois "ébouriffés" lorsque je les éditais sur le blog : c'est que les balises "actives" étaient... activées !

Question à 100 € : l'acte de mariage ci-dessus sera-t-il ou non "ébouriffé" ?

Réponse dans quelques secondes...

Posté par bourlingueuse à 14:15 - Aîe mes aîeux !.. - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mars 2009

Aurez-vous le courage de lire jusqu'au bout cet épisode ?

Les Naufragés de la piste 63 !..

Lundi 24 mars

Comme Suzanne au bain au petit jour, notre naïade Maïté n’a que le temps de sortir de l’eau et de se voiler la post-face avant l’arrivée des camions d’ouvriers. Ils sont bien 15, et notre installation, si elle les surprend, les gêne visiblement, puisque nous sommes sur les lieux où ils font leur cuisine. Ils nous regardent avec curiosité, notre présence les intrigue, mais ils sourient à mes « hola » bretonnants. Faute de pouvoir utiliser de machines, ils manient la pelle et roulent des brouettes pour continuer le déblaiement des rochers

Le gardien qui a permis notre installation aura 40 pesos pour son obligeance, et nous partons à peu près à l’heure dite vers une « ville » où nous devrions pouvoir faire le change.

Dans l’église sobrement décorée, une statue de notre petite Thérèse de Lisieux est 25_La_piste_63_001accrochée à un pilier, et une Vierge de Lourdes est accompagnée de petits bergers argentins aux couleurs voyantes.

De longues lignes droites nous mènent à… Londres où nous attendent... non, ni Zabeth II, ni Charles, son grand fils (qui n’a pas encore trouvé de situation à plus de25_La_piste_63_000 50 ans) mais des ruines incas, El Shingal. La ravissante gardienne enceinte arrive à petits pas pour encaisser ses 2 $, ouvrir la barrière et le bâtiment des baños. Le grand chef Edmundo, armé d’un balai, nettoie la table avant le 25_La_piste_63_010pique-nique. De gros insectes noirs, peut-être des crickets « grésillent » en chœur sous la baguette d’un chef d’orchestre.

Aux baños tout neufs, le siège est vraiment très bas. Un conseil : si vous y retournez l’année prochaine, n’essayez pas de vous aider du lavabo pour redresser votre situation, vous ne gagnerez pas… Monté « à la turque », il est mobile sur son socle. Une petite marche est nécessaire25_La_piste_63_022 25_La_piste_63_021pour parvenir au site, en cours de restauration. Edmundo explique le mécanisme de colonisation pacifique que pratiquaient les Incas : ils arrivaient en famille, s’installaient en dehors du périmètre des autochtones, cultivaient selon leurs méthodes en terrasses, puis, le moment venu, faisaient du troc avec eux et, peu à peu, parvenaient à se faire admettre par leurs voisins… jusqu’à l’arrivée de l’armée… et le processus recommençait plus loin ! Puis vinrent les Espagnols, avec la variole, la peste… qui reçurent en échange la syphilis, juste retour des choses.

A Belem, nous quittons la route 40 pour Andalgala. Au village, comme la plupart du temps, rien n’indique la direction à suivre. On nous confirme que Capillitas est à une cinquantaine de km en prenant par la gauche un chemin creux où notre passage fait aboyer les chiens et s’ouvrir les yeux des paysans. A un T, où aller ? A droite, plus de pierres peintes en blanc qui balisaient jusqu’ici le bas-côté, nous allons donc à gauche… Pris cependant d’un doute, Edmundo s’arrête au premier village où trois femmes confirment sans montrer de surprise que Capillitas, c’est de l’autre côté. Demi-tour sur place, suivi d’Edwar avec sa remorque. Quelques kilomètres dans les 25_La_piste_63_034agaves et les bananiers sur un chemin de montagne qui a été creusé dans la paroi… Nous allons entamer une montée dans les Andes, lentement, prudemment, klaxonnant à chaque virage. Peu à peu, nous prenons de la hauteur, et sur le versant opposé, plus haut, la tra25_La_piste_63_034_2ce de la piste est visible, et, si on jette un coup d’œil en bas, Edwar et sa remorque pédalent pour nous rattraper.

