29 avril 2008
La Belle du Carnaval vit à la Kirchhof
J'ai reçu la photo qui immortalise le moment où la Belle est arrivée dans sa nouvelle famille, et vous pourrez voir qu'elle est toujours aussi souriante.
Je n'ai pas encore vraiment absorbé les deux heures et trente cinq minutes du décalage de la satanée heure d'été, et j'ai eu la curiosité de m'informer jusqu'où je pourrais aller vers l'Est, sans avoir à changer l'heure de ma montre...
Le croirez-vous ? Partant de la Pointe du Raz, il me faudrait parcourir plus de 2.000 kilomètres et traverser la Pologne dans sa totalité jusqu'à la frontière ukrainienne ou biélorusse !
Donc, reprenons : si vous êtes Breton de Brest, vous avez l'obligation de vivre au même rythme et à la même heure que les habitants de Pologne, et si vous voulez visiter Brest en Biélorussie, vous aurez juste à traverser le pont qui enjambe la Vistule, mais là, toutefois, vous pourrez avancer vos aiguilles d'un tour... et ainsi retrouver notre heure d'hiver (par rapport au soleil). Est-ce clair... ou je recommence ?
C'est promis-juré, je n'en parlerai plus... au moins pas avant avril prochain !
Nous allons entamer l'acte 4 de la série "Paillettes et générosité". J'ai commencé à tailler et coudre une robe de scène en lamé qui devrait faire son petit effet sous les projecteurs.
21 avril 2008
Quelle belle rencontre !
Me voilà de retour de voyage en Allemagne (et en Belgique, mais ça, ce n
'était pas prévu !)... Vous souvenez-vous de "La Belle de Renate" ? Cette photo avait gagné le concours que ma fille Corail avait organisé auprès des hôtes du Bungalove, qui avait valu au couple de revenir en Guadeloupe. Godehart et Renate sont devenus des amis, et nous avons été invités à leur rendre visite à Alheim, adorable village de Hesse, région protégée des destructions puisque depuis la guerre de Trente Ans (1618/1648) les hommes se sont battus ailleurs.
Ces quinquas ont, dans leur temps, été des baba cool, qui, des plateaux du Larzac aux montagnes de Corse, ont suivi des stages pour apprendre à faire du fromage. Mais l'eau était si rare où ils s'étaient installés que même les chèvres en souffraient. Rentrés en Allemagne, avec des amis, ils ont acheté une ferme dont ils sont les managers. Mais avec un objectif : leur univers serait "bio". Godehart laboure ses champs avec des chevaux... et
pas n'importe lesquels... des bretons, costauds et trapus. Ceux qu'il élève, il vient les chercher à Landivisiau, Loudéac et Lanvénégen, à 6 km de ma maison natale ! Fourrages et céréales servent à nourrir leur cheptel, vaches laitières et chèvres (une centaine de chaque espèce) dont ils tirent les fromages qui ont fait leur réputation. Vingt sept ans que ça dure... Renate est le "commis-voyageur" chargée de la clientèle et des livraisons. Depuis plus de
vingt ans, ils sont aussi les "parents" de trois handicapés mentaux qui ont trouvé ici une famille et du travail. Ce ne fut pas toujours facile. Les horaires réguliers et les règles de vie de la Kirchhof sont calqués sur les besoins de ces trois personnes. Le couple s'est engagé et rend des
comptes à l'Institut d'où ils viennent. L'une tient la maison, un autre est
responsable de la boulangerie, le dernier est le maître fromager. Il y a aussi du personnel "normal", et des stagiaires qui viennent du monde entier. Nous avons rencontré Emily, Américaine de Virginie, et Thimotée, un Suisse heureux de découvrir sa voie.
Les sites www.kirchhof-oberellenbach.de et www.bretonen.de sont encore seulement en allemand, mais devraient être bientôt traduits en anglais et français.
Ils ne prennent que trois semaines de vacances à deux, mais tout à tour, ils partent en voyage avec l'un de leurs "enfants". Vous l'avez compris, Godehart et Renate sont des idéalistes qui ont mis leurs actes en harmonie avec leurs idées. Et il y a toujours des fleurs et une bougie allumée sur la table des repas.
Elle n'est pas belle, ma rencontre ?
07 avril 2008
Le chapeau de Zozo
Mon ami Marcel Marcinkofwski ayant lancé un appel à qui "porte encore le chapeau", je lui ai illico répondu que l'été dernier, pour assister à deux mariages mondains auxquels j'étais conviée, une amie m'avait proposé de choisir dans ses placards parmi les créations d'une styliste prestigieuse...