Le spectacle des Andes dans le soleil déclinant est un grand moment que chacun vit intensément. Chaque virage nous fait découvrir une autre montée, et le col doit être beaucoup plus haut, peut-être dans les nuages ! Entre la paroi et le ravin, la piste est-elle assez large pour deux voitures ? Soudain, une camionnette venant vers 25_La_piste_63_037nous apparaît au loin sur le versant d’en face. Edmundo klaxonne systématiquement pour s’annoncer car le chemin est25_La_piste_63_039 si étroit qu’il faudra choisir le bon endroit pour se croiser… Enfin une fourgonnette blanche surgit, et, par chance, là où la piste s’est élargie.

« Qu’est-ce que vous faites là ??? »

25_La_piste_63_040« Du tourisme… »

« Vous êtes fous ! »

Rires…

Edmundo dit où nous allons… l’homme répond que c’est tout droit… « Je ne connais que jusqu’à Capillitas, mais je crois qu’après, c’est la pampa… » Tout plat ? Nous verrons bien…

La nuit est maintenant tombée, nous sommes dans les nuages, on ne voit plus rien au-dessous, et ça monte toujours ! Au col enfin, à 2800/3000 mètres, quelques chèvres, des gauchos, de pauvres maisons… L’illusion nous fait croire que ça monte toujours, mais Edmundo est formel : le moteur, lui, ne se trompe pas, la descente est commencée. Derrière, quelqu’un plaisante « Attachez vos ceintures, éteignez vos cigarettes, la descente vers Lima est amorcée ; la température au sol  est de … oh ! pas très chaud ! la visibilité est… est… nulle !

Effectivement, nous sommes dans le caca, un caca tout blanc, car c’est un mur dense qui est devant nous. Bernard a proposé de sortir et de marcher devant le 4 x 4, Edmundo a stoppé un instant, nous ne voyons rien ! Lui semble avoir le don de voir au travers du brouillard épais comme un manteau. Le silence s’est fait dans la voiture, personne n’a plus envie de blaguer, je guette la paroi de la montagne tout près de la portière : tant qu’on la devine, c’est qu’on est assez loin du ravin pour ne pas tomber.

A Capillitas, qui est une chapelle au croisement d’un Y, nous attendons les copains : la pendule du bord indique 20.00 h, il n’y a plus de brouillard, c’est la nuit noire, il fait froid, il bruine, et aucun phare n’est en vue derrière nous. Impatient, Edmundo sort de la voiture, fait le va et vient, remonte la pente ; il est en T-shirt et ne semble pas sentir la pluie glaciale… Les minutes passent, rien ne s’annonce… 20.17 h enfin, une galopade, un sourire comme lui seul sait en faire, Edmundo saute en voiture, et youpi ! ils sont là !!!

La descente se poursuit, avec nos « Oeils de Moscou » qui essayent de ne pas lâcher la lueur des phares d’Edwar qui essaie de suivre. Dans la vallée, loin devant, une lumière apparaît au détour des virages, et c’est bon de penser que la vie continue en bas…

« Pu… tain, je ne passe pas ! »

La piste s’est arrêtée net. Devant nous, une cassure, le chaos d’un rio qui a charrié de la boue et des rochers, et, en face, à 25 mètres, un mur de 60 cm de terre nous barre le passage. De l’autre côté, deux phares immobiles nous rassurent : si une voiture est là, c’est qu’on peut passer. On fait marche arrière pour prendre une autre piste qui s’amorçait quelques mètres avant, mais, là aussi, le passage a été emporté par le torrent maintenant tari…

« Qui a une torche électrique ? » demande Edmundo. Tout le monde en a… au fond des sacs sur le toit ! Il finit par en trouver une et, avec Edwar enfin arrivé et qui est accouru aider son chef. Ils examinent les abords, traversent à gué le rio qui a laissé un fossé profond, essayent de trouver un passage praticable. On voit les lueurs de leur torche aller et venir, partir plus loin en exploration… Il fait froid, et les étoiles dans le ciel noir donnent une sombre lumière diffuse, d’autant plus que nos phares éclairent loin au-delà du rio.

Une silhouette s’avance sur l’autre rive, traverse le lit à sec et vient vers nous. Il semble un touriste qu’on pourrait croire Allemand, et, bien sûr, nous pensons qu’il vient proposer son aide. En fait, il est, lui aussi, bloqué avec deux compagnons, mais de l’autre côté ! La lumière dans la vallée, c’était celle de leurs phares.

A Edmundo et Edwar maintenant revenus, il explique qu’il veut se rendre à Andalgala, d’où nous venons, et qu’à l’aide des 4 x 4, il nous sera facile de le tirer du lit de pierres qui bloque son pick-up Ford. Un autre homme, lui aussi de type germanique, vient se joindre à son compagnon pour convaincre nos guides. Le temps passe, il est bientôt 11 h du soir. Alice et moi proposons de passer la nuit sur place : demain, il fera jour…

Ces hommes se sont engagés sur cette piste abominable, notée comme « route secondaire » sur les cartes routières, sur les allégations des  policiers du coin qui leur ont affirmé que depuis le cataclysme, les bulls étaient passés, et que tout était rentré dans l’ordre ! Confiants, ils ont donc suivi leur avis.

Les 6 hommes passent sur l’autre rive pour dégager le pick-up qui nous empêcherait de passer dans le cas où nous en aurions la possibilité. Edmundo a refusé d’utiliser les 4 x 4 pour le faire traverser, arguant qu’il a la responsabilité de 10 personnes. Les trois autres ne veulent pas faire demi-tour, et nous comprendrons plus tard pourquoi.

Beaucoup d’allées et venues, de palabres, d’éclairs de lampe-torche. La nuit s’avance, et nous sommes 15, de part et d’autre du rio, dont nous sommes les naufragés.

En fin de compte, avec l’aide des hommes, le pick-up est dégagé de sa prison de pierres et peut faire demi-tour. Edmundo dit « Je vais traverser par le premier gué ». C’est celui des « murs » où il a stoppé net il y a près de deux heures. Les 4 roues sont en position indépendantes, et tous les passagers vont traverser à pied. Seuls Jean-Claude et moi restons avec lui. Alice et Annette s’abritent sous la même parka, les autres se sont emmitouflés dans leurs capuches, et notre chef d’expédition va montrer ce qu’il a dans le ventre… ll s’accroche aux commandes du frein à main… la bascule en avant du 4 x 4 est impressionnante (nous serions pratiquement debout sur nos sièges sans la ceinture de sécurité) mais l’arrivée a pu se faire presque en douceur. La voiture suit le lit du rio entre les rochers jusqu’à l’endroit qu’il avait repéré sur la rive opposée avant de retrouver la trace de la piste. Le pick-up est reparti.

Le boss retourne alors aider Edwar et la remorque qui sont passés aussi, et chacun ayant repris sa place, les 4 x 4 avancent cahin-caha, tout doucement… Car ici, ça a dû être apocalyptique ! Il n’y a plus de route, rien que des graviers et de grosses pierres charriés par des eaux folles. Plusieurs fois, Edmundo a dû descendre avec sa torche pour repérer si on passe ou pas, et par où, toujours suivi d’Edwar, prêt à prendre sa part. Les feux rouges du pick up sont devant… Les plaques métalliques qui balisent la piste et indiquent les km restants nous rassurent lorsque nous les voyons : c’est que nous sommes sur ce qui a été la chaussée. Des dizaines de rios et arroyos ont ainsi balayé la plaine, et je vois les heures défiler sur le cadran du tableau de bord : 1.00 h, puis 2.00 h et nous ne voyons toujours pas la fin du cauchemar… Pendant un moment, nous avons perdu de vue les feux de nos trois « dépannés ». Nous avons enfin compris pourquoi ils ne voulaient pas faire demi-tour : ils savaient, eux, l’état du chemin ! Si nous ne les voyons plus, c’est qu’ils ont pris de la vitesse et que les conditions de route sont meilleures… Erreur… à un détour, ils sont là, devant nous, tout près, cahotant d’un bord sur l’autre.

Edmundo est furieux contre lui, et ce que j’entends en espagnol, même si je ne comprends pas les paroles, j’en reconnais l’air !

« Il faut être positif, Edmundo, personne n’est malade, et nous sommes tous là ! » J’essaie aussi de l’aider en lui parlant de tout et rien… pas pour le garder éveillé, parce qu’il ne risque vraiment pas de s’endormir ! Alice et Annette guettent les feux d’Edwar, et nous l’attendons lorsqu’il tarde à venir. Quand  « ça ne passe pas », les deux sortent chercher avec la torche le parcours à suivre.

Le pick-up qui est maintenant à 20 m devant nous, tourne soudain à droite… sur la route 40… Nous y sommes enfin, après 70 km de cauchemar ! Du Ford qui s’est arrêté, un homme descend, s’approche d’Edmundo, le remercie, et reprend sa route.