Rien ne me faisant peur (et le ridicule n'ayant jamais tué) je décidai de prendre celui qui voyagerait d'avions en aéroports sans trop me causer de souci, donc le moins volumineux. J'ajoutai seulement une rose de soie pourpre à la création de la dite styliste, qui l'avait fait tout noir.

Et des chapeaux, il y en avait dans l'assistance ! De toutes les formes et de toutes couleurs... Mais le plus rigolo, c'était incontestablement le bibi de la mémé qui a fait un effet boeuf... et je me suis bien amusée... Na !
Il faut bien savoir ne pas toujours se prendre au sérieux.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais c'est bien de faire comme si...
La Grande Blanche
Et pas le Grand Bleu !
En faisant le menage dans mes photos, moi, Hélenne, squatteuse du blog de ma mère, ça ne se fait pas je sais, mais entre nous... J'ai re découvert une aventure sous-marine de ma mère. Je vous livre ci joint les preuves !
Donc nous partimes dans une barque ou une "berk" selon Nemo pour l'îlet Pigeon. Comme vous le constatez, les cheveux blancs ne sont pas légion ni la gent féminine d'ailleurs. Le visage est un peu tendu, Gwen se demande quand même à quelle sauce elle va être mangée. Heureusement, j'ai plongé avant pour m'assurer qu'il n'y avait pas les dents de ma mère dans l'eau. Que nenni, ils sont pas fous les requins, ils préfèrent les poissons bien dodus que les plongeuses vêtues d'une combinaison indigeste. D'ailleurs vous pouvez observer sur l'épaule droite de mère, les essais infructueux du grand requin blanc.
Quelques minutes plus tard, la voici in situ avec un moniteur qui n'a pas l'air de comprendre les lois de l'antigravité. Il avait mis les plombs dans le
dos alors qu'il semble qu'il faille les mettre sur le ventre plutôt. Bref, Gwen tourne et vire et fini par trouver un peu de stabilité. Mais c'est fatigant la plongée avec un moniteur qui ne comprend pas les bulles à messages.
Nous sommes donc allées à Marie-Galante plonger toutes les deux, et je vous confie nos portraits sous-marins. On se ressemble comme deux gouttes d'eau salée, même masque, même tuba... Allez, je vous laisse rêver, vous aussi, quand vous serez grands, vous pourrez parler aux poissons. Bloup bloup bloup.
Qu'est ce qu'elle va donc nous inventer la prochaine fois ? Un voyage en Chine ? Non, ça c'est fait, Ushuaïa, non pareil, un
blog ? Pourquoi pas ! elle achète même des trucs sur ebay ! c'est vous dire !!!!
04 avril 2008
La Belle de Renate
Vous avez sans doute oublié que mes Guadeloupéens ont, au fond de leur jardin, juste au bord du lagon, un bungalove (non ! il n'y a pas de faute d'orthographe...) qui séduit même les non anglophones. Si vous ne me croyez pas, allez sur http://pagesperso-orange.fr/bleue-outremer/
Hélène "Corail" et Bernie, son Cap'tain Troy ont donc des visiteurs venus des quatre continents (à ma connaissance, il n'est jamais venu d'Australiens)... L'an dernier donc, Corail a eu l'idée de proposer à ses hôtes de lui envoyer "la" photo de leur séjour, chacun des participants devant voter pour élire la meilleure. L'unique prix serait un séjour gratuit dans le bungalove, au cours duquel le lauréat aurait ainsi l'occasion de faire d'autres belles photos...
Ce fut Renate la "winner" avec le sourire de celle que j'ai appelée "La Belle du Carnaval", mais que vous ne connaissez pas encore.
Renate et Gotehart son mari, Allemands de la région de Francfort-sur-le-Main, revinrent donc au bungalove, et invitèrent Corail et Cap'tain Troy à leur rendre visite lors de leur prochaine escale sur notre vieux continent, et j'ai été priée de me joindre à eux. J'ai eu l'idée de réaliser ma première peinture sur chassis d'après la photo de la Belle qui lui avait permis de gagner, afin de l'offrir à Renate... Elle est belle, non ?
Voici venir l'orage
Depuis quelques jours, j'ai passé beaucoup de temps devant mon chevalet, et j'ai eu bien du plaisir à peindre ces deux chiens qui ont trouvé l'astuce de se mettre à l'abri sous le char à boeufs (des vaches en l'occurence). Peut-être parce qu'ils avaient oublié leur parapluie ?
Au cours de la semaine prochaine, je serai absente quelques jours, pendant lesquels j'aurai rejoint mes Guadeloupéens en Allemagne. Dans mon prochain édito, je vous expliquerai le pourquoi du comment...