Notre chef d’expédition s’agenouille alors, et, comme Alice en son temps, baise l’asphalte de la route 40… Maintenant que le pire est passé, Alice pince-sans-rire susurre « Hier, les thermes démolis, aujourd’hui la piste effondrée, il ne nous reste plus que le détournement d’avion… »

Il nous reste à atteindre Santa Maria et Quilmes où est notre hôtel. Même la route bitumée nous semble longue… si longue… Je ne veux pas dormir et voudrais aider Edmundo en lui parlant de temps en temps. Mes yeux ne peuvent lui être d’un grand secours, il voit tellement mieux que moi ! mais si nous sommes deux à être vigilants, le ciel nous aidera, c’est sûr… En fait, nous sommes trois, car Alice, derrière, est prête à prendre le relais pour le cas où je flancherais.

Santa Maria est illuminée, mais déserte. Enfin, sur la gauche, l’entrée du site des ruines incas nous indique l’hôtel à 5 km, où nos chambres ont été retenues. Aucune lumière n’apparaît aux fenêtres, mais il est 3.45 h du matin. Nos deux z’Ed n’arriveront pas à réveiller le taulier qui était pourtant prévenu ! Qui a vu le découragement sur le visage d’un homme peut imaginer ce que je lis sur celui d’Edmundo. Il faut aller à Cafayate à 50 km d’ici. Le croirez-vous ? Un énième barrage de police nous fait stopper : nous sommes toujours des touristes français qui, conduits par des Péruviens, rentrent en Bolivie. Nous ne sommes plus à un mensonge près, et puis, c’est pour la bonne cause : éviter à nos z’Ed des questions trop insiquitoriales… Le policier dit que nous devrions trouver des hôtels à Cafayate. Au village suivant, une hosteria a bien son enseigne allumée, mais le veilleur est, lui aussi, dans les bras de Morphée, et le restera malgré les cris de nos z’Ed.

A Cafayate enfin, l’Hôtel des Asturies, dans une rue en sens interdit que l’on a prise à contresens, a 6 chambres disponibles… Il est 5.20 h le 25 mars 2003, et nous nous écroulons dans les lits. Nos deux Ed sont bons pour le Paris-Dakar, et nous serons leurs meilleurs supporters.

Posté par bourlingueuse à 21:36 - Patagonie - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2009

L'accordéoniste...

1951 - Edith Piaf n'est plus là. Elle est déjà à New York où elle pleure Cerdan mais remplit le Carnegie Hall... L'accordéoniste aveugle l'a-t-il accompagnée lorsqu'elle chantait dans les rues de Paname ? ATabl_35_L_accord_oniste_aveuglellez savoir !

Les teintes du tableau sont plus belles que ce qu'elles rendent sur la photo. J'ai imaginé que la boutique à droite était une boulangerie et c'est pourquoi j'ai mis du pain dans les mains de mes personnages.

Est-ce un manipulateur de bonnetot qui retient l'attention du groupe au-dessous du vieux panneau de sens interdit ? Cela existe encore, je l'ai vu il y a peu dans les rues du Sentier : un "baron" qui gagne et le pigeon sRefletsort son billet qu'il ne reverra plus.

En quelques secondes, tout le monde peut disparaître, laissant sur le trottoir une caisse de carton qui servait de table... et le gogo qui croyait avoir gagné reste le bec dans l'eau... le portefeuille plus léger !

Pour vous faire rêver : un reflet sur la coque du bateau posé sur les eaux de Marie-Galante

Posté par bourlingueuse à 19:12 - Salut l'Artiste ! - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2009

Mes poulbots revus et corrigés !

J'ai tenu compte de vos remarques, allongé les pieds du garçon vert et ajouté un pouce à une main crispée sur le pantalon... Quant au capitaine du bateau, je n'avais pas assez fait voir que sa chaussure droite est dans l'eau du caniveau.Tabl_32_Poulbots_navigateursTabl_34_Le_fox_terrier_du_pont_des_Arts

Je ne suis pas mécontente du "Fox-terrier du pont des Arts", qui est un autre volet du "Peintre" que je vous ai soumis hier. Dominique pourra lire cette semaine la suite de nos aventures en Patagonie...

Posté par bourlingueuse à 12:10 - Salut l'Artiste ! - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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